Prométhium
Album publié en 2021 aux éditions Massot.
Résumé éditeur
Librement adapté du livre La Guerre des métaux rares de Guillaume Pitron publié le 10 janvier 2018.

2043.
La transition énergétique a eu lieu : le monde s’est débarrassé du charbon et du pétrole. La planète est 100 % » green « . Mais à quel prix…
Sud de la Malaisie.
Salem, chasseur expérimenté à la solde de l’une des plus grandes compagnies
d’exploitation de métaux rares, est sur les traces des derniers gisements de prométhium, le plus convoité de tous les métaux.
Nord-Est de la Sibérie.
Laszlo et Aude font une découverte qui pourrait tout changer et ruiner l’empire juteux de la greentech.
La bd « Prométhium » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Prométhium »
Adapté de l’essai « La Guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron, Prométhium transpose en roman graphique ce que l’auteur nous criait déjà à la face : nos panneaux solaires, nos batteries électriques, tout ce qui nous permet de croire à une énergie propre, c’est extrait des entrailles de l’Afrique et de l’Asie. Coécrit par Séverine de la Croix et Guillaume Pitron, illustré par Jérôme Lavoine, cet album de 106 pages pose la question qui tue : à quel prix sauvons-nous la planète ?
Nous sommes en 2043. L’Occident a vaincu le pétrole mais pas son vice : la rapine. Le prométhium ce métal rare et radioactif devient l’eldorado des multinationales vertes. Salem Hoarau, mercenaire sans scrupules, chasse ce minerai de mort tandis qu’en Sibérie, des écologistes français se demandent s’il existe une sortie à ce cauchemar.

Graphiquement, Jérôme Lavoine ne laisse respirer personne. Ses traits durs, ses paysages de désolation minière imposent l’oppression. La bande dessinée ne cherche pas à plaire : elle veut déranger, montrer comment les corporations assument ouvertement l’écocide pourvu qu’elles soient rentables.
Prométhium refuse la complaisance de la « croissance verte ». Elle dénonce le néocolonialisme écologique : les terres éventrées au Sud financent les recharges électriques au Nord, les maladies des mineurs ignorées pendant que nos voitures roulent « propres ». C’est brutal. C’est juste.
Un dossier documentaire à la fin ancre la fiction dans la réalité, ce qui donne son poids à l’avertissement : il n’existe pas de transition écologique sans sacrifice massif, juste un sacrifice qu’on préfère ne pas voir.




