A Game of Thrones – Le Trône de Fer – volume 1

Album publié en 2012 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Adapté du roman de George R. R. Martin publié le 1 août 1996.

Avec ce 1er tome, « Le Trône de fer« , George R.R. Martin et Daniel Abraham nous proposent l’adaptation en BD de « A Game of Thrones », le plus grand succès de la fantasy depuis ces quinze dernières années !
Sur le continent de Westeros, dans un monde médiéval où la magie et les créatures légendaires auraient disparu, les familles Baratheon, Stark et Targaryen s’engagent dans une lutte sans merci pour le trône.
Dans la province du Nord, des signes annoncent l’arrivée de l’hiver tant redouté, et, pire, il semble que des monstres légendaires se réveillent…
« Le Trône de fer » est le 1er volet de l’adaptation en bande dessinée de « A Game of Thrones« , un roman et une série télé de medieval fantasy au succès mondial !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A Game of Thrones – Le Trône de Fer – volume I »

Adapter en bande dessinée le premier volume du cycle de George R.R. Martin relevait du pari : des dizaines de personnages, deux continents, et un roman qui repose presque entièrement sur les pensées de ses narrateurs. Daniel Abraham, romancier de fantasy déjà rompu à l’exercice sur d’autres textes de George R.R. Martin, choisit la fidélité, à peu près une planche pour une page de roman. Tommy Patterson dessine, Ivan Nunes met en couleurs, Anaïs Parouty traduit.
Ce volume d’ouverture prend le temps d’installer. Le prologue au-delà du Mur donne le ton, froid et brutal. Suivent la visite royale à Winterfell, le titre de Main du roi qui tombe sur Eddard Stark comme une condamnation polie, et le mariage de Daenerys Targaryen avec Khal Drogo. Daniel Abraham conserve l’alternance des points de vue du roman, et c’est là que se joue l’intérêt : privé du monologue intérieur, chaque personnage doit exister par ce qu’il montre. Catelyn Stark et Daenerys Targaryen y gagnent une présence physique que le texte diffusait dans ses phrases.

Tommy Patterson ne cherche pas à calquer la série télévisée. Son trait, détaillé, parfois un peu lisse sur les visages, se réveille dans les décors, la neige de Winterfell, la lumière d’Essos, et Ivan Nunes creuse l’écart entre ces deux mondes par la couleur. La préface de George R.R. Martin,, consacrée à son parcours de lecteur de comics, éclaire ce choix : l’album vient du roman, pas de l’écran.

Le temps que tous ces visages deviennent familiers, Eddard Stark a déjà quitté le Nord : ce premier volume mise sur la patience, et il a raison. À conseiller aux lecteurs qui connaissent déjà la saga et veulent la retraverser autrement, et aux amateurs de fantasy adulte prêts à retenir beaucoup de noms d’un coup.


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