Hawkmoon – Tome 03 – Le dieu fou
Album publié en 2024 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
Adapté du roman La Légende de Hawkmoon– L’Amulette du Dieu Fou de Michael Moorcock publié en novembre 1967.

Le monde libre vit-il ses dernières heures ?
Dorian Hawkmoon et le comte d’Airain sont parvenus à stopper les armées granbretonnes aux portes de la Kamarg. Mais cette victoire, aussi retentissante soit-elle, n’a en rien freiné l’avancée des forces furieuses de l’Empire qui étend toujours plus sa domination sur le continent.
Hawkmoon a compris que le répit accordé par la défaite du Baron Meliadus sera de courte durée. Toujours sous la menace du réveil du Joyau Noir, le duc de Köln aura-t-il le temps de retrouver la trace du mage persan seul capable de le libérer du pouvoir de la pierre ?
S’il venait à échouer, le maléfice aurait tôt fait d’anéantir son âme et les espoirs qu’il porte avec lui. C’est donc monté sur un gigantesque oiseau écarlate qu’Hawkmoon s’est mis en route vers la Perse. Porté de milles en milles jusqu’aux montagnes sauvages du Pays bulgare, il va y croiser la route des dangereux adeptes du Dieu Fou et recevoir l’aide bienvenue d’un étrange archer des Balkans.
Après Elric, l’adaptation de l’autre grande saga de fantasy de Michael Moorcock, cette ambitieuse série continue de nous surprendre, révélant une œuvre sombre, mâtinée de science primitive et de magie futuriste. Cycle épique et inclassable par son mélange de références, Hawkmoon est aussi le récit d’une vengeance terrible que Jérôme Le Gris et Benoît Dellac magnifient avec générosité. Ils redonnent à cette œuvre magistrale un souffle d’une troublante modernité.
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Hawkmoon – Tome 03 – Le dieu fou »
Troisième volet de l’adaptation par Jérôme Le Gris et Benoît Dellac du cycle de Dorian Hawkmoon imaginé par Michael Moorcock, Le dieu fou déplace le récit vers l’est. Libéré provisoirement des armées granbretonnes, le duc de Köln quitte la Kamarg pour la Perse, en quête du mage capable de le débarrasser du Joyau noir logé sur son front.
Jérôme Le Gris tient son rythme sans céder à la précipitation. Plutôt que d’enchaîner les batailles, il installe les enjeux, laisse respirer la menace du Joyau et travaille la tension intérieure d’un héros que la pierre peut détruire à tout moment. Le voyage vers les montagnes bulgares, la rencontre avec les adeptes du Dieu fou et l’arrivée d’un archer affamé venu des Balkans injectent une note plus légère qui tranche avec la noirceur ambiante. On tient là un récit d’aventure classique, assumé, fidèle à l’a matière l’univers de Michael Moorcock.

La mise en scène de Benoît Dellac, ample, portée par l’encrage nerveux de Luca Bulgheroni et les couleurs chaudes de Greg Lofé, donne aux paysages une profondeur qui compte autant que l’action. L’oiseau écarlate qui transporte Hawkmoon, les reliefs sauvages, les silhouettes des fanatiques: chaque planche cherche l’ampleur, quitte à ralentir un peu le tempo.
En envoyant Hawkmoon affronter les adeptes du Dieu fou dans les montagnes bulgares, Jérôme Le Gris et Benoît Dellac signent un volet plus voyageur, où la beauté des planches compense largement un tempo volontairement posé.
Notre avis : 4/5




