Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

A Game of Thrones – Le Trône de fer

Album publié en 2016 aux Editions Dargaud.


Adapté du roman A Game of Thrones de George R. R. Martin publié le 6 aout 1996.

L’intégrale des 6 tomes de l’adaptation en bande dessinée de la série culte entre les séries cultes !
Un pavé de 750 pages, pour un immense plaisir de lecture au plein coeur de l’hiver qui est bel et bien là.

Un must.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A Game of Thrones – Le Trône de fer »

Pas encore lu.

Le Chevalier errant

Album publié en 2010 aux Editions Milady.


Adapté du roman The Hedge Knight de George R. R. Martin publié le 25 aout 1998.

Sur le bord d’une route du royaume des Sept Couronnes, le jeune Dunk enterre son maître. Et il se promet de réaliser son rêve : gagner un tournoi.
Armé de l’épée et du bouclier qui font de lui un chevalier errant, il se mesurera aux maîtres du champ de bataille !
Mais la noblesse du coeur ne suffit pas dans un monde où les puissants écrasent les faibles. Et Dunk ne sait rien des règles de la chevalerie. Pour défendre l’honneur d’une jeune femme, il commet l’irréparable.
Et n’a plus qu’une solution pour échapper à la mort : trouver six champions et combattre à leurs côtés lors d’un duel judiciaire !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Chevalier errant – Tome 1 »

Ben Avery signe avec Le Chevalier errant – Tome 1 une adaptation remarquable de la nouvelle de George R.R. Martin, initialement publiée dans l’anthologie Légendes en 1998. Cette bande dessinée, éditée par Milady Graphics en 2010, transpose en BD l’univers des Sept Couronnes un siècle avant les événements du Trône de Fer.

Le trait de Mike S. Miller, dessinateur expérimenté des univers Marvel et DC, sert parfaitement cette chronique médiévale. Son style ligne claire évoque l’esthétique classique des comics américains tout en conservant une élégance graphique qui magnifie les scènes de joute. La mise en page dynamique et les cadrages donnent vie aux affrontements chevaleresques, créant une tension palpable lors du célèbre « Jugement des Sept ».

Cette bande dessinée s’adresse autant aux néophytes qu’aux connaisseurs de l’univers de George R.R. Martin, offrant une porte d’entrée accessible aux Sept Couronnes

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T03

Album publié en 2024 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en avril 1929.

couverture bd Les chefs d œuvre de Lovecraft - L Abomination de Dunwich Les chefs d œuvre de Lovecraft - L Abomination de Dunwich

Toute naissance n’est pas une bénédiction…

Il ne manque qu’une chose au jeune Wilbur pour accomplir la mission que lui a confiée son grand-père : une formule que seule une édition complète du Necronomicon peut contenir… Alors qu’il tente de voler l’ouvrage à l’université Miskatonic, l’inquiétant personnage est attaqué par des chiens de garde et agonise aux pieds du Dr Armitage.

Wilbur Whateley n’est plus, mais il laisse derrière lui un journal rédigé dans une langue inconnue et la ferme familiale, où semble se terrer un mal innommable… Choqué par le physique inhumain du défunt, Henry Armitage va tout faire pour percer les sombres secrets de Dunwich.

Réunissant plusieurs figures du mythe de CthulhuL’Abomination de Dunwich est une des plus célèbres nouvelles de H. P. Lovecraft. De sa plume acérée, Gou Tanabe nous embarque sur les traces d’une famille maudite capable de donner vie aux pires cauchemars !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T03 »

L’Abomination de Dunwich, troisième volet de la somptueuse adaptation de Gou Tanabe, transpose avec fidélité l’univers gothique et inquiétant de H. P. Lovecraft. Parue chez Ki-oon en 2023, cette bande dessinée revisite la nouvelle de 1929 dans un relief visuel saisissant et un cadre historique finement restitué : la Nouvelle-Angleterre rurale des années 1920, marquée par la superstition et la peur de l’inconnu.

Sur le plan narratif, Gou Tanabe pousse plus loin la dimension psychologique : l’angoisse de Wilbur Whateley et la paranoïa de ses voisins prennent corps à travers des cases étouffantes, où le surnaturel se mêle à la folie humaine. Le crescendo dramatique, rythmé par un découpage cinématographique, instille une tension maintenue jusqu’à l’apogée du récit.

extrait bd Les chefs d œuvre de Lovecraft - L Abomination de Dunwich T03

Graphiquement, l’auteur excelle dans les jeux d’ombres et de textures : ses contours précis et ses lavis minutieux soulignent la décrépitude des bâtiments et l’épaisseur de la nuit, amplifiant la sensation d’oppression. Les scènes de créature, quant à elles, révèlent un sens du détail stupéfiant, à la fois réaliste et cauchemardesque.

L’Abomination de Dunwich est une réussite pour les amateurs de H. P. Lovecraft ainsi que les fans de manga.

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T02

Album publié en 2024 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en avril 1929.

couverture bd Les chefs d'œuvre de Lovecraft - L'Abomination de Dunwich - T02

Toute naissance n’est pas une bénédiction…

Dunwich, village en déliquescence aux confins de la Nouvelle-Angleterre, fait l’objet de nombreuses rumeurs. On dit que les cercles de monolithes au sommet de ses collines étaient jadis le théâtre de rites terrifiants…
En 1913, la naissance de Wilbur est un mystère de plus sur cette terre maudite. Sa mère est une albinos aux airs de sorcière, et l’identité du père est tenue secrète par le patriarche Whateley, qui assure qu’il s’agit d’un être supérieur, différent de tout ce qu’il connaît…

Les voisins le croient fou, néanmoins le faciès animal du jeune garçon semble appuyer ses dires. Sans compter qu’il grandit à une vitesse fulgurante… À dix ans, il se met en quête d’un ouvrage ésotérique, le Necronomicon, dont il s’enquiert auprès de diverses bibliothèques. Le professeur Armitage de l’université Miskatonic, intrigué par cette demande, se rend sur place pour le rencontrer. L’intelligence de Wilbur l’impressionne, mais quand il voit les murs de l’étage se déformer sous l’effet d’une puissance inconnue, il repart la peur au ventre ! Quelles monstruosités se cachent chez les Whateley ?

Réunissant plusieurs figures du mythe de Cthulhu, L’Abomination de Dunwich est une des plus célèbres nouvelles de H. P. Lovecraft. De sa plume acérée, Gou Tanabe nous embarque sur les traces d’une famille maudite capable de donner vie aux pires cauchemars !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T02 »

Dans ce second volet paru le 7 mars 2024, Gou Tanabe transpose la nouvelle de 1928 de H. P. Lovecraft, posant à travers Wilbur Whateley et le Necronomicon le climat d’angoisse cosmique propre au Mythe de Cthulhu.

La narration graphique épouse le rythme du texte originel : l’accélération de la déchéance de la famille Whateley, la tension autour de la bibliothèque de Miskatonic et l’irruption progressive de l’horreur invisible s’enchaînent sans coupures superficielles. Le découpage cinématographique de Gou Tanabe, alternant plans rapprochés et vues d’ensemble, capte l’étau oppressant qui se resserre sur Arkham.

extrait bd Les chefs d'œuvre de Lovecraft - L'Abomination de Dunwich - T02

Sur le plan visuel, son trait noir et blanc, minutieux et contrasté, évoque le style gravure : les ombres épaisses et les textures détaillées rendent palpable la pourriture ancestrale et la folie rampante. Les séquences nocturnes, où les engoulevents murmurent dans les saules, illustrent l’implacable montée de la terreur.

Ce tome s’adresse tant aux aficionados de H. P. Lovecraft qu’aux amateurs de seinen sombre : une immersion immersive, où le raffinement esthétique sert pleinement l’indicible.

L’amour aux temps du choléra

Album publié en 2025 aux éditions Grasset.


Résumé éditeur

D’après le roman de Gabriel Garcia Marquez publié en novembre 1985.

couverture bd L'amour aux temps du choléra

Quarante ans après sa publication, L’amour aux temps du choléral’un des romans les plus emblématiques de l’œuvre de Gabriel García Márquez, est adapté pour la première fois sous forme de roman graphique.

Dans une ville des Caraïbes, à la fin du XIXe siècle, Florentino Ariza – un jeune télégraphiste, pauvre, maladroit, poète et violoniste – rencontre la belle Fermina Daza. Sous les amandiers d’un parc, il lui jure une fidélité éternelle.
Pendant trois ans, ils ne feront que penser l’un à l’autre, vivre l’un pour l’autre, rêver l’un de l’autre, plongés dans l’envoûtement du premier amour.
Jusqu’au jour où Fermina, de retour d’un long voyage, lui préfère un jeune et riche médecin, Juvenal Urbino. Une fois mariés, Fermina et Juvenal gravissent les échelons de la réussite tout en affrontant les épreuves de la routine conjugale.
Florentino Ariza, lui, se réfugie dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur impénitent. Toute sa vie n’est plus tournée que vers un seul objectif : se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu’il ne cessera jamais d’aimer en secret.

Cette adaptation de L’amour aux temps du choléra donne une nouvelle vie au livre culte de Gabriel García Márquez. Fidèle à l’œuvre du grand écrivain colombien, Ugo Bertotti offre des couleurs et des visages à l’une des plus belles histoires d’amour de la littérature.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’amour aux temps du choléra »

Gabriel García Márquez, c’est pas rien. Le dessinateur italien Ugo Bertotti l’a bien compris en tentant de transformer ce monstre de roman en bande dessinée. Cinquante ans d’histoire d’amour, condensés en un peu plus d’une centaine de pages.

Florentino Ariza, un jeune télégraphiste sans un sou, rencontre Fermina Daza. Coup de foudre. Ils se promettent fidélité éternelle. Et puis voilà : Fermina se marie avec un médecin riche. Florentino ? Il attend. Cinquante-trois ans, sept mois et onze jours. Exactement. Jusqu’au jour où le mari meurt et que l’impossible devient possible.
Ugo Bertotti y va avec un trait nostalgique, des couleurs qui « lentement étiolent les souvenirs ». Ses personnages sont « pris dans leurs tourments, leurs passions contrariées ». Et plus on tourne les pages, plus l’atmosphère devient morose comme si le temps s’inscrivait dans chaque case.

Il faut bien comprendre : 500 pages en 130 planches, ça laisse des traces. Les ruptures narratives peuvent être « trop brutales ». On aurait aimé que ce soit plus généreux, plus « flamboyant ». Mais honnêtement, Ugo Bertotti synthétise plutôt agréablement.

À lire si vous aimez Gabriel García Márquez ou que vous cherchez une histoire de passion qui « résiste aux aléas du temps ». Pas décevant.

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T01

Album publié en 2023 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en avril 1929.

couverture bd Les chefs d'œuvre de Lovecraft - L'Abomination de Dunwich - T01

Toute naissance n’est pas une bénédiction…

Dunwich, village en déliquescence aux confins de la Nouvelle-Angleterre, fait l’objet de nombreuses rumeurs. On dit que les cercles de monolithes au sommet de ses collines étaient jadis le théâtre de rites terrifiants…
En 1913, la naissance de Wilbur est un mystère de plus sur cette terre maudite. Sa mère est une albinos aux airs de sorcière, et l’identité du père est tenue secrète par le patriarche Whateley, qui assure qu’il s’agit d’un être supérieur, différent de tout ce qu’il connaît…

Les voisins le croient fou, néanmoins le faciès animal du jeune garçon semble appuyer ses dires. Sans compter qu’il grandit à une vitesse fulgurante… À dix ans, il se met en quête d’un ouvrage ésotérique, le Necronomicon, dont il s’enquiert auprès de diverses bibliothèques.
Le professeur Armitage de l’université Miskatonic, intrigué par cette demande, se rend sur place pour le rencontrer. L’intelligence de Wilbur l’impressionne, mais quand il voit les murs de l’étage se déformer sous l’effet d’une puissance inconnue, il repart la peur au ventre ! Quelles monstruosités se cachent chez les Whateley ?

Réunissant plusieurs figures du mythe de Cthulhu, L’Abomination de Dunwich est une des plus célèbres nouvelles de H. P. Lovecraft. De sa plume acérée, Gou Tanabe nous embarque sur les traces d’une famille maudite capable de donner vie aux pires cauchemars !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T01 »

Gou Tanabe offre avec L’Abomination de Dunwich – T01 une adaptation remarquable de l’une des nouvelles les plus emblématiques d’H.P. Lovecraft. Publié en 1929 dans le magazine Weird Tales, ce récit fondateur du Mythe de Cthulhu trouve ici une nouvelle vie à travers le manga japonais.

L’histoire nous plonge dans le village décrépis de Dunwich, au Massachusetts, où la famille maudite des Whateley cache de terrifiants secrets. En 1913, la naissance de Wilbur, enfant au faciès animal et à la croissance surnaturelle, marque le début d’événements qui défient l’entendement humain. Le jeune prodige, en quête du mystérieux Necronomicon, attire l’attention du professeur Armitage de l’université Miskatonic.

Gou Tanabe respecte scrupuleusement les thèmes centraux d’ H.P. Lovecraft : l’horreur cosmique face à des forces qui dépassent la compréhension humaine , la dégénérescence familiale , et l’omniprésence de Yog-Sothoth, entité cosmique décrite comme « la porte et la clé ». Le mangaka traduit avec finesse la montée crescendo de l’angoisse caractéristique de l’auteur américain, maintenant cette « atmosphère pesante » si spécifique aux récits lovecraftiens.

extrait bd Les chefs d'œuvre de Lovecraft - L'Abomination de Dunwich - T01

Le trait réaliste et détaillé de Gou Tanabe constitue un atout majeur de cette adaptation. Utilisant la modélisation 3D pour concevoir ses décors avant l’encrage traditionnel , l’auteur parvient à retranscrire visuellement l’indescriptible. Ses dessins « aux traits durs » alternent entre scènes contemplatives et révélations horrifiques, créant un malaise constant. Le noir et blanc systématique renforce l’atmosphère oppressante, tandis que le découpage manga, avec ses silences visuels et ses gros plans , respecte parfaitement le rythme narratif originel.

L’Abomination de Dunwich – T01 confirme la place de Gou Tanabe comme l’interprète de référence de l’œuvre d’H.P. Lovecraft en version dessinée.

Gatsby le magnifique

Album illustré publié en 2025 aux éditions Gallimard.


Adapté du roman de Francis Scott Fitzgerald publié le 10 avril 1925.

Chef-d’œuvre de la littérature américaine, Gatsby le Magnifique devient, sous le pinceau de Benjamin Lacombe, une fresque visuelle d’une rare intensité.
L’élégance fiévreuse de Fitzgerald s’incarne dans des images où l’or et l’ombre valsent au rythme du jazz. À travers les yeux de Nick Carraway, jeune narrateur désabusé, se dessine le portrait du mystérieux Jay Gatsby, millionnaire romantique.
Son amour absolu pour Daisy, ses fêtes flamboyantes et son destin brisé révèlent les illusions perdues de la génération des Années folles, entre faste et vertige.
Benjamin Lacombe magnifie ce roman culte avec des illustrations d’une force dramatique rare : silhouettes élancées, décors Art déco, paysages intérieurs aux teintes crépusculaires. Chaque image prolonge l’ambivalence du texte – entre éclat et désillusion, rêve et mensonge.
En miroir, une narration graphique retrace le destin de Zelda et Scott Fitzgerald, amants terribles et reflets poignants de leurs avatars littéraires : Daisy Buchanan et Jay Gatsby. Pensée comme un objet d’exception (avec un dépliant sculpté), cette édition explore les failles d’un monde fasciné par la richesse. Un conte moderne aux reflets d’or et de nuit.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gatsby le magnifique »

L’édition illustrée de Gatsby le Magnifique par Benjamin Lacombe offre une nouvelle jeunesse au roman de Francis Scott Fitzgerald, publié en 1925. À travers les yeux du narrateur Nick Carraway, Benjamin Lacombe construit une fresque graphique qui enrichit considérablement l’œuvre littéraire originale.

Le parti pris esthétique de Benjamin Lacombe s’impose d’emblée : une dominante d’or et de teintes crépusculaires. Les décors Art Déco, ciselés avec précision, ne se contentent pas d’évoquer les Années folles : ils incarnent visuellement l’ambivalence du roman, ce contraste permanent entre l’éclat séduisant du rêve et le vide abyssal de la désillusion. Les fêtes somptueuses de Gatsby, représentées avec une élégance géométrique, deviennent des paraboles visuelles de la corruption morale de l’époque.

extrait bd Gatsby le magnifique

Le travail sur les personnages révèle une compréhension fine du texte. Daisy possède chez Benjamin Lacombe une beauté énigmatique, loin du cliché : ses traits conservent une certaine étrangeté qui reflète parfaitement le mystère qu’elle incarne dans le roman. Gatsby lui-même respire une perfection troublante, une distinction artificielle qui souligne l’imposture douce de son ascension sociale.

Benjamin Lacombe ne réduit pas Francis Scott Fitzgerald à ses images : il le prolonge. Pour ceux qui ont découvert le roman à l’école, cette édition propose une redécouverte vivifiante. Pour les nouveaux lecteurs, elle rend accessible et viscéral un classique qui méritait cette attention.

La Rivière à l’envers – Tome 1 – Tomek

Album publié en 2023 aux éditions Belin.


D’après le roman de Jean-Claude Mourlevat  publié le 25 aout 2000.

Dossier pédagogique de Gaëlle Brodhag.

Un jour, Hannah entre dans l’épicerie de Tomek et demande s’il vend de l’eau de la rivière Qjar. Selon la jeune fille, boire cette eau empêcherait de mourir. Elle repart bredouille. Mais Tomek, tombé amoureux de la jeune fille, décide alors de partir à la recherche de cette rivière qui s’écoule à l’envers et de retrouver Hannah.

Une aventure à travers des contrées magiques et inoubliables adaptée en bande dessinée, d’après le roman de Jean-Claude Mourlevat !

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Rivière à l’envers – Tome 1 – Tomek »

Adaptation du roman jeunesse de Jean-Claude Mourlevat par Maxe L’Hermenier (scénario) et Djet (dessin), ce premier tome plonge le lecteur dans un récit initiatique où l’eau d’une mystérieuse rivière inversée promet l’immortalité.

Le scénario mise sur un rythme soutenu : aucune scène superflue n’alourdit la progression de Tomek, un jeune épicier de 13 ans, dont la quête pour retrouver Hannah, l’inconnue, conduit à une exploration du courage, de la confiance et de la curiosité. Les dialogues précis et les ellipses judicieuses donnent de l’ampleur à la dimension poétique et fantastique du conte.

Le trait vif et expressif de Djet, associé à une colorisation lumineuse, magnifie les décors enchanteurs sans verser dans l’excès. Les cadrages dynamiques et les gros plans renforcent l’émotion, rendant chaque rencontre et chaque paysage inoubliable.

Enrichie d’un équilibre parfait entre aventure et réflexion intérieure, cette bande dessinée s’adresse aux lecteurs de 10 à 14 ans et séduira aussi les amateurs de fables oniriques. Un incontournable.

Nicolas Eymerich Inquisiteur – 4 – Le Corps et le sang

Album publié en 2007 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

D’après le roman de Valerio Evangelisti   publié en 1994.

couverture bd Nicolas Eymerich Inquisiteur - 4 - Le Corps et le sang

1358. Castres.
Nicolas Eymerich prépare un autodafé pour purifier Castres sous la domination d’une secte aux rites impies et sanglants.
Devant l’inquisiteur se dresse le spectre de la « Mort Rouge ».

Six siècles plus tard, les États-Unis sont touchés par une vague d’épidémies – véhiculées par le sang – ciblant exclusivement les gens de couleur. L’Amérique est au bord d’une catastrophe génétique.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nicolas Eymerich Inquisiteur – 4 – Le Corps et le sang »

Paru en avril 2007 aux éditions Delcourt, Le Corps et le sang signe le quatrième volet de l’adaptation BD du cycle de Valerio Evangelisti par Jorge Zentner (scénario) et David Sala (dessin, couleurs). Ce diptyque conjugue l’enquête inquisitoriale de 1358 à Castres, où Nicolas Eymerich prépare un autodafé contre la « Mort Rouge », et 1952 à Atlanta, théâtre d’une conspiration sanguinaire fomentée par un professeur du Ku Klux Klan.

Le scénario excelle à tisser des résonances entre foi et barbarie. Eymerich, froid et calculateur, incarne un fanatisme raisonné dont la profondeur se révèle dans ses interrogatoires implacables. En parallèle, le projet de diffusion d’une maladie génocidaire souligne l’universalité du mal et interroge la frontière entre savoir scientifique et idéologie raciste.

extrait bd Nicolas Eymerich Inquisiteur - 4 - Le Corps et le sang

Graphiquement, David Sala déploie un art de l’aquarelle : palettes chaudes pour le Moyen Âge, nuances froides pour le XXe siècle. Alternant traits précis et contours estompés, chaque planche diffuse une densité émotionnelle. Les jeux de lumière rouge sang ou bleutée renforcent la tension entre mysticisme et science, tandis que la composition des cases intensifie la claustrophobie du récit.

Sombre, maîtrisée et d’une grande originalité, Le Corps et le sang séduira les lecteurs en quête d’une bande dessinée mariant habilement enquête historique, fantastique et réflexion sur la nature du pouvoir et de la foi.

Nicolas Eymerich Inquisiteur – 3 – Le Corps et le sang

Album publié en 2006 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

D’après le roman de Valerio Evangelisti   publié en 1994.

couverture bd Nicolas Eymerich Inquisiteur - 3 - Le Corps et le sang

1358. Nicolas Eymerich se rend à Castre afin d’y mener une enquête sur les « mascs ».
Ces adeptes d’un culte hérétique sont suspectés d’être à l’origine de « la mort rouge », une maladie du sang inconnue.

Atlanta, 1952. Stetson Kennedy, agent infiltré dans le Klan, découvre la personnalité froide et déterminée de Lycurgus Pinks, biologiste spécialisé dans l’étude des maladies congénitales des populations noires.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nicolas Eymerich Inquisiteur – 3 – Le Corps et le sang »

Le troisième opus de la série adaptée par Jorge Zentner et David Sala puise dans le roman éponyme de Valerio Evangelisti pour offrir une intrigue à tiroirs, déployée entre l’Aragon médiéval et l’Amérique ségrégationniste de 1952.
L’Inquisiteur Général, nommé six ans après ses premières enquêtes, doit à la fois déjouer une secte propageant la “Mort Rouge” à Carcassonne en 1358 et, en parallèle, infiltrer le Ku Klux Klan prêt à déclencher une épidémie sanglante contre la population noire.

Le scénario joue habilement sur la tension entre foi et science-fiction, dévoilant la lucidité cynique d’Eymerich face à l’horreur rituelle. Son profil impitoyable, oscillant entre intransigeance religieuse et raisonnement d’enquêteur, confère une vraie profondeur psychologique à ce personnage hors norme.

extrait bd Nicolas Eymerich Inquisiteur - 3 - Le Corps et le sang

Le style graphique de David Sala, fidèle à son approche aquarelle, mise sur des ambiances nocturnes et des flous chromatiques rougeoyants qui soudent émotion et mystère. Les plages de couleurs vives surgissent comme des alertes sanglantes, tandis que la somptueuse sobriété des décors renforce l’atmosphère oppressante.

Ce tome confirme la force d’un récit ésotérique et historique, idéal pour les amateurs d’enquêtes sombres et ambitieuses.