L’homme chevreuil
Album publié en 2026 aux Editions Les Arènes.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Geoffroy Delorme publié le 24 février 2021 pour la première fois.

À tout juste vingt ans, Geoffroy Delorme s’enfonce dans la forêt de Louviers, en Normandie.
Là, au détour d’un sous-bois, une rencontre va bouleverser sa vie : un jeune chevreuil, libre et curieux. De cette apparition naît un lien hors du commun… Geoffroy décide alors de partir vivre parmi les chevreuils.
Pendant sept ans, il observe, imite, apprend à se nourrir, à dormir, à se déplacer, à se protéger comme eux. Il découvre leurs règles, leurs jeux, leurs peurs, leurs joies. Peu à peu, il devient l’un des leurs.
Dans cette adaptation en bande dessinée de L’homme-chevreuil (plébiscité par plus de 100 000 lecteurs), le récit prend un nouveau souffle.
Portée par le scénario de Vincent Zabus et le trait sensible du dessinateur Jean-Denis Pendanx, cette histoire extraordinaire nous entraîne au cœur de la vie sauvage, là où se mêlent solitude, survie et fraternité animale.
La bd « L’homme chevreuil » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’homme chevreuil »
Cinq ans après le succès du récit de Geoffroy Delorme, L’homme chevreuil connaît une transposition en bande dessinée sous le titre L’homme chevreuil, sept ans de vie sauvage. Le scénario de Vincent Zabus et le dessin de Jean-Denis Pendanx redonnent forme à cette expérience réelle : celle d’un jeune homme de vingt ans qui s’enfonce dans la forêt de Louviers, en Normandie, et choisit de vivre parmi les chevreuils.
Vincent Zabus évite l’écueil de l’illustration servile. Plutôt que de suivre le livre page à page, il recompose le parcours en séquences contemplatives où l’apprentissage progresse par imitation : se nourrir, dormir, se déplacer comme l’animal. Le récit interroge frontalement la place de l’humain dans le vivant. La solitude de Geoffroy Delorme, sa patience, la fragilité de ce lien interspécifique nourrissent une profondeur qui tient à la retenue, non à l’emphase.

C’est toutefois le travail de Jean-Denis Pendanx qui emporte l’adhésion. Ses pleines pages installent le lecteur en lisière, dans une clairière où la lumière diffuse sculpte les sous-bois. La comparaison avec les photographies vosgiennes de Vincent Munier n’est pas usurpée : même patience du regard, même sacralisation feutrée de la faune. La couleur, travaillée par le dessinateur lui-même, module les heures et les saisons, et fait de chaque planche un espace où l’on s’attarde. L’émotion naît de cette lenteur assumée, accordée au rythme de la forêt.
L’ensemble compose une BD sensorielle qui prolonge le texte sans le trahir. On la recommandera aux lecteurs sensibles à la nature, à quiconque cherche une bande dessinée qui apaise autant qu’elle questionne.




















































































