Les petites filles modèles
Album publié en 2013 aux éditions Vents D’ouest.
Résumé éditeur
Adapté du roman de la Comtesse de Ségur publié le 12 octobre 1858.

Camille, Madeleine et Marguerite sont trois jeunes filles de famille aisée, bien éduquées et pleines de bonnes intentions.
Elles se retrouvent parfois avec Sophie pour jouer dans le domaine de Fleurville.
Mais le caractère dissipé de cette dernière et ses bêtises régulières remettent en question l’équilibre des trois fillettes qui vont devoir faire preuve de patience et de compréhension pour que l’atmosphère reste bonne.
En particulier Marguerite, la moins mûre, qui a vraiment du mal à aimer Sophie…
Après Les Malheurs de Sophie, Maxe L’Hermenier poursuit l’adaptation de la célèbre trilogie de la Comtesse de Ségur.
Le style japonisant de Manboou ravira à la fois les plus jeunes et leurs parents qui auront le plaisir de retrouver des ressemblances entre Sophie et Candy, qu’ils ont tant aimée dans leur enfance.
La bd « Les petites filles modèles » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les petites filles modèles »
Après Les Malheurs de Sophie, Maxe L’Hermenier et Manboou reprennent le cycle de Fleurville imaginé par la comtesse de Ségur et abordent son deuxième volet. Une voiture renversée sur la route, une petite fille effrayée nommée Marguerite, et voilà Camille et Madeleine pourvues d’une compagne de jeux. Puis vient Sophie, dont les colères et les mensonges dérangent l’ordre très sage du domaine.
Le scénario de Maxe L’Hermenier tient sur une ressort simple mais efficace: ces enfants irréprochables doivent apprendre à aimer une camarade qui ne leur ressemble pas. Marguerite, la plus jeune, résiste le plus longtemps, et c’est par elle que passe l’essentiel du chemin moral. Maxe L’Hermenier n’escamote pas la dureté de madame Fichini, la belle-mère de Sophie, et l’album y gagne en épaisseur : la leçon de bonté cesse d’être abstraite quand elle se heurte à la brutalité d’une adulte. Les bonnes intentions des trois fillettes ne suffisent plus, il faut de la patience.
Manboou signe le dessin et les couleurs dans une manière qui doit beaucoup au manga : visages ronds, yeux agrandis, émotions lisibles au premier coup d’œil. Le choix sert les jeunes lecteurs, qui repèrent aussitôt qui boude, qui pleure, qui ment. Les décors de campagne et les intérieurs bourgeois restent plus sages mais la lumière d’été qui baigne le parc donne au domaine une douceur qui tranche avec les scènes de conflit.
Une porte d’entrée nette vers le cycle de Fleurville, à condition d’accepter que la morale de la comtesse de Ségur y soit servie sans commentaire. La morale du dix-neuvième siècle est reprise sans ironie ni mise à distance. C’est un parti pris, et il vaut mieux le savoir. Aux lecteurs de sept à onze ans, et aux parents qui souhaitent faire découvrir la comtesse de Ségur autrement que par le roman, cet album offre une porte d’entrée claire et vivante.




