A.B.C. contre Poirot – Tome 1
Album publié en 2026 aux éditions Paquet.
Résumé éditeur
D’après l’œuvre Agatha Christie publié le 6 janvier 1936.

Une course contre la montre est engagée. Poirot a reçu une lettre lui annonçant un meurtre à Andover, et qu’il peut l’empêcher…
Hélas, le meurtre est commis. Un second courrier lui anonce un nouveau crime, cette fois à Bexhill.
Poirot arrivera-t-il à temps cette fois ?
Et pourquoi des crimes dans des villes suivant l’ordre alphabétique ?
Est-ce l’oeuvre d’un fou, ou se cache-t-il une autre vérité derrière cette série d’assassinat ? Une fois de plus, Hercule Poirot devra employer toutes ses petites cellules grises pour démasquer le coupable.
La bd « A.B.C. contre Poirot – Tome 1 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A.B.C. contre Poirot – Tome 1 »
Réputé pour être l’une des enquêtes les plus sombres et déroutantes d’Hercule Poirot, A.B.C. contre Poirot, roman publié par Agatha Christie le 6 janvier 1936, trouve ici une nouvelle vie sous forme de manga, dans la droite ligne de l’adaptation d’Ils étaient dix que les éditions Paquet avaient proposée l’année précédente.
Dessiné au Japon par Uzuki depuis 2025 pour le compte du site HAYAcomic des éditions Hayakawa, ce premier tome d’une trilogie annoncée s’inscrit dans un projet éditorial cohérent de mise en images des grands titres christiens.
Le roman source est l’un des plus retors de la bibliographie d’Agatha Christie : un tueur en série prévient Poirot de ses crimes avant de les commettre, chaque meurtre suivant l’ordre alphabétique des villes et des victimes. Ce vertige du défi lancé au détective, et la question qui s’ensuit « y a-t-il une logique cachée derrière ce qui ressemble à une folie organisée ? » constitue le moteur d’une adaptation qui suit fidèlement le texte original, sans transposition géographique, conservant le cadre anglais des années 1930.

Le chara-design rappelle avec bonheur la série télévisée des années 1990-2000 avec David Suchet dans le rôle de Poirot et Hugh Fraser dans celui du capitaine Hastings, ce qui constitue pour les amateurs de la série télévisée un point d’entrée immédiatement familier. Le trait, précis et expressif, restitue avec justesse la physionomie du petit détective belge sans verser dans la caricature. Le découpage, hérité de la tradition du manga de genre japonais, imprime au récit un rythme de page-turner qui s’accorde bien à la mécanique narrative d’ Agatha Christie.
Destiné aussi bien aux admirateurs de longue date d’Hercule Poirot qu’aux lecteurs de manga curieux de roman policier classique, ce premier tome donne envie de retrouver les deux volumes suivants sans attendre.




