Shutter Island
Album publié en 2008 aux éditions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Dennis Lehane publié le 15 avril 2003.

Nous sommes dans les années cinquante, au large de Boston, l’îlot de Shutter Island abrite un hôpital psychiatrique où sont internés des criminels.
Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule.
Ils sont venus à la demande des autorités de la « prison-hôpital » car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ?
Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente.
Œuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ?
Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant.
La bd « Shutter Island » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Shutter Island »
Christian de Metter adapte le thriller de Dennis Lehane, que Martin Scorsese portera ensuite à l’écran en 2010. En 1954, deux marshals débarquent sur Shutter Island, un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique enferme des criminels jugés irresponsables. Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule viennent enquêter sur la disparition d’une patiente. Une tempête coupe l’île du continent, et l’enquête s’enfonce peu à peu dans un labyrinthe où la raison vacille…
Christian de Metter, plutôt que de tout montrer, resserre le récit sur l’angoisse de Teddy, sur ses cauchemars et ses souvenirs de guerre qui remontent. Le lecteur avance en terrain miné, gagné par le même doute que le personnage : qui manipule qui, et que cache vraiment cet établissement ? La mécanique du roman, faite de fausses pistes et de vertige mental, tient parfaitement sur la page, jusqu’à un renversement de situation qu’on se gardera bien de dévoiler.

Christian de Metter peint chaque case dans une dominante sépia, presque monochrome, que viennent parfois trouer un vert sombre ou une tache de rouge. Cette lumière éteinte, ces bruns lourds installent d’emblée une impression de menace. Les visages fatigués, les ciels bas, les murs suintants : tout concourt à un malaise qui ne retombe jamais.
En peignant chaque case dans un sépia presque monochrome, Christian de Metter enferme le lecteur dans le même brouillard mental que son enquêteur. À conseiller aux amateurs de thriller psychologique et de polar noir.




