Balzac
Album publié en 1994 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
Agatha Christie en BD (20 mai 1799 / 18 aout 1850).

Paris, 20 mai 1850.
Honoré de Balzac, après avoir effectué un épouvantable voyage en compagnie de Madame Hanska, se réjouit de retrouver sa maison de la rue Fortunée…
Il descend du carrosse, regarde la façade de cet hôtel particulier qu’il aime tant et se met frénétiquement à chercher celui qui doit lui remettre sa clé.
Quoi de plus simple, en apparence, que l’envie de retrouver le confort d’un salon et le silence « trouble d’un cabinet de travail…
L’impatience fait place à l’irritation quand l’écrivain apprend que « l’ami à la clé » a disparu…
Commence alors pour l’auteur du Cousin Pons, une traversée de Paris qui le conduit aux portes de la folie…
Là où les créatures de la fiction cohabitent avec des personnages de chair et de sang.
Continuant à explorer les zones d’ombre de grandes figures de la littérature – Sade, Hemingway, Pasolini… – Jean Dufaux évoque avec maestria les coulisses de l’imaginaire Balzacien. Avec Joëlle Savey, il a trouvé un guide hors-pair pour évoquer le monde grouillant et miséreux du XIXème siècle et donner vie aux protagonistes de la Comédie Humaine.
La bd « Balzac » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Balzac »
Volume d’une collection consacrée aux grands écrivains, Balzac n’est pas l’adaptation d’un roman mais une évocation de son auteur, Honoré de Balzac. Le scénario est signé Jean Dufaux, réputé pour ses récits ambitieux, le dessin et la couleur revenant à Joëlle Savey. Ensemble, ils choisissent d’aborder le romancier par la fin de sa vie.
Le récit s’ouvre à Paris, le 20 mai 1850. De retour d’un éprouvant voyage aux côtés de Madame Hanska qu’il vient d’épouser, Honoré de Balzac regagne sa maison de la rue Fortunée. Mais l’homme chargé de lui remettre sa clé s’est volatilisé, et cette contrariété banale se mue en errance nocturne à travers la capitale, jusqu’aux portes de la folie.
Jean Dufaux tire de ce prétexte un portrait intérieur : l’épuisement d’un créateur usé par le travail forcené, ses angoisses, son rapport trouble à la réalité. L’idée maîtresse, féconde, consiste à laisser les créatures de La Comédie humaine surgir aux côtés de leur géniteur, si bien que la frontière entre l’écrivain et son œuvre se brouille. Ce vertige dit avec justesse ce que fut Honoré de Balzac : un homme dévoré par le monde qu’il avait enfanté.

Auteure du dessin comme de la couleur, Joëlle Savey confère à l’album une réelle unité de ton. Sa mise en images épouse l’atmosphère crépusculaire de cette dernière traversée, où le Paris de 1850 se pare d’une inquiétante étrangeté propre au songe. Le grand format sert l’ampleur des décors et la densité des visages.
L’ensemble est un hommage original et mélancolique. On le recommandera aux amoureux de La Comédie humaine et aux admirateurs d’Honoré de Balzac.











