Le kid de l’Oklahoma
Album publié en 2010 aux éditions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté du roman The Hot Kid d’Elmore Leonard publié le 10 mai 2005.

Okmulgee, Oklahoma, 1921.
L’année de ses quinze ans, Carlos Webster rencontre son premier bandit dans un drugstore, un certain Emmett Long, venu braquer le tiroir-caisse de M Deering.
Cette même année, il tue son premier homme, un voleur de bétail venu braconner sur les terres de son père.
Une certaine façon d’apprendre à connaître la vie. Il ne s’engagera pas dans les Marines comme son père, et ne sera pas fermier comme lui.
Non, le 13 juin 1927, alors que Charles Lindbergh achève sa traversée de l’Atlantique, Carl Webster devient marshall des Etats-Unis.
C’est le début d’une carrière légendaire, ponctuée d’affrontements mémorables, entre autres celui qui va l’opposer à l’ennemi public numéro un, Jack Belmont, le fils d’un magnat du pétrole devenu braqueur de banque.
La bd « Le kid de l’Oklahoma » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le kid de l’Oklahoma »
Olivier Berlion signe seul le scénario, le dessin et les couleurs de cette adaptation d’un roman d’Elmore Leonard. Il retient d’emblée le choix qui commande tout le reste : laisser un journaliste raconter. Tony Antonelli veut vendre à son rédacteur en chef l’histoire de Carl Webster, marshal des États-Unis, et de Jack Belmont, fils de magnat du pétrole devenu braqueur de banques. Le récit avance par séquences, comme un article qu’on raconte entre deux plats.
En passant par la presse à sensation, Olivier Berlion montre comment se fabrique une réputation dans l’Amérique des années 1920 et 1930. Carl Webster ne se contente pas d’appliquer la loi, il soigne sa légende. Jack Belmont, lui, ne rêve pas d’argent mais du titre d’ennemi public numéro un. Les deux hommes se ressemblent plus qu’ils ne l’admettent, et leurs face-à-face, presque courtois, valent mieux que les fusillades. La scène du drugstore, où le jeune Carl Webster refuse de baisser les yeux devant Emmett Long qui vient de le traiter de métèque, contient déjà l’essentiel : l’orgueil, l’affront, la patience.

Le dessin réaliste en couleurs directes, devenu la marque d’Olivier Berlion, entretient une ambiance feutrée qui convient à ces deux hommes tenus par leur rôle. Le liseré noir cernant chaque planche creuse la profondeur de champ et évoque la photographie d’époque. La construction en une douzaine d’épisodes paraîtra longue à qui attend une course poursuite, c’est en effet plus un portrait croisé.
Chez Olivier Berlion, le duel se joue moins au pistolet qu’à la réputation, et c’est le rédacteur en chef de The True Detective qui arbitre. À conseiller aux lecteurs d’Elmore Leonard curieux de le voir dessiné, aux amateurs de gangsters et de western tardif. Lectorat adolescent et adulte.




