Jurassic park

couverture bd Jurassic park

Album publié en 1993 aux éditions Comics USA.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Michael Crichton publié le 20 novembre 1990. Le film de Steven Spielberg est sorti ensuite en 1993.

couverture bd Jurassic park

Sur une île isolée au large du Costa Rica, le milliardaire John Hammond a réussi l’impossible : grâce aux avancées de la génétique et de la biotechnologie, il a ramené à la vie des dinosaures disparus depuis des millions d’années pour créer le plus fabuleux des parcs d’attractions.

Mais avant l’ouverture officielle au public, un petit groupe d’experts et de scientifiques est invité à visiter les lieux pour en garantir la sécurité.
Lorsque le système informatique du parc est saboté et qu’une tempête tropicale s’abat sur l’île, les barrières électrifiées s’éteignent…
Les visiteurs se retrouvent alors livrés à eux-mêmes face aux prédateurs les plus redoutables de l’histoire de la Terre.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jurassic park »

Adapter en bande dessinée un film dont la réputation tient d’abord à ses effets visuels relève du pari. Le scénariste Walter Simonson et le dessinateur Gil Kane s’y attellent pour cette version officielle du long métrage de Steven Spielberg, tiré du roman de Michael Crichton. Le seul nom de Gil Kane situe déjà l’ambition graphique : ce vétéran des comics, réputé pour ses cadrages nerveux et son sens du mouvement, aborde un sujet où tout repose sur l’élan des corps et la menace des grands prédateurs.

Le travail de Walter Simonson consiste d’abord à resserrer un récit dense dans l’espace de la case. Toute la difficulté est là : au cinéma, la peur naît du son et du surgissement, quand la page, elle, laisse le lecteur imposer son propre rythme. La tension change alors de nature. Elle passe par le découpage, par le blanc entre deux images, par le choix de l’instant figé plutôt que par le mouvement continu.

extrait bd Jurassic park

Gil Kane privilégie l’énergie du trait à l’exactitude paléontologique. Ses dinosaures cherchent l’impact et la masse, la charge plus que la fidélité documentaire. L’encrage de George Pérez appuie ce parti pris, celui d’une bande dessinée d’aventure héritière des comics d’action, et non d’une reconstitution scientifique.

Porté par l’énergie du dessin de Gil Kane et l’encrage de George Pérez, l’album assume sa nature de bande dessinée d’aventure plutôt que de calque du film, et y gagne sa raison d’être. L’album parlera surtout aux amateurs de la franchise et aux curieux de l’histoire du neuvième art américain, heureux de voir deux pointures du genre à l’œuvre sur une commande à fort enjeu.

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