Fahrenheit 451

Album publié en 2010 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

D’après le roman de Ray Bradbury publié le 19 octobre 1953.

Guy Montag exerce le métier de pompier depuis dix ans.
Un soir, en quittant son service, il rencontre une jeune fille très intrigante, Clarisse Mc Clellan, avec laquelle il sympathise.
La jeune fille a des goûts étranges : marcher dans les bois, regarder la lune, déambuler sous la pluie, et raconte des choses saugrenues mais troublantes, comme cette curieuse histoire selon laquelle autrefois, les pompiers éteignaient les incendies au lieu de les allumer.
Car dans ce monde-là, oui, les pompiers mettent le feu : ils ont pour mission de brûler les livres interdits par la loi.

Dans cette première adaptation autorisée en bande dessinée, réalisée en étroite collaboration avec Ray Bradbury, Tim Hamilton a su créer une œuvre d’art véritablement saisissante. La prise de conscience par le héros des méthodes d’un gouvernement violemment obscurantistes s’y accompagne de la découverte de l’importance de la lecture en tant que liberté individuelle.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Fahrenheit 451 »

Fahrenheit 451, adapté en bande dessinée par Tim Hamilton avec l’aval de Ray Bradbury, transpose le chef-d’œuvre dystopique de 1953 dans un format visuel saisissant.
Publiée en 2010 chez Casterman, cette version conserve le propos central sur la censure et la perte de l’esprit critique dans une société où les pompiers brûlent les livresRay Bradbury lui-même signe la préface de la BD.

Le scénario met en lumière le parcours intérieur de Guy Montag, dont la rencontre avec Clarisse déclenche une remise en question profonde. Tim Hamilton illustre la paranoïa d’une Amérique maccarthyste, où le conformisme est érigé en norme, et rend palpable l’évolution psychologique des personnages grâce à des plans serrés sur leurs visages et des dialogues épurés.

extrait bd Fahrenheit 451

Sur le plan graphique, le choix d’une palette automnale, dominée par des ocres et des rouges brûlants, souligne la montée de la violence et l’urgence du déclin culturel. Les rares touches de bleu traduisent la fragilité de l’espoir, tandis que la mise en page cinématographique accentue l’intensité dramatique. Les aplats sombres et les jeux d’ombre renforcent l’atmosphère oppressante et confinent le lecteur dans l’univers étouffant de Ray Bradbury.

Cette adaptation respecte le texte original. Elle s’adresse autant aux passionnés de l’œuvre qu’à un public novice désireux de découvrir ce récit intemporel sous un angle contemporain et immersif.

Vous aimerez aussi