Auteur/autrice : Sébastien D

L’Incroyable Histoire de l’argent

Album publié en 2023 aux éditions Les Arènes.


Résumé éditeur

De Cresus aux bitcoins, une autre histoire de l’économie.

couverture bd L'Incroyable Histoire de l'argent

Sicle, créséide, darique, drachme, statère, denier, solidus, dinar, franc, penny, dollar, euro…
Qu’on en ait ou pas, l’argent est un outil dont on ne peut pas se passer. Pourtant, il y a 30 000 ans, chez nos ancêtres Sapiens, l’argent n’existe pas.
Dans ces petites communautés, la confiance règne car tout le monde se connaît. On donne un bien au voisin, qui vous en offrira un autre plus tard.
Mais quand Sapiens part découvrir le monde, il doit commercer avec des inconnus et pratique le troc : on échange simultanément un bien contre un autre.
La confiance ne règne plus.
Puis, au fil de l’évolution démographique, le village planétaire s’agrandit. D’un empire à l’autre, les échanges s’intensifiant, pièces et billets se répandent, et nourrissent le commerce et le capitalisme, ainsi que leurs corollaires : inflation, finance, spéculation, dette…
Jusqu’au développement actuel des cryptomonnaies – bitcoin et autres – qui n’est qu’une autre étape de cette histoire de l’argent comme outil de communication et de conquête.
De Sardes à New York, en passant par le Moyen-Orient, la Chine, Venise et Londres : une autre histoire de l’économie.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Incroyable Histoire de l’argent »

Benoist Simmat et Tristan Garnier relèvent le pari de démocratiser l’histoire monétaire mondiale à travers la bande dessinée. Publié aux Éditions Les Arènes en septembre 2023, cet album de 217 pages retrace le voyage de l’argent du Paléolithique aux cryptomonnaies, guidé par la figure énigmatique de Satoshi Nakamoto.

Le récit adopte une structure chronologique rigoureuse déployée en huit chapitres thématiques, du troc aux transactions virtuelles. Benoist Simmat déploie une écriture pédagogique qui privilégie l’accessibilité sans sacrifier la profondeur : les origines du système bimétallique sous Crésus, l’émergence du papier-monnaie en Chine, le rôle des Templiers dans l’histoire bancaire, jusqu’à la domination du dollar et l’avènement du bitcoin.

extrait bd L'Incroyable Histoire de l'argent

Le dessin épuré de Tristan Garnier, signataire d’une première BD remarquée, accompagne les contenus textuels denses avec une ligne claire efficace. Les teintes maîtrisées renforcent l’immersion temporelle sans surcharger la narration. À noter que l’ouvrage bénéficie d’une riche bibliographie conclusive et d’un appendice consacré aux monnaies historiques françaises.

Cette BD documentaire séduira les lecteurs quête d’apprentissage économique pour éclairer les mécanismes de l’économie mondiale.

La Ligue des capitalistes extraordinaires

Album publié en 2015 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Avec La Ligue des capitalistes extraordinaires, Benoist Simmat et Vincent Caut imaginent un manuel présentant les plus grands entrepreneurs qui s’adresse à tous.
Depuis deux siècles, ils n’ont qu’une idée en tête : accumuler de l’argent pour imposer leurs propres règles.
Voici les 50 « plus grands patrons », ces capitalistes extraordinaires qui ont eu une influence déterminante sur l’économie.
Ils partagent un point commun : leur volonté de surfer sur le haut de la vague du nouveau système et de s’émanciper de l’ancien.
De Citroën à Jobs en passant par Rothschild, Eiffel, Rockfeller, Disney, Agnelli, etc., voici les grands entrepreneurs présentés en BD.
Un manuel pour apprendre, découvrir ou redécouvrir les grands entrepreneurs du monde capitaliste tout en s’amusant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Ligue des capitalistes extraordinaires »

Benoist Simmat et Vincent Caut offrent avec La Ligue des capitalistes extraordinaires un essai graphique hybride et particulièrement innovant, qui démystifie trois siècles d’histoire économique sans renoncer à l’impertinence. Loin de la posture académique, ce manuel de 200 pages, paru en 2015, redonne vie aux géants du capitalisme, de Rockefeller à Steve Jobs, en mêlant narration synthétique et humour corrosif.

Le format, segmenté en brefs portraits de deux à trois pages, permet une lecture fragmentée tout en conservant une cohérence d’ensemble. Benoist Simmat, journaliste économique de formation, impose un rythme fluide et un ton teinté d’irrévérence joyeuse qui préserve l’ouvrage de la rigueur scolaire. Vincent Caut, avec ses dessins clairs et expressifs, parsème le texte de strips acidulés et de saynètes anachroniques qui renforcent le propos critique.

Les rubriques structurantes l’Empire du pireL’anecdote qui tue révèlent des auteurs qui réexaminent sans complaisance les héros capitalistes, questionnant ainsi la légitimité historique de ces figures.
L’ouvrage ravira quiconque désire explorer l’économie par le divertissement.

La Ligue des économistes extraordinaires

Album publié en 2014 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd  La Ligue des économistes extraordinaires

Avec La Ligue des économistes extraordinaires, Benoist Simmat et Vincent Caut imaginent un manuel présentant les plus grandes figures du monde économique qui s’adresse à tous.
Ce manuel à l’usage des économistes en herbe présente la vie et l’œuvre des quarante personnalités les plus importantes dans le domaine de l’économie.
Des planches, des strips et de nombreux textes racontent, expliquent, analysent pourquoi, oui, pourquoi les économistes sont plus passionnants encore que l’économie.
Au fil de rubriques comme « Vie sa vie », « Thèses, antithèses, foutaises », « L’anecdote qui tue » et « Pourquoi il s’est planté, merci ! », on apprend tout en s’amusant !
Un manuel pour apprendre, découvrir ou redécouvrir l’économie et ses grands hommes tout en s’amusant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Ligue des économistes extraordinaires »

La Ligue des économistes extraordinaires de Benoist Simmat et Vincent Caut ne prétend pas être une bande dessinée traditionnelle, mais plutôt un manuel graphique iconoclaste. Benoist Simmat, journaliste économique expérimenté, et Vincent Caut, jeune dessinateur-blogueur alors âgé de 23 ans, décortiquent quarante figures majeures de la pensée économique en trois chapitres distincts : les classiques, les révolutionnaires et les contemporains.

Le génie de l’ouvrage réside dans sa structure hybride et son ton délibérément critique. Chaque économiste reçoit un traitement en trois parties : une biographie personnelle, l’exposition de sa théorie, et surtout « Pourquoi il s’est planté, merci ! », section qui interroge les failles de chaque doctrine à l’épreuve des réalités historiques. Les strips de Vincent Caut,, volontairement anachroniques et railleurs, égaient un propos dense.

extrait bd bd La Ligue des économistes extraordinaires

Destiné à la vulgarisation, cette ouvrage pose une question philosophique sous-jacente : l’économie est-elle une science ou un débat perpétuel ? Par son approche démystifiante et son humour mordant, La Ligue des économistes extraordinaires rappelle que les théories, si séduisantes soient elles, butent invariablement contre les complexités du réel.

1821 – The Beginning of a Revolution 

Album publié en 2021 aux éditions Byzantine Tales.


Résumé éditeur

(Version Anglaise)

À une époque où la Révolution française et la guerre d’indépendance américaine ont éveillé les peuples d’Europe à la liberté, les grands empires tentent désespérément de préserver l’ordre établi, étouffant toute aspiration révolutionnaire à travers le continent.

Mais, dans le sud-est de l’Europe, une petite nation opprimée depuis des siècles par le puissant Empire ottoman ose défier ce statu quo. Contre la volonté des Grandes Puissances, elle proclame que sa lutte nationale ne s’achèvera que dans la Liberté ou la Mort.

À travers le destin captivant d’Alexandre Ypsilantis, prince phanariote élevé loin de sa patrie, découvrez l’histoire de cet héros des guerres napoléoniennes, ce général visionnaire qui choisit le sacrifice pour embraser la flamme de la révolution grecque.

Le récit met également en lumière la diaspora grecque du XIXᵉ siècle, incarnée par des figures telles qu’Ioannis Kapodistrias, futur premier gouverneur de la Grèce, la mystérieuse Société des Amis (Filiki Eteria), qui orchestra dans l’ombre la révolte à venir, et le sacrifice héroïque de la Bande sacrée lors de la bataille historique de Dragashani, sur les terres de la Roumanie actuelle.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 1821 : The Beginning of a Revolution »

Spyros Theocharis et Chrysa Sakel nous offrent avec « 1821 : The Beginning of a Revolution » une bande dessinée historiquement rigoureuse qui capture les moments décisifs précédant le soulèvement grec contre l’Empire ottoman.
Loin de se limiter au simple récit, cette BD explore intelligemment les rouages politiques et les figures complexes qui ont nourri l’insurrection, de l’icône révolutionnaire Alexander Ypsilantis à l’action secrète de la Société des Amis.

Les illustrations conjuguent clarté et charge émotive, tandis que les dialogues restituent l’état d’esprit des protagonistes confrontés à un dilemme existentiel : « Liberté ou Mort ».
La symbiose entre données historiques et représentation graphique crée une expérience immersive sur le contexte post-napoléonien, révélant comment les puissances européennes entendaient étouffer les mouvements révolutionnaires.
Ce roman graphique trouvera son public chez les lecteurs en quête d’une histoire nuancée, écartant les stéréotypes héritées des traditions nationales. LA BD est anglais mais reste cependant très accessible et compréhensible (dès le lycée).

Aïvali – Une histoire entre Grèce et Turquie

Album publié en 2022 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

Elles ont deux vies ces maisons : une grecque et une turque

Mais si les maisons pouvaient parler, elles ne parleraient ni des Grecs ni des Turcs, mais de la souffrance des hommes.
À travers quatre portraits croisés, Soloup rend hommage à Aïvali, lieu symbolique du double déracinement des Grecs et des Turcs faisant suite à la Première Guerre mondiale.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Aïvali – Une histoire entre Grèce et Turquie »

La bande dessinée Aïvali – Une histoire entre Grèce et Turquie de Soloup (Antonis Nikolopoulos) éclaire avec finesse et rigueur un pan méconnu de l’histoire gréco-turque : l’échange de populations après le traité de Lausanne (1923) dans la ville d’Aïvali.

Au niveau du scénario, Soloup tisse quatre portraits croisés, Grecs et Turcs et plonge dans la mémoire familiale et collective, en faisant apparaître l’expérience du déracinement, de l’exil, et la complexité des identités multiples. Il ne se contente pas d’un récit manichéen : l’auteur donne voix à l’Autre, analyse les mécanismes de la violence et de la conscience historique.

Soloup, caricaturiste grec descendant de réfugiés d’Asie Mineure, structure son récit de 400 pages autour de mémoires authentiques : ceux de Fotis Kontoglou et d’Elias Venezis, écrivains ayant traversé la Grande Catastrophe. Il y ajoute la voix d’un Turc crétois, Ahmet Yorulmaz, intégrant ainsi l’expérience croisée de ces 1,5 million de Grecs et 500 000 Turcs contraints d’échanger territoires et identités

extrait bd Aïvali - Une histoire entre Grèce et Turquie

Graphiquement, le trait de Soloup, issu du monde du dessin satirique, s’avère étonnamment sobre et précis. Il choisit de ne détailler que l’essentiel des décors, focalisant sur les visages et les expressions : la dureté des événements transparaît sans jamais sombrer dans le sensationnalisme.

Cette BD exigeante constitue un apport précieux, tant pour les amateurs de bande dessinée historique que pour ceux intéressés par la mémoire du XXᵉ siècle. Elle permet de mieux comprendre les liens et les blessures entre les peuples grecs et turcs.

I Escaped a Chinese Internment Camp

Album publié en 2024 aux éditions Lev Gleason.


Résumé éditeur

(BD en Anglais)

coyverture bd I Escaped a Chinese Internment Camp

Ce roman graphique raconte la véritable histoire de Zumrat Dawut, telle que publiée à l’origine dans l’organisation de presse en ligne indépendante Business Insider, par le biais d’entretiens menés par Anthony Del Col et de témoignages présentés au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Zumrat Dawut est une mère de trois enfants dans la région autonome du Xinjiang en Chine, qui a été arrêtée et envoyée dans un centre de détention simplement parce qu’elle était musulmane.
Là, elle a enduré des conditions de vie brutales, la torture, des interrogatoires, de la propagande anti-musulmane et une stérilisation forcée.
Mais ce n’était que le début des épreuves de Zumrat, qui, avec son mari, allait bientôt mettre au point un plan pour s’échapper vers l’Amérique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « I Escaped a Chinese Internment Camp »

Ce roman graphique, lauréat du prix Pulitzer 2022 pour le reportage illustré, constitue un témoignage de la répression Ouïghoure. Adapté par Anthony Del Col à partir des interviews et de la déposition aux Nations unies de Zumrat Dawut, le récit expose l’enfermement arbitraire d’une mère de trois enfants ouïghoure en Xinjiang, victime de torture, de stérilisation forcée et de persécution religieuse systématique.

extrait bd I Escaped a Chinese Internment Camp

Anthony Del Col construit un récit exempt de sentimentalisme, laissant l’absurdité kafkaïenne du régime parler par elle-même. Les illustrations de Fahmida Azim, nourries de documentaires et de témoignages multiples, capturent de manière crue l’isolation et la déshumanisation progressive. Le style épuré, panneaux silencieux alternant avec du texte en voix off renforce la sensation de détachement face à l’inhumanité ordinaire.

Ce roman graphique est plus qu’un le simple reportage en offrant une expérience d’identification viscérale au lecteur. Contrainte par le format compact de la BD, elle illumine une réalité systémique touchant plusieurs millions d’êtres vivants en Chine, transformant l’acte de lire en acte politique de témoignage.

La BD est en anglais. Elle reste cependant très accessible (à partir du lycée).

Les Ouïghours, un peuple qui refuse de mourir

Album publié en 2022 aux éditions Marabulles.


Résumé éditeur

couverture bd Les Ouïghours, un peuple qui refuse de mourir

Le drame Ouïghour…
J’étais là quand les premières grandes manifestations ont été réprimées dans le sang.
C’était en 1996, il y a 25 ans. Je débutais alors dans le journalisme.

À l’époque, le monde entier ne se sentait pas concerné par cette minorité turcophone de Chine. J’étais là aussi quand les Chinois ont commencé à stériliser de force les femmes Ouïghoures. Et puis, j’ai vu les camps de prisonniers se dresser dans le désert et la mise en place de ce qui deviendrait un génocide culturel.

Alors, j’ai promis à ces Ouïghours de ne pas les laisser mourir dans le silence et l’indifférence. J’y suis retourné encore et encore. Avec cette question qui reste coincée au fond de la gorge : jusqu’où peut aller un journaliste pour se rendre utile ?

Éric Darbré, un journaliste reporter français, a passé vingt-cinq années à enquêter dans la province du Xinjiang au Nord-Ouest de la Chine. Il a vu naître la contestation Ouïghoure, ce peuple musulman d’origine turque contre la Chine, la montée en puissance de la répression, les violences, les camps, les morts jusqu’au désastre actuel.

Ce récit est l’histoire d’un combat journalistique pour donner une voix et un visage à un peuple écrasé par un régime autoritaire. Il offre aussi une réflexion sur les conséquences du travail de reporter : met-on en danger les témoins que l’on cite ? Comment ne pas décevoir leurs espoirs ? Comment se prépare un reportage ? Quels obstacles faut-il vaincre pour le réaliser puis le vendre à une rédaction ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Ouïghours, un peuple qui refuse de mourir »

Ce roman graphique d’Éric Darbré et Éliot Franques constitue une contribution remarquable au journalisme graphique engagé. Publié en octobre 2022 par Marabulles, ce récit autobiographique de 160 pages retrace 25 années d’enquête du journaliste français au Xinjiang, depuis les premières manifestations réprimées en 1996 jusqu’à la reconnaissance du génocide culturel ouïghour en 2021.

Éric Darbré accompagne le lecteur dans son éveil progressif face aux injustices, interrogeant simultanément les responsabilités du journalisme. Plutôt qu’un simple résumé historique, l’ouvrage explore les dilemmes éthiques du reporter : comment protéger les témoins ? Comment mobiliser les rédactions indifférentes ? Cette introspection renforce l’impact émotionnel du témoignage.

extrait bd Les Ouïghours, un peuple qui refuse de mourir

Le style graphique épuré d’Éliot Franques épouse cette approche documentaire. Loin du sensationnalisme, les illustrations privilégient l’accessibilité et la clarté, rendant cette situation géopolitique complexe compréhensible à un large public. Les choix esthétiques sobres soutiennent la profondeur du propos sans détourner du sujet.

Bien documentée, cette BD s’adresse aux lecteurs en quête de compréhension des enjeux internationaux contemporains.

Erkin Azat, lanceur d’alerte des camps Ouïghours

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Un jeune ingénieur sino-kazakh découvre l’ampleur de la répression en Chine envers les Ouïghours.
Après son arrestation pour avoir recherché des informations sur le Turkestan oriental, il décide de recueillir les témoignages des survivants des camps de rééducation.
Ce récit autobiographique éclaire l’histoire méconnue du Xinjiang, exposant la souffrance des populations turcophones et la brutalité du régime chinois.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Erkin Azat, lanceur d’alerte des camps Ouïghours »

Ce roman graphique, publié en 2025 par Delcourt dans la collection Encrages, offre un témoignage autobiographique rare sur la répression des Ouïghours au Xinjiang. Luxi, dessinatrice chinoise émigrée en France, transpose avec rigueur l’itinéraire d’Erkin Azat, jeune ingénieur sino-kazakh transformé en lanceur d’alerte.

La BD enchevêtre trois fils narratifs : les terribles témoignages des survivants des camps, la vie quotidienne d’un exilé au Kazakhstan et l’histoire familiale d’Erkin Azat. Le trait neutre et la palette de couleurs froides ou chaudes de Luxi soulignent l’intensité sans artifice, respectant la gravité du sujet.

Les 200 pages du travail documentaire impressionne par sa densité : tortures psychologiques, stérilisations forcées, travaux forcés émergent d’un corpus de témoignages rigoureusement rassemblés. L’illustratrice privilégie le réalisme sur l’émotion brute, offrant une expérience visuelle cohérente avec le combat du narrateur.

Indispensable pour ceux désirent comprendre cette tragédie méconnue.

Histoire de la corse en bandes dessinées

Album publié en 1975 aux éditions Cyrnos Et Méditerranée.


Résumé éditeur

couverture bd Histoire de la corse en bandes dessinées

Cette BD propose une rétrospective de l’époque de la préhistoire jusqu’en 1975, couvrant ainsi l’intégralité de l’histoire corse sur plusieurs millénaires.
L’ouvrage aborde de manière chronologique les principales périodes et événements qui ont marqué l’île de Beauté.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoire de la corse en bandes dessinées »

La BD n’a pas encore été lue. Elle est accessible dans quelques bibliothèques insulaires.

Cette bande dessinée historique a été réalisée par une équipe de trois créateurs corses :

  • Scénario : Francescu Mattei
  • Dessin : Toni Casalonga
  • Textes : Jacques Gregori
extrait bd Histoire de la corse en bandes dessinées

Les fables d’Ésope

Album publié en 2009 aux éditions ¡éditions!.


Résumé éditeur

Adapté des fables d’Esope mises à l’écrit par Démétrios de Phalère vers 325 av. J.-C.

couverture bd Les fables d'Ésope

Le sens de la fable selon Ésope, l’inventeur du genre, est d’amadouer les puissants et de réparer les injustices subies universellement par les faibles de corps, de rang et d’esprit. Dans ces petites saynètes dramatiques, il donne la parole et la pensée aux animaux et aux objets quotidiens.
Ésope décrit, dans un style pur et simple, des scènes qui sont autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser. Ses fables connaissent un succès universel à travers les adaptations de Phèdre, Jean de La Fontaine ou Charles Perrault.

Eric Vincent les adapte à son tour dans toute leur saveur et leur malice. Lumineusement illustré, ce recueil anime chaque animal de l’esprit humain qui lui est propre, grâce à une large palette d’émotions et à une ivresse touchante dans les traits.
Goran Vejvoda, intrigué par les hybrides culturels, explore un monde où les animaux parlent le langage des hommes grâce à des sonorités profondes, joueuses et synthétiques.

D’Esope on ne sait pas grand chose, si ce n’est qu’il vécut entre les VIIe et VIe siècle avant notre ère. D’après Plutarque, Esope est un ancien esclave bègue doté d’un physique particulièrement ingrat. Après avoir rêvé que la Fortune lui déliait la langue, il s’éveille un jour guéri de son bégaiement.
Acheté par un marchand d’esclaves, il arrive dans la demeure d’un philosophe de l’île de Samos, auprès duquel sa vivacité d’esprit et son habileté à résoudre les énigmes lui auraient permis de recouvrer la liberté. Il se rend alors auprès de Crésus pour tenter de sauvegarder l’indépendance de Samos et réussit sa mission en racontant une fable au roi.
Il met alors son talent au service du roi de Babylone qui se réjouit de ses énigmes. Possédé par le désir de voyager, il retourne en Grèce et s’arrête notamment à Delphes.
Sa mort reste obscure mais on raconte qu’il fut précipité dans la mer par les habitants de Delphes qui se croyaient offensés par ses histoires…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les fables d’Ésope »

Dans la collection Classics Illustrated des ¡éditions!, Eric Vincent propose une adaptation des Fables d’Ésope, parue en 2009. Cette bande dessinée 64 pages réunit les récits fondateurs du fabuliste grec antique, inventeur du genre qui a inspiré Jean de La Fontaine et Charles Perrault.
Eric Vincent respecte l’essence des  Fables d’Ésope : ces « petites saynètes dramatiques » où animaux et objets quotidiens acquièrent parole et pensée pour dénoncer les injustices subies par les faibles. L’adaptation préserve la structure classique du genre avec ses récits courts culminant sur une morale explicite. Le dessinateur américain parvient à varier intelligemment la longueur narrative, certaines fables s’épanouissant sur sept pages quand d’autres se concentrent sur une seule.

Les fables emblématiques sont présentes : « Le Corbeau et le Renard« , « La Cigale et les Fourmis« , « Le Cheval et le Soldat« . Eric Vincent enrichit cette sélection de récits moins connus, offrant une découverte renouvelée. Sa transposition graphique anime l’univers anthropomorphique des fables, donnant corps aux allégories morales

Le trait d’Eric Vincent, formé dans l’underground comix des années 1970, se révèle parfaitement adapté à l’exercice. Son approche rend chaque animal immédiatement reconnaissable tout en lui conférant « l’esprit humain qui lui est propre ». L’illustrateur déploie une « large palette d’émotions » et une « ivresse touchante dans les traits » qui dépasse le simple anthropomorphisme pour atteindre une véritable expressivité dramatique.

Cette adaptation s’inscrit dans la tradition de Classics Illustrated : rendre la littérature classique accessible au plus grand nombre. Eric Vincent réussit le pari de moderniser ces textes antiques sans en trahir l’esprit moralisateur. L’ouvrage, accompagné d’un CD audio avec la musique originale de Goran Vejvoda, constitue un pont idéal entre patrimoine littéraire et culture contemporaine.

Cette bande dessinée réussit le difficile équilibre entre fidélité au texte source et renouvellement graphique, offrant aux lecteurs de tout âge une redécouverte enchanteresse de ces leçons de sagesse universelles.