Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler
Album publié en 2021 aux éditions Caurette.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Luis Sepúlveda publié le 19 septembre 1996.

Une hymne à l’amitié et à la différence.
Zorbas, le gros chat noir, était bien tranquille jusqu’à ce que la mouette Kengah vienne s’échouer sur son balcon !
Mourante, elle lui arrache la promesse de veiller sur son oeuf, d’élever son poussin et de lui apprendre à voler…
C’est le point de départ d’une formidable aventure pour cette famille pas comme les autres. Malgré toutes les difficultés que Zorbas et sa protégée vont rencontrer, et avec l’aide des chats du port, ils surmonteront tous les obstacles jusqu’à ce que la jeune mouette prenne son envol.
Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler est un hymne à l’amitié et à la différence, marqué par l’engagement de son auteur lors de ses années passées à Hambourg. C’est également un best-seller qui continue à se vendre en roman à 25000 ex. par an depuis sa sortie en 1996.
La bd « Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler »
Zorbas est grand, noir et gros. Kengah, mouette argentée engluée dans une nappe de pétrole, s’écrase sur son balcon de Hambourg et lui arrache trois promesses : ne pas manger l’œuf qu’elle va pondre, veiller sur le poussin, lui apprendre à voler. Cever adapte ici le roman que Luis Sepúlveda avait publié en 1996, après lui avoir soumis ses premiers croquis et obtenu son accord.
Le récit tient parce qu’il n’adoucit rien. La mort de Kengah est montrée sans détour, le dégazage sauvage aussi, et l’on comprend vite que la promesse coûtera cher. Cever garde la mécanique du conte, avec ses chats du port qui délibèrent comme un conseil, Colonello sentencieux, Jesaitout perdu dans son encyclopédie. Mais il laisse au silence une place que le texte d’origine ne pouvait pas lui donner. Plusieurs planches se passent de dialogue : le chat qui couve, l’œuf qui bouge, le poussin qui trébuche. La question de l’adoption y gagne, parce qu’elle passe par des gestes plutôt que par des phrases.

Le noir et blanc fait beaucoup. Cever a été biologiste avant de dessiner, et cela se voit au rendu des plumes, des pattes, du basculement d’un corps d’oiseau qui rate son atterrissage. Les décors portuaires, grues, quais, toits mouillés, ancrent la fable dans une ville qui existe. Les contrastes sont tranchés, jamais criards, et les regards, très travaillés, portent presque tout le jeu d’acteur.
Une fable où l’on gagne parce qu’on est plusieurs, et où le noir et blanc suffit à faire entendre la mer sale. À conseiller aux lecteurs dès neuf ans, et aux adultes qui ont aimé Luis Sepúlveda : ils retrouveront son goût des causes perdues.




