Porculus
Album publié en 2025 aux Editions Rue de Sèvres.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre d’Arnold Lobel publiée pour la première fois le 12 mars 1969.

Porculus est un beau petit cochon, tout rond, qui aime tant « la boue si douce ».
Victime de la propreté excessive de la fermière, il fugue vers la ville… mais le voilà, qui, croyant trouver de la boue, s’enfonce dans le ciment !
54 ans après sa première parution, Louison adapte avec brio et fidélité les aventures du petit goret d’Arnold Lobel en bande dessinée.
La bd « Porculus » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Porculus »
Louison signe avec Porculus l’adaptation en bande dessinée d’un classique d’Arnold Lobel, le Small Pig paru aux États-Unis en 1969 puis traduit en français au début des années 1970. L’album suit un cochon rondouillard dont la seule ambition consiste à se vautrer dans sa mare, jusqu’au jour où l’excès de propreté de la fermière le pousse à fuir vers la ville, où il confond le ciment frais avec la boue tant convoitée.
Sous son apparence de fable enfantine, le récit porte une charge singulière. La quête obstinée du personnage, prêt à quitter le confort de la ferme pour retrouver sa flaque, dit quelque chose du refus des conventions et d’une société trop aseptisée. Louison respecte la simplicité originelle d’Arnold Lobel, avec peu de personnages et une progression limpide, tout en creusant la trajectoire d’un héros têtu que l’on suit de la basse-cour à la décharge urbaine. Cette économie de moyens laisse toute sa place à l’émotion, de l’euphorie boueuse des premières pages à la détresse comique de la scène du ciment.

Graphiquement, Louison assume un parti pris « vintage », dans les teintes passées comme dans le trait rond et débonnaire. Ce choix épouse la douceur du propos. Le découpage privilégie de grandes cases, qui aèrent la lecture et confèrent aux moments de bascule une vraie théâtralité, notamment lorsque Porculus s’enfonce, ravi puis affolé, dans sa fausse mare.
Fidèle sans être servile, cette relecture offre aux lecteurs dès six ans un premier contact idéal avec l’univers d’Arnold Lobel, et rappelle aux plus grands le charme intact d’un récit qui célèbre, avec malice, le droit de rester soi-même.




