Brouillard au pont de Tolbiac

Album publié en 2024 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Léo Malet publié en octobre 1956.

couverture bd Brouillard au pont de Tolbiac

Appelé au chevet d’un vieux chiffonnier mourant, Nestor Burma se retrouve plongé dans ses souvenirs de jeunesse, alors qu’il traînait dans les milieux anarchistes de l’entre-deux-guerres.
Léo Malet s’inspire de sa vie de bohème durant les années 1930 pour donner vie à son personnage fétiche.




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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Brouillard au pont de Tolbiac »

Publié pour la première fois en 1982 chez Casterman, l’album Brouillard au pont de Tolbiac est bien plus qu’une simple bande dessinée : c’est la rencontre historique entre Jacques Tardi et le célèbre détective Nestor Burma, né sous la plume de Léo Malet en 1956.

Cette enquête crépusculaire plonge Burma au cœur du 13e arrondissement parisien, hanté par les fantômes de sa propre jeunesse anarchiste. Confronté à la mort suspecte d’un ancien camarade de bohème, le détective remonte le fil d’un passé douloureux. Tardi capte avec brio cette mélancolie introspective, s’inspirant des résonances autobiographiques de Léo Malet qui vécut lui-même dans les milieux libertaires de l’entre-deux-guerres.

extrait bd Brouillard au pont de Tolbiac

Visuellement, le chef-d’œuvre de Jacques Tardi s’impose par un noir et blanc magistral. Son trait épais et ses profonds aplats de gris restituent à la perfection le Paris pluvieux et poisseux de l’hiver 1956. Chaque case exhale une odeur de bitume mouillé et de tabac froid. La précision avec laquelle le dessinateur immortalise les décors d’époque, des pavés de la rue Watt au viaduc ferroviaire de Tolbiac aujourd’hui disparu confère à l’œuvre une dimension quasi photographique et intemporelle. Les silhouettes massives, presque figées, accentuent la fatalité qui pèse sur les protagonistes.

En signant cette adaptation, Jacques Tardi n’a pas seulement traduit un roman policier : il a redéfini le roman graphique moderne. Cette œuvre sombre, immersive et désabusée est indispensable pour tout amateur de polar classique.

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