La tulipe noire

Album publié en 2025 aux Éditions Alain d’Orange.


Adapté de l’œuvre d’Alexandre Dumas publiée en 1850.

couverture bd La tulipe noire

Extrêmement célèbre, ce remarquable ouvrage écrit en 1850 est considéré comme un récit à part dans l’œuvre de Dumas .

En 1672, Guillaume d’Orange prend le pouvoir en Hollande, profitant du massacre par le peuple des frères Jean et Corneille de Witt, accusés de tractations secrètes avec la France. Accusé à tort de trahison et condamné, le jeune Cornélius van Baerle (filleul de Corneille de Witt), continue de se livrer à sa passion des tulipes en essayant de créer une tulipe noire, dont la découverte sera récompensée par un prix de la société horticole de Harlem.

Cet épisode tragique de la vie politique hollandaise sert de base à l’aventure de Cornélius, qui, depuis sa prison, va connaître deux histoires d’amour : l’une avec sa tulipe noire, supplantée petit à petit par celle avec Rosa, la fille de son geôlier.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La tulipe noire »

Faire tenir un roman d’Alexandre Dumas en quarante-sept planches oblige à trancher, à resserrer, à choisir ce qui compte. C’est l’exercice auquel se livrent la scénariste Monique Amiel et le dessinateur Alain d’Orange dans cette adaptation de La Tulipe noire. Le point de départ est singulier : une passion pour l’horticulture, la quête d’une fleur impossible, plantée au milieu d’une Hollande de 1672 travaillée par la violence de la foule et l’arbitraire du pouvoir.

Ce contraste fait la force du récit. Pendant que la rue réclame des têtes, un homme s’obstine à faire naître une tulipe d’un noir parfait, comme si la beauté pouvait tenir à distance la brutalité du monde. Monique Amiel garde ce fil : l’obsession du personnage, sa patience, la manière dont l’enfermement, loin d’éteindre son rêve, le concentre. À cette ligne s’ajoute une histoire d’amour qui grandit dans la contrainte.

extrait bd La tulipe noire

Le dessin d’Alain d’Orange appartient à une école franco-belge attentive au décor et au geste, où le costume et l’architecture situent l’époque sans l’alourdir. La mise en pages, héritée de la parution en revue, avance par séquences nettes qui soutiennent la lecture et laissent respirer les moments de tension.

Exhumée d’une parution de 1975 dans le magazine Djin, cette adaptation signée Monique Amiel et Alain d’Orange rappelle que l’entêtement d’un rêveur peut tenir tête à l’Histoire.

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