Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

Dune – Le roman graphique – Livre 1

Album publié en 2021 aux Editions Huginn & Muninn.


Adapté du roman de Frank Herbert publié le premier aout 1965.

couverture bd Dune - Le roman graphique - Livre 1

DUNE, le chef d’œuvre absolu de Frank Herbert, se situe dans un avenir lointain, au sein d’une tentaculaire et féodale société interstellaire. Il raconte la destinée de Paul Atréides à partir du moment où lui et sa famille acceptent le contrôle de la désertique planète Arrakis, seule source de la plus précieuse et de la plus importante substance du cosmos : l’épice.

Publiée à l’origine en 1965 et à présent fidèlement adaptée en roman graphique, par le fils même de l’auteur, Brian Herbert, et Kevin J. Anderson, cette saga explore les complexes relations entre religion, écologie, technologie et émotions humaines alors que les clans s’affrontent pour le contrôle d’Arrakis.

Cet étonnant mélange d’aventure, de mysticisme, d’environnementalisme et de politique, est maintenant retranscrit comme jamais grâce aux dessins de Raul Allen et de PATRICIA MARTÍN, donnant une nouvelle incarnation à ce puissant conte fantastique et l’offrant à découvrir ou à redécouvrir à de nouvelles générations de lecteurs.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dune – Le roman graphique – Livre 1 »

Ce premier tome du roman graphique Dune constitue une transposition respectueuse du classique de science-fiction de Frank Herbert paru en 1965. Adapté par Brian Herbert, fils de l’auteur, et Kevin J. Anderson, ce récit explore l’arrivée de Paul Atréides sur la planète désertique Arrakis, seule source de l’Épice, substance précieuse au cœur des enjeux politiques galactiques.

La BD déploie les thèmes centraux du roman original : l’écologie planétaire, les manipulations religieuses orchestrées par l’ordre Bene Gesserit, et les rivalités politiques entre grandes maisons nobles. La dimension messianique du personnage de Paul se construit progressivement à travers son contact avec les Fremen, peuple du désert aux coutumes inspirées de l’islam. Cette adaptation préserve l’intégrité du roman original, incluant même la célèbre scène du banquet absente des adaptations cinématographiques.

extrait bd Dune - Le roman graphique - Livre 1

Les illustrations de Raúl Allén et Patricia Martín se distinguent par leurs palettes chromatiques, alternant bleus profonds et orangés flamboyants qui évoquent l’aridité d’Arrakis. Les artistes espagnols, inspirés par les créateurs de mode et les paysages de leur région natale, utilisent des aplats de couleurs pour traduire l’atmosphère étouffante du désert. La mise en page intègre astucieusement les monologues intérieurs via des encarts colorés distincts pour chaque personnage.​

Magnifiée par les couvertures de Bill Sienkiewicz, cette adaptation graphique réussit le défi de condenser un univers tentaculaire tout en préservant sa complexité philosophique. Recommandée tant aux néophytes qu’aux connaisseurs désirant redécouvrir cette saga.

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – Les Montagnes hallucinées – Tome 2

Album publié en 2019 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en février 1936.

couverture bd Les chefs d œuvre de Lovecraft - Les Montagnes hallucinées - Tome 2

Les meilleurs récits de Lovecraft en manga et au format roman graphique !

En 1931, une expédition de sauvetage découvre le campement en ruines du Pr Lake, parti explorer l’Antarctique quelques mois plus tôt. Son équipe de scientifiques avait envoyé un message annonçant une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence…

Sur place, des squelettes humains dépouillés de leur chair laissent imaginer les scènes d’horreur qui ont pu se dérouler. Plus perturbantes encore : les immenses montagnes noires aux pics acérés au pied desquelles le Pr Lake et ses compagnons ont rendu l’âme… Ces terres désolées semblent cacher de terribles secrets. Gare aux imprudents qui oseraient s’y aventurer !

Avec un trait sombre et réaliste, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l’horreur. Aux confins des terres inexplorées, la joie de la découverte laisse place à une lutte sans espoir contre la terreur et la folie !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Montagnes hallucinées – Tome 2 »

Les Montagnes hallucinées – Tome 2 de Gou Tanabe représente l’aboutissement maîtrisé d’une adaptation audacieuse. Ce deuxième volet déploie l’univers cosmique de H. P. Lovecraft avec une puissance graphique , transformant le récit littéraire de 1936 en expérience viscérale. Gou Tanabe réussit le pari de visualiser l’indicible : tandis que le premier tome privilégiait l’atmosphère suggestive, ce tome s’épanouit dans la représentation des architectures cyclopéennes des Anciens et des créatures abyssales dont Lovecraft ne livrait que des fragments descriptifs.

Le mangaka fait durer l’angoisse par des planches muettes d’une subtilité remarquable, où contraste et surcharge de détails structurent une tension croissante. Les fresques et bas-reliefs dépeignant l’histoire des civilisations extraterrestres rivalisent de complexité visuelle, tandis que les paysages antarctiques s’imposent en doubles pages vertigineuses. Ce rendu accentue l’impossibilité même de comprendre ce qu’on observe, stratégie graphique fidèle à l’esprit lovecraftien d’horreur cosmique.

L’exploration scientifique devient voyage vers la démence, thème universel élevé au rang d’exploration existentielle. Récipient de cuir luxueux, 336 pages en noir et blanc, finaliste des prix Asie de la Critique ACBD, ce tome constitue un accomplissement éditorial autant qu’artistique. Pour lecteurs en quête d’horreur d’époque et amateurs de Lovecraft, cette adaptation ne constitue plus une simple illustration : elle redéfinit l’œuvre pour le XXIe siècle.

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – Les Montagnes hallucinées – Tome 1

Album publié en 2018 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en février 1936.

couverture bd Les Montagnes hallucinées - Tome 1

Les meilleurs récits de Lovecraft en manga et au format roman graphique !

À son arrivée au campement du Pr Lake, l’équipe du Pr Dyer découvre un véritable charnier…
Seul Gedney, l’assistant du biologiste, aurait vraisemblablement réussi à fuir en traîneau. Mais l’homme a-t-il réellement une chance de survivre dans ces contrées hostiles ? Rien n’est moins sûr…

Il est pourtant le seul qui saurait expliquer le spectacle de désolation que les scientifiques ont sous les yeux, et surtout le mystérieux tumulus qui renfermait les spécimens décrits par son mentor quelques jours plus tôt !
Bien décidé à retrouver le disparu, le géologue part en expédition au-delà des montagnes…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Montagnes hallucinées – Tome 1 »

Gou Tanabe signe une adaptation magistrale des « Montagnes hallucinées« , roman de H.P. Lovecraft publié en 1936. Ce premier tome plonge le lecteur dans une expédition scientifique en Antarctique en 1931, où l’équipe du professeur Lake découvre d’étranges fossiles avant de sombrer mystérieusement dans le silence.

Le mangaka excelle dans la retranscription de l’horreur cosmique de H.P. Lovecraft. Son trait réaliste en noir et blanc crée une atmosphère oppressante remarquable : les contrastes d’encre matérialisent l’immensité glacée et la pénombre angoissante des découvertes. Gou Tanabe multiplie les planches muettes contemplatives qui installent un malaise progressif, respectant le rythme lent caractéristique de H.P. Lovecraft. Ses décors foisonnant de détails évoquent les gravures de Gustave Doré, tandis que ses textures et trames sophistiquées donnent vie à l’indicible.​​

extrait bd Les Montagnes hallucinées - Tome 1

L’adaptation enrichit habilement le récit original par des dialogues entre personnages, renforçant la dimension humaine tout en préservant la narration à la première personne. L’édition Ki-oon, avec sa couverture simili-cuir, sublime cette œuvre essentielle du fantastique horrifique.

Un drame en Livonie

Album publié en 2000 aux Editions Librairie des champs élysées.


Adapté du roman de Jules Verne publié en 1904.

couverture bd Un drame en Livonie

Dans l’immensité neigeuse, le professeur Nicolef cherche à passer inaperçu lors d’un mystérieux périple.
Mais c’est compter sans l’assassinat d’un de ses compagnons de voyage…
Accusé de crime par les Allemands, comment ce savant dévoué à la cause russe peut-il espérer se voir innocenté ?
Au cœur d’une trame politique, « Un Drame en Livonie » est le récit de ce fait divers authentique, et une œuvre romanesque à la puissance intacte près d’un siècle après sa première publication.

Jules Verne est l’auteur français le plus lu dans le monde. Précurseur du genre policier, il a écrit « Un Drame en Livonie » en 1904, soit un an avant sa mort.

Francois Rivière, romancier, scénariste et biographe (Agatha Christie, Frédéric Dard…), réalise un tour de force en adaptant ce chef-d’œuvre encore méconnu.

Serge Micheli cherche à créer « des images hypnotiques ».
Son graphisme et ses couleurs baroques transposent si bien les univers slaves et les tensions de ce roman qu’on en retrouve toute sa modernité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un Drame en Livonie »

Paru en 1904, Un drame en Livonie constitue l’une des rares incursions de Jules Verne dans le genre policier. Cette adaptation en bande dessinée, réalisée en 2000 par le scénariste François Rivière et l’artiste Serge Micheli, transfigure un récit complexe d’erreur judiciaire sur fond de rivalités géopolitiques baltes.

Le scénario, anchré en 1876 dans une Livonie enneigée, explore magistralement les tensions entre Russes slaves et élites allemandes, donnant à l’enquête autour du professeur Nicolef une profondeur politique authentique. François Rivière préserve la trame verneienne tout en lui conférant une dynamique narrative adaptée au médium.

extrait bd Un drame en Livonie

Le style graphique de Serge Micheli s’impose comme la force de l’album. Ses techniques mixtes et couleurs chaudes, créent une atmosphère sombre et onirique quasi picturale. Bien que la mise en page déstructurée désoriente initialement, elle renforce l’immanquable tension psychologique de l’intrigue, transformant chaque planche en tableau expressionniste.

Cette œuvre captivante séduira les amateurs de Jules Verne.

L’Écume d’écume des jours

Album publié en 2005 aux éditions Warum.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Boris Vian publiée le 20 mars 1947.

L’Écume des jours, chef-d’ œuvre de Boris Vian n’est plus à présenter.
C’est une œuvre forte, bouleversante et bizarre, d’une vitesse de narration prodigieuse et encore avant-gardiste.
L’adapter en bande dessinée pourrait sembler une gageure proche du ridicule pour celui qui se risquerait dans l’illustration bête de l’univers fantasmagorique du roman.
Benoît Preteseille réussit pourtant cette gageure en laissant émerger de l’iceberg les moments forts et magique de ce livre merveilleux, il recrée l’éblouissement par son dessin pointu et exigeant.
À découvrir pour relire Vian avec un regard neuf.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Écume d’écume des jours »

Cette singulière adaptation graphique de l’œuvre emblématique de Boris Vian témoigne de l’audace créatrice de Benoît Preteseille, auteur reconnu pour son goût du surréalisme et son approche déconstructrice de l’art. Publié initialement en 2005 puis réédité en 2014, cet ouvrage révèle une vision personnelle et radicale du chef-d’œuvre de Boris Vian.

Benoît Preteseille, formé aux Arts Décoratifs et nourri par la culture dadaïste, transpose l’univers poétique de Boris Vian à travers un prisme visuel délibérément expérimental. Son approche s’inscrit dans cette « hybridation artistique » qu’il affectionne, mêlant bande dessinée et réflexion sur les codes de représentation. L’artiste, habitué aux « développements fantasmatiques » comme l’attestent ses autres œuvres, réinvente ici la mélancolie de Boris Vian par un langage graphique qui privilégie la suggestion à la description littérale.

extrait bd L'Écume d'écume des jours


Le traitement visuel adopte une esthétique volontairement éclatée, reflet de cette sensibilité contemporaine aux « lisières de la bande dessinée et de l’illustration » que défend l’auteur. Cette approche permet de transcender l’apparent paradoxe d’une adaptation : plutôt que de simplement illustrer le texte original, Benoît Preteseille propose une transmutation artistique qui honore l’esprit subversif de Boris Vian.

La force de cette BD réside dans sa capacité à créer un dialogue fructueux entre deux univers créatifs séparés par un demi-siècle, tout en préservant cette poésie de l’absurde si caractéristique de L’Écume des jours. Une réussite destinée aux amateurs d’expérimentations graphiques et aux connaisseurs de l’œuvre de Boris Vian souhaitant la redécouvrir sous un angle résolument novateur.

Les Mohamed

Album publié en 2019 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

Adapté du livre Mémoires d’immigrés : L’héritage maghrébin de Yamina Benguigui publié le 6 mai 1997.

couverture bd Les Mohamed

Jérôme Ruillier nous fait (re)découvrir l’histoire de l’immigration maghrébine à travers des témoignages poignants (en trois parties : les pères, les mères, les enfants), qui rendent compte de la quête d’identité et des effets au quotidien du racisme.
Un roman graphique « coup de poing », essentiel, alors que se discute depuis des mois le mauvais feuilleton de « l’identité nationale » qui, en virant au défouloir raciste, n’a été rien d’autre qu’une machination à désigner l’Autre comme l’ennemi de l’intérieur.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Mohamed »

Paru en 2019 aux éditions Sarbacane, Les Mohamed de Jérôme Ruillier transpose avec une justesse les témoignages recueillis par Yamina Benguigui dans Mémoires d’immigrés (1997). Cette adaptation graphique donne corps à l’histoire méconnue de l’immigration maghrébine en France depuis l’après-guerre.

Structuré en trois volets, les pères, les mères, les enfants, l’ouvrage révèle avec pudeur et authenticité les parcours de sacrifice, de déracinement et de quête identitaire. Jérôme Ruillier s’implique personnellement dans le récit, confrontant ses propres interrogations aux témoignages, créant une résonance contemporaine saisissante.

Le style graphique minimaliste et animalier, personnages aux traits de félins aux oreilles arrondies, gomme volontairement les différences physiques pour privilégier l’universalité des expériences humaines. Cette esthétique épurée amplifie l’émotion en laissant toute sa place aux mots des témoins.

Lauréat du prix dBD Awards 2012 en catégorie « Meilleure BD reportage », cette œuvre constitue un témoignage sur un pan occulté de l’histoire française, offrant aux nouvelles générations les clés de compréhension des enjeux migratoires actuels.

James Bond – Casino royale

Album publié en 2020 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Ian Fleming publié le 13 avril 1953.

Les débuts littéraires de l’agent 007 – membre du British Secret Service – de Ian Fleming sont adaptés ici en BD par Van Jensen et Denis Calero dans un véritable roman graphique qui respecte l’ambiance de Casino Royale.
Envoyé vers le casino français de Royale-les-Eaux, Bond a pour objectif d’éliminer la menace du meurtrier baptisé ‘Le Chiffre’…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « James Bond – Casino royale »

Publié le 4 novembre 2020, James Bond – Casino Royale est l’adaptation en bande dessinée du tout premier roman d’Ian Fleming paru en 1953. Scénarisé par Van Jensen et mis en images par Dennis Calero, ce roman graphique s’attache à restituer fidèlement l’atmosphère feutrée et mortelle du chef-d’œuvre originel.

Dès l’introduction, l’album plonge le lecteur dans le huis clos oppressant du casino de Royale-les-Eaux, où Bond doit ruiner Le Chiffre au baccarat. L’alternance de plans serrés  et de gros plans sur les visages révèle la tension psychologique de l’espion et de son adversaire. La narration interne restitue avec précision les pensées de Bond et la mécanique du bluff.

Sur le plan graphique, Dennis Calero déploie un trait photo-réaliste travaillé en clair-obscur, accentué par la colorisation de Chris O’Halloran. Les contrastes de lumière et les perspectives dynamiques soutiennent et renforcent le suspense, notamment lors de la scène de torture.

En conclusion, cette adaptation se distingue par son respect absolu du roman original, son découpage millimétré et son univers visuel immersif. Elle s’adresse autant aux puristes d’Ian Fleming qu’aux amateurs de BD exigeantes, offrant une version graphique et psychologique de Bond des plus convaincantes.

Le renard de Morlange

Album publié en 2020 aux éditions Jungle.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Alain Surget publié le 6 avril 1995.

couverture bd Le renard de Morlange

Violences, humiliations, animosité… rien n’arrête le cruel comte de Morlange

Rien n’arrête le comte de Morlange, qui se montre cruel envers son peuple et les siens.

Jusqu’au jour où un vieil hermite lui prédit que, s’il ne change pas sa conduite, il sera transformé en renard les nuits de pleine lune, jusqu’à ce qu’il ait fait pénitence !

Si Renaud de Morlange est un fin chasseur, Renard, lui, a bien des choses à apprendre pour affronter les dangers de la forêt…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le renard de Morlange »

Adaptation du roman d’Alain Surget publié en 1995, Le Renard de Morlange transpose avec fidélité et dynamisme ce conte moral médiéval dans l’univers graphique contemporain. Maxe L’Hermenier, scénariste reconnu de la collection Pépites chez Jungle, respecte scrupuleusement la trame narrative originale tout en la rendant accessible par le biais de la bande dessinée.

L’histoire du cruel comte Renaud de Morlange, frappé par la malédiction d’un ermite et transformé en renard chaque nuit de pleine lune, explore avec profondeur les thèmes universels de l’orgueil, de la cruauté et de la rédemption. La métamorphose animale, ancrée dans la tradition des contes européens, devient ici un puissant vecteur de transformation psychologique : le seigneur tyrannique découvre progressivement l’humilité et la compassion à travers l’expérience de la vulnérabilité.

extrait bd Le renard de Morlange

Le style graphique de Carmelo Zagaria, supervisé par Mathieu Moreau, séduit par son approche semi-réaliste, moderne et dynamique. Les animaux, particulièrement expressifs, contrastent avec les personnages humains, tandis que les décors médiévaux crédibles renforcent l’atmosphère du récit. Les transformations du comte sont traitées avec une finesse symbolique , jamais montrées directement mais évoquées par l’eau purificatrice et le rituel des vêtements.

Enrichi d’un cahier pédagogique validé par des enseignants, cet album de 45 pages constitue une excellente porte d’entrée vers la littérature classique pour les jeunes lecteurs dès 10 ans..

Le grand vestiaire

Album publié en 1988 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

D’après le roman de Romain Gary publié le 28 décembre 1948.

« Un après-midi de mars 84, le service artistique des Éditions Gallimard m’appelle pour me proposer d’illustrer la couverture d’un roman de Romain Gary paru en 48, et qui doit reparaître dans la collection Folio. Il s’agit du Grand vestiaire…Lorsque je lis la dernière phrase : « je pouvais maintenant retourner parmi les hommes », il est tard dans la nuit. Je reste assis là, comme illuminé et stupéfait. Et plutôt que de penser à la couverture je me surprends à visualiser une foule d’images, un peu comme un film qui se matérialiserait dans l’instant. Et comme si je voulais arrêter ce flot, le désir de mettre tout cela sur du papier et d’en faire une bande dessinée.« 
André Verret.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le grand vestiaire »

Publiée en octobre 1988 par Futuropolis/Gallimard, cette adaptation bande dessinée du court roman de Romain Gary (1948) transpose l’univers d’après-guerre à travers le regard d’André Verret. L’auteur-dessinateur propose un récit en soixante-quatre pages qui marie mémoire historique et trajectoire intime.

L’histoire suit Luc Martin, orphelin de guerre dont le père, maquisard, est tombé la veille de la Libération. Fuyant l’institution des Pupilles de la Nation, il est recueilli par un parachuté ambigu, créant un duo oscillant entre loyauté et suspicion. Les dialogues, rares mais percutants, laissent transparaître l’enfance brisée de Luc et la complexité morale de ses compagnons.

Le trait d’André Verret, semi-réaliste, utilise des lignes franches et des aplats de couleur chauds qui contrastent avec l’atmosphère grise de l’après-guerre. Si certains visages souffrent de maladresses, la palette automnale (ocre, brique, sépia) soutient l’émotion et inscrit le récit dans un climat mélancolique. La mise en page, alternant plans larges et vignettes resserrées, guide le regard et ponctue les moments de tension.

Le Grand Vestiaire séduit par la justesse de son ambiance et la profondeur de ses questionnements, malgré une réalisation graphique parfois inégale. Véritable hommage à Romain Gary, elle invite le lecteur à revisiter les tourments de l’après-guerre à travers un prisme visuel original.

Les Thanatonautes – 3 – Le Temps des professionnels

Album publié en 2014 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.

À l’assaut du dernier continent inexploré par l’Homme : la Mort
Poussés par le président Lucinder, les thanatonautes parviennent finalement à percer le secret de la pesée des âmes et de la réincarnation. Mais cette fabuleuse révélation provoque soudain auprès de la population un dangereux fatalisme.
En effet, à quoi bon entreprendre quoi que ce soit puisque nos vies antérieures ont déjà défini notre karma ? Pourquoi accomplir des efforts si notre destinée est déjà écrite là-haut ?

Troisième et dernier volume de l’adaptation en BD du chef-d’œuvre de Bernard Werber ! Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit épique, drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 3 – Le Temps des professionnels »

Adaptée du roman de Bernard Werber par Éric Corbeyran (scénario) et magnifiée par les traits de Pierre Taranzano (dessin & couleurs), cette BD clôt le cycle des Thanatonautes.

 Éric Corbeyran prolonge l’interrogation sur la vie après la mort en exposant les conséquences sociétales de la révélation de la pesée des âmes : un fatalisme collectif qui questionne la liberté et le sens de l’effort. Les protagonistes, de Michael Pinson à Raoul Razorbak, gagnent en profondeur face aux dilemmes éthiques imposés par le président Lucinder, dont les motivations mêlent ambition politique et soif de transcendance.

Le style graphique de Pierre Taranzano oscille entre réalisme anguleux et touches romantiques pour dépeindre à la fois la rigueur scientifique des thanatodromes et la féérie de l’au-delà. Les contours nets et la palette contrastée renforcent l’atmosphère à la fois épique et intime de cette odyssée des âmes.

Grâce à l’alchimie réussie entre le scénario audacieux d’Éric Corbeyran et le dessin vibrant de Pierre Taranzano, ce “Temps des professionnels” conclut magistralement le cycle, séduisant autant les passionnés de Bernard Werber que les amateurs de récits philosophiques et graphiquement audacieux.