La maison biscornue
Album publié en 2026 aux éditions Paquet.
Résumé éditeur
D’après l’œuvre Agatha Christie (Crooked House) publiée le 23 mai 1949.

Londres, 1947.
Trois générations de la famille Leonides vivent ensemble sous la direction du riche patriarche Aristide, dans une grande demeure biscornue. Aristide, veuf, s’est remarié avec une très jeune femme. Sa soeur dirige la maison, tandis que sa petite-fille aime Charles Hayward et veut se marier.
Mais tout bascule quand Aristide meurt empoisonné… Le meurtrier ferait-il partie de la famille ?
Sophia fait part à son fiancé Charles Hayward de sa décision de ne pas consentir à l’épouser tant que le meurtrier n’aura pas été appréhendé.
Désespéré de ne pouvoir obtenir sa main, il commence sa propre enquête.
La bd « La maison biscornue » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La maison biscornue »
La Maison biscornue est l’adaptation en one-shot d’un roman policier d’Agatha Christie initialement publié en 1949. Rarissime particularité dans l’œuvre d’Agatha Christie : cette enquête autonome écarte totalement les détectives emblématiques que sont Hercule Poirot et Miss Marple, ce qui lui confère une singularité bienvenue.
Agatha Christie elle-même la considérait comme l’une de ses deux œuvres préférées et l’on comprend pourquoi.
Sur le plan narratif, le scénariste Frédéric Brémaud saisit avec acuité ce qui fait la force du roman : un découpage particulièrement homogène, des dialogues explicites et une narration intimiste, pour une enquête riche en rebondissements. Le titre est trompeur : ce n’est pas tant le manoir lui-même qui est biscornu, mais les personnalités tranchées des protagonistes et les relations qui les unissent. Le couple Sophia/Charles se complète remarquablement, tandis qu’une succession de personnages ambigus maintient le lecteur en haleine.

Sur le plan graphique, Alberto Zanon, rompu à l’univers d’Agatha Christie depuis plusieurs albums, impose un trait élégant et précis, ancré dans le Londres d’après-guerre. Coloriste attitré de la collection, Fabien Alquier apporte une palette aux tonalités sourdes et contrastées, qui épouse l’atmosphère étouffante de ce huis-clos familial.
En conclusion, l’album se lit sans lâcher une page, dramatique à souhait et diaboliquement maîtrisé.




