Les 3 p’tits cochons
Album publié en 2025 aux éditions Contre-Dires.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre de James Halliwell-Phillipps (publiée pour la première fois en 1886).

La réécriture la plus sombre du conte classique Les 3 p’tits cochons jamais imaginée, entre vos mains.
Oserez-vous plonger dans la version graphique de ce Conte interdit ?
Trois individus qui trempent dans le voyeurisme, la pornographie, le cannibalisme et la nécrophilie.
Une étudiante universitaire menant une vie bien rangée qui se retrouve à la morgue après avoir consommé du Flakka.
Un tueur à gages qui revient dans sa ville natale afin de mettre sa sœur en terre et qui découvre de troublantes vérités à son sujet.
Une rousse excentrique à la libido débridée et dénuée de tout sens moral, capable de pervertir les âmes les plus pures.
La bd « Les 3 p’tits cochons » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les 3 p’tits cochons »
Troisième volet d’une collection qui décline en romans graphiques la série d’horreur québécoise revisitant les contes classiques, cet album adapte le roman de Christian Boivin, dont S.P. Marion signe le scénario et Andy Belanger le dessin. Le principe consiste à prendre un conte de l’enfance pour en livrer une relecture radicalement noire, ici celle des Trois Petits Cochons, ce conte populaire anglais écrit par James Halliwell-Phillipps au dix-neuvième siècle, transposé dans un thriller contemporain glaçant. L’éditeur assortit d’ailleurs l’ouvrage d’un avertissement explicite, tant les thématiques abordées peuvent heurter.
L’intérêt de cette adaptation tient à sa construction de récit criminel plus que d’histoire à frissons. S.P. Marion entrelace les trajectoires de plusieurs personnages, une étudiante à la vie rangée qui se réveille à la morgue, un tueur à gages revenu enterrer sa sœur et découvrant sur elle de troublantes vérités, et une figure féminine manipulatrice. La structure repose sur une enquête dont les révélations progressives constituent le moteur, davantage que la surenchère gore.
Le conte d’origine, avec ses trois protagonistes et la menace qui les traque, sert de trame symbolique à une réflexion sombre sur la prédation et la perversion. Certains amateurs du genre pourront regretter que l’horreur passe plus par le malaise psychologique que par l’épouvante frontale.

Le dessin d’Andy Belanger, illustrateur habitué des registres sombres, sert cette atmosphère par des cadrages tendus et une colorisation qui accentue le sentiment d’oppression.
L’album s’adresse exclusivement à un lectorat adulte amateur d’horreur et de thrillers, et aux collectionneurs de la série.




