La Boîte Noire
Album publié en 2013 aux Editions Futuropolis.
Résumé éditeur
Adapté de la nouvelle de Tonino Benacquista publié en novembre 1993 dans le recueil de nouvelles intitulé La Machine à broyer les petites filles.

Publié initialement en 2000, La Boîte Noire est à nouveau disponible dans une nouvelle édition.
Une adaptation virtuose de la nouvelle de Tonino Benacquista par Jacques Ferrandez, qui ravira les amateurs de l’auteur de Malavita comme ceux des Carnets d’Orient.
La bd « La Boîte Noire » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Boîte Noire »
Transposer la plume acérée de Tonino Benacquista n’est jamais aisé, tant son écriture repose sur l’implicite. Pourtant, en s’emparant de La Boîte noire en 2000, Jacques Ferrandez a réussi à transformer une nouvelle psychologique en une BD d’une densité rare.
L’intrigue nous plonge dans le sillage d’Arthur Seligman, rescapé d’un accident de la route qui s’éveille dans le coton d’une chambre d’hôpital. Son seul lien avec le monde ? Une « boîte noire » : le carnet où une infirmière a consigné ses délires de comateux. On retrouve ici le thème fétiche de Tonino Benacquista « la quête identitaire » traité non pas comme une enquête policière classique, mais comme un huis clos mental étouffant. La force du récit réside dans ce basculement permanent entre la reconstruction de soi et la paranoïa qui s’installe.

Graphiquement, Jacques Ferrandez délaisse le soleil de ses fresques historiques pour une palette plus sourde, presque clinique. Son usage de la couleur directe et du lavis apporte une dimension organique aux silences du récit. Le trait se fait plus nerveux pour illustrer les zones d’ombre de Seligman, capturant avec brio la fragilité d’un homme qui ne sait plus s’il doit croire en sa propre vérité.
Loin de trahir le texte original, Jacques Ferrandez en sublime l’amertume et l’angoisse. Une pépite du roman noir à la française.




