Quelqu’un à qui parler

Album publié en 2021 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Cyril Massarotto publié le 9 février 2016.

couverture bd Quelqu'un à qui parler

Samuel broie du noir. Et il y a de quoi ! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas… 
Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel broie du noir. Il appelle le seul numéro qu’il connaît par cœur : celui de sa maison d’enfance.
À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Quelqu’un qui va lui faire prendre conscience qu’il est temps de reprendre sa vie en main…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Quelqu’un à qui parler »

Grégory Panaccione assure seul le scénario, le dessin et les couleurs de cette adaptation du roman que Cyril Massarotto a publié en 2016. Samuel Verdi passe ses trente-cinq ans seul dans son appartement parisien, boit, casse son téléphone en sabrant maladroitement une bouteille, puis compose le seul numéro qu’il connaisse encore par cœur, celui de la maison de son enfance. Quelqu’un décroche : lui-même, à dix ans.

La force du livre tient à la dureté du gamin. Il ne joue pas les anges consolateurs, il veut savoir si l’adulte est devenu footballeur, s’il écrit des romans, s’il voyage, et les réponses ne lui plaisent pas. Grégory Panaccione tire de cette gêne un comique de situation qui fonctionne très bien, avec des scènes franchement drôles, avant de laisser affleurer autre chose : la honte tranquille de celui qui a laissé filer sa vie sans catastrophe ni coup du sort. L’humour tient la leçon de morale à distance. Les moments d’émotion tombent d’autant plus juste qu’ils sont courts.

extrait bd Quelqu'un à qui parler

Venu du dessin animé, Grégory Panaccione change de registre graphique au fil des pages. Découpage sage pour le quotidien de bureau, cases ajoutées pour étirer un silence ou un regard, grandes images plus flottantes quand les souvenirs remontent, pictogrammes et onomatopées pour tout ce qui se joue au bout du fil. Les couleurs, plutôt éteintes du côté de la vie adulte, se réchauffent dès que l’enfance entre en scène.

Une comédie qui commence par un téléphone cassé et finit par poser la seule question qui fâche : l’enfant que j’étais serait-il content de moi ? Un album à conseiller à partir de treize ans, et surtout aux adultes qui ont dépassé l’âge où l’on répond facilement à la question posée ici.


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