Chagrin
Album publié en 2026 aux Editions Glénat.
Résumé éditeur
Adapté du roman La Peau de chagrin d’Honoré de Balzac publié le 6 aout 1831.

Dans le Paris des années 1830, Raphaël de Valentin, un jeune noble ruiné par une série de mauvaises décisions, de mauvaises fréquentations et de malchances, erre en quête d’un peu d’amour, de bonheur et d’argent !
Au bord du suicide, il entre dans une boutique d’antiquités, espérant y trouver quelque chose susceptible de le distraire de ses pensées noires et son chagrin.
Un vieil homme mystérieux, lui montre un objet étrange : une peau.
Cette peau, selon l’antiquaire, exauce tous les désirs de son propriétaire, mais à chaque souhait réalisé, elle rétrécit et la vie de son possesseur diminue proportionnellement.
Rodolphe et Griffo revisitent le chef d’œuvre de Balzac en lui insufflant une formidable modernité.
Certes, on y remonte le singulier destin de ce pauvre Raphaël, mais on retrouve aussi le Paris oublié des romantiques, des rapins et des poètes : Balzac bien sûr mais encore Baudelaire, Nerval, ou le fameux Nadar qui les immortalisa de ses clichés.
Le spleen cher à Baudelaire y déploie ses ombres et ses fantômes car Chagrin est d’abord un récit fantastique peuplé de diables et de succubes et bien entendu dominé par la malédiction, fatale au malheureux Raphaël, de cette peau magique qui donne à son propriétaire autant de pouvoirs qu’elle retire de vie.
Le duo Rodolphe et Griffo redonne vie au réalisme fantastique du roman d’Honoré de Balzac paru en 1831 à travers cette libre adaptation en BD. Entre ambitions et désillusions, mysticisme et décadence, le héros s’anime sous le trait élégant, expressif et tourmenté de Griffo dans une ambiance gothique romantique où l’acuité du scénario laisse place à l’émotion.
La bd « Chagrin » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Chagrin »
Sixième collaboration entre le scénariste Rodolphe et le dessinateur belge Griffo, cet album propose une libre adaptation du roman qu’Honoré de Balzac fit paraître en 1831. Dans le Paris des années 1830, Raphaël de Valentin, jeune noble ruiné par l’effondrement de l’Empire et par ses propres égarements, entre au bord du suicide dans une boutique d’antiquités. Un vieil homme lui montre une peau qui exauce tous les vœux, mais rétrécit à chaque souhait, emportant avec elle une part de la vie de son propriétaire.
Rodolphe ne se contente pas de suivre le destin de son héros. Il ressuscite autour de lui le Paris oublié des romantiques et des poètes, où croiser Baudelaire, Nerval ou Nadar, celui qui les photographia. Le spleen y déploie ses ombres, et l’album assume pleinement sa nature de récit fantastique, peuplé de diables et de succubes. Le mérite du scénariste tient à ce que ce surnaturel ne fonctionne jamais comme un effet gratuit. Chaque manifestation reste arrimée à l’intériorité de Raphaël de Valentin, à ses ambitions déçues et à sa passion pour l’écriture, si bien que la malédiction du talisman se lit comme la traduction littérale d’une âme qui se consume.

Griffo, qui assure également les couleurs, impose un style où la précision narrative n’exclut pas le lyrisme. Ses décors du dix-neuvième siècle, ses regards chargés de mélancolie et ses jeux d’ombre et de lumière soigneusement composés installent une ambiance gothique de bout en bout.
L’album s’adresse aux lecteurs d’Honoré de Balzac et aux amateurs de fantastique romantique.




