Dans les forêts de Sibérie
Album publié en 2019 aux éditions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 1 septembre 2011.

Peut-on se détacher complètement du monde des hommes ?
Quitter la ville et son quotidien pour aller vivre au bout du monde, tel est le défi que s’est donné Sylvain Tesson.
De février à juillet 2010, l’écrivain voyageur a choisi de vivre la fin de l’hiver puis le printemps sibérien.
Habitant seul une cabane au bord du Lac Baïkal, il s’est plié au silence en choisissant de vivre lentement, environné de livres, de vodka et de souvenirs. Sans déranger la nature mais en s’interrogeant avec elle dans une introspection au long cours, Tesson a marché, exploré, pêché, il a fait du patin à glace sur le lac et accepté l’hospitalité de ses rares voisins.
Cette ascèse de six mois loin de la France, l’auteur en a fait le récit dans son célèbre livre paru chez Gallimard en 2011.
Par un dessin subtil et généreux tout en couleur, Virgile Dureuil en propose pour la première fois une adaptation en bande dessinée…
La bd « Dans les forêts de Sibérie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dans les forêts de Sibérie »
Adapter le récit de Sylvain Tesson en bande dessinée était un pari osé. Comment traduire en images la richesse introspective d’un journal d’ermitage ? Virgile Dureuil y parvient avec une sobriété désarmante, refusant le spectaculaire pour mieux saisir l’essence de cette retraite sibérienne.
Six mois isolé au bord du lac Baïkal, de février à juillet 2010, loin de tout. Des jours qui s’égrainent selon un rythme immuable : bois à couper, glace à sonder, pages à tourner. Rien de héroïque, juste la quête patiente d’une solitude maîtrisée. Virgile Dureuil respecte ce parti pris minimaliste en épurant son langage graphique.

Visuellement, l’encrage est généreux créant des formes pleines et rassurantes. Les récitatifs fins et discrets murmurent plutôt qu’ils ne proclament. Les couleurs blanc immaculé, bleus glacés baignent chaque planche dans une atmosphère hivernale dépouillée. On respire le froid. On sent l’isolement. Cette palette minimaliste devient justement ce qui fait vibrer l’œuvre.
Virgile Dureuil demeure fidèle au texte de Sylvain Tesson. Il capture les variations émotionnelles qui traversent ces six mois : l’émerveillement devant la nature, les doutes nocturnes, les rares visites qui dérangent plus qu’elles ne réconfortent. C’est joliment observé, intimiste même.
Pour qui ? Les lecteurs en quête de poésie visuelle, de contemplation tranquille et de nature apaisante. Une belle respiration graphique.




