Au cœur des terres ensorcelées

Album publié en 2024 aux Editions Aventuriers D’ailleurs.


Inspiré de Légendes ou contes des Roumains de Petre Ispirescu (le « Charles Perrault » ou « Frère Grimm » roumain) publié en 1882.

couverture bd Au cœur des terres ensorcelées

Un conte initiatique sur fond de légendes slaves ! 
Un jeune garçon naïf mais courageux part à la poursuite d’un oiseau voleur de pommes d’or.

Mais une fois au coeur des terres ensorcelées, territoire maudit où s’est échappé l’oiseau chapardeur, il doit faire face à une guerre ancestrale menée par un inventeur en soif de pouvoir.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au cœur des terres ensorcelées »

Un pommier aux fruits d’or que l’on pille chaque nuit, un roi excédé, trois fils lancés à la poursuite du voleur : le conte a la simplicité limpide des histoires transmises depuis des siècles. Maria Surducan, autrice roumaine qui signe seule le récit, le dessin et la couleur, puise ici dans les contes recueillis au dix-neuvième siècle par Petre Ispirescu, le folkloriste qui fut à la Roumanie ce que les frères Grimm furent à l’Allemagne. Des trois frères partis traquer l’oiseau chapardeur, seul le cadet, Éthan, naïf mais courageux, franchit la frontière interdite des terres ensorcelées.

Maria Surducan ne se contente pas de mettre en images le conte : elle en tresse plusieurs et les tire vers le présent. Au cœur du territoire maudit, Éthan découvre une guerre ancienne menée par un inventeur dont les machines épuisent la terre et les arbres, ce qui donne au conte une résonance très actuelle.

extrait bd Au cœur des terres ensorcelées

Le dessin de Maria Surducan fait tout le sel de l’album. Son trait peint, à l’encrage épais, puise dans l’imagerie populaire d’Europe de l’Est, l’art byzantin et jusqu’au manga, costumes traditionnels, créatures surgies de blasons anciens, silhouettes hiératiques. Cette manière très marquée plonge le lecteur dans un ailleurs à la fois dépaysant et familier.

À conseiller aux familles et aux jeunes lecteurs dès neuf ans, amateurs de contes et de féerie, ainsi qu’aux plus grands curieux des folklores d’Europe de l’Est encore peu traduits. Une plongée dans un imaginaire dont la beauté graphique compense largement la fin attendue.

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