Orlando
Album publié en 2021 aux éditions Misma.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Virginia Woolf publié le 11 octobre 1928.

« Un murmure, un frisson, l’étrange silence de la nature… »
ORLANDO, jeune poète un peu efféminé, écrit de la poésie au sommet de sa colline, et c’est la seule chose qui compte pour lui.
Un jour sa mère décide de l’envoyer à la cour du roi pour qu’il devienne « un homme digne et viril »…
Si elle savait ! Ayant toujours pour but, et pour guide, l’écriture et la poésie, Orlando va effectuer un voyage initiatique et être confronté à toutes sortes d’aventures et d’expériences surprenantes.
En adaptant à sa sauce le roman ORLANDO de Virginia Woolf, Delphine Panique présente un album léger et drôle, qui mêle à la fois références à la littérature, à la culture populaire et aux récits de voyage tout en questionnant au passage le genre et la sexualité.
Longtemps épuisé, le tout premier album de Delphine Panique chez Misma fait peau neuve dans une nouvelle édition agrémentée de pages en couleurs dans lesquelles l’autrice revient sur son rapport à l’œuvre de Virginia Woolf et sur sa manière si particulière d’adapter ce roman.
La bd « Orlando » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Orlando »
Delphine Panique s’empare du roman que Virginia Woolf fit paraître en 1928, cette biographie imaginaire d’un personnage traversant les siècles en changeant de sexe. Le parti pris est annoncé sans détour, il s’agit d’une adaptation très libre, l’autrice s’appuyant sur le souvenir marquant mais flou d’une lecture ancienne plutôt que sur une transposition fidèle. Son Orlando est un jeune poète un peu efféminé, occupé à écrire au sommet de sa colline, que sa mère expédie à la cour du roi pour en faire un homme viril.
Cette méthode produit un livre singulier, moins soumis au modèle qu’en dialogue avec lui. Delphine Panique conserve la structure du roman initiatique et la question centrale du genre, mais y greffe des références à la culture populaire et au récit de voyage, dans un mélange revendiqué. La quête de la poésie parfaite, celle de la sérénité aussi, occupent une place au moins égale à celle de l’identité sexuelle. Le personnage de Sasha, à la fois amante et guide spirituelle, ponctue les pérégrinations d’Orlando de poèmes écrits par Sophie Régnier, qui apportent au récit des respirations lyriques bienvenues. La loufoquerie assumée ne dessert jamais le fond philosophique.

Le trait de Delphine Panique, très fin et presque timide, installe une atmosphère intimiste où l’étrangeté naît de la retenue plutôt que de l’effet. Le rythme alterne les séquences contemplatives et les échappées comiques, ce qui donne à l’album son caractère d’objet inclassable.
L’ouvrage s’adresse aux lecteurs de Virginia Woolf .




