Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin

Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.


L’homme qui unifia la résistance.

couverture bd Les Compagnons de la Libération - Jean Moulin

Après leur débarquement en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Alliés soutiennent le général Giraud pour contrecarrer les plans de De Gaulle.

Mais l’homme du 18 juin n’est pas du genre à se laisser écarter de l’échiquier politique et des tractations concernant le sort de la France.

Sur le terrain, dans la France occupée, Jean Moulin œuvre pour unifier la résistance.
Mais si coaliser les mouvements combattants est déjà difficile, les faire cohabiter avec des responsables politiques de tous bords s’avère presque impossible.

Pourtant, De Gaulle fait venir Jean Moulin à Londres et le charge de créer le Conseil National de la Résistance


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin »

L’héroïsme de Jean Moulin ne fut pas celui des armes mais celui des réunions clandestines et des rivalités à dépasser. C’est le pari, risqué, de ce troisième tome de la collection Les Compagnons de la Libération : raconter un résistant dont le courage se joua surtout dans l’ombre des tractations politiques. Scénarisé par l’historien Jean-Yves Le Naour, mis en images par Iñaki Holgado sur un storyboard de Marko, avec les couleurs de Sébastien Bouët, l’album suit les derniers mois de Jean Moulin, entre la fin 1942 et 1943, quand Charles de Gaulle le charge d’unifier une Résistance éclatée.

Point de batailles ni d’évasions spectaculaires, mais des rendez-vous secrets, des noms de code (Max, Rex, Mercier), des mouvements rivaux qu’il faut convaincre de s’asseoir à la même table. Le récit montre bien que faire cohabiter des combattants et des responsables politiques de tous bords tenait de l’exploit, et que là résidait le vrai danger. Cette fidélité à la réalité historique donne un album exigeant, porté par une solide documentation.

extrait bd Les Compagnons de la Libération - Jean Moulin

Le dessin d’Iñaki Holgado adopte un classicisme encré, appliqué à restituer les uniformes, les intérieurs et la France occupée avec un souci de reconstitution. Les cadrages sont nets, la lecture aisée, au service d’un propos qui privilégie la clarté pédagogique sur l’effet. Le cahier documentaire qui clôt le volume prolonge ce travail de mémoire.

En racontant un héroïsme fait de réunions clandestines plus que de coups d’éclat, Jean-Yves Le Naour rend à Jean Moulin sa vraie grandeur, politique et risquée. On y saisit pourquoi tant de rues et d’écoles portent ce nom, et pourquoi cet homme incarna, mieux qu’aucun autre, l’unité retrouvée face à l’occupant.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

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