Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Indicible
Album publié en 2025 aux éditions Ki-oon.
Résumé éditeur
Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en juillet 1925.

La clé des rêves est à votre portée… oserez-vous l’utiliser ?
L’étoile Polaris guide le dormeur dans le monde des rêves, mais peut aussi l’y retenir prisonnier et lui faire perdre tout repère… Seulement, la réalité aussi contient sa part d’irréel, cachée là où on ne l’attend pas.
Les voleurs qui tentent de s’attaquer à la fortune du Terrible Vieillard l’apprendront à leurs dépens… Et pourtant, même les vieux briscards dans son genre ne peuvent rien face aux forces anciennes qui hantent certains lieux, comme l’étrange maison haute dans la brume. Il le sait, parfois, quand plus rien ne fait sens, mieux vaut abandonner toute logique.
Finalement, ne seraient-ce pas les rêveurs comme Randolph Carter qui détiennent la clé du mystère de cet indicible qui effraie autant qu’il fascine ? Loin de le fuir, il tente de s’en approcher, peut-être trop…
Enfoncez-vous dans les contrées du Rêve pour un voyage sans retour ! Gou Tanabe donne corps avec brio à Randolph Carter, alter ego de Howard Phillips Lovecraft… À travers lui s’expriment les pensées et les peurs de l’inventeur de l’horreur cosmiqu
La bd « L’Indicible » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Indicible »
Gou Tanabe s’est imposé comme le mangaka de référence pour l’adaptation de l’œuvre de Howard Phillips Lovecraft. Après L’Appel de Cthulhu, Les Montagnes hallucinées ou Dans l’abîme du temps, il poursuit ici l’exploration du cycle du rêve de l’écrivain de Providence dans un recueil de nouvelles, prépublié entre juin et décembre 2024 dans le magazine Comic Beam des éditions Enterbrain au Japon.
Le recueil rassemble plusieurs nouvelles d’Howard Phillips Lovecraft dont L’Indicible, publiée originellement en 1923 dans Weird Tales, et diverses histoires gravitant autour du cycle du rêve et du personnage de Randolph Carter. L’étoile Polaris guide le dormeur dans le monde des rêves, le Terrible Vieillard règle son compte à d’imprudents voleurs, et la maison haute dans la brume recèle des forces qui défient toute logique. Ce qui relie ces récits est la question centrale de toute l’œuvre lovecraftienne : qu’est-ce qui est réel, et l’humanité peut-elle seulement appréhender ce qui la dépasse ?

Gou Tanabe relève le défi le plus redoutable de d’Howard Phillips Lovecraft : donner une forme visuelle à l’indicible. Là où d’autres illustrateurs ont échoué en rendant trop concrètes les entités cosmiques, il maintient une ambiguïté graphique précieuse. Son noir et blanc d’une précision millimétrée, hérité de la tradition du manga seinen, joue sur les contrastes extrêmes et les architectures tentaculaires pour suggérer l’horreur plutôt que l’imposer. Le léger malaise des premières pages vire progressivement à l’angoisse absolue, suivant exactement la dynamique narrative de Lovecraft.
L’objet-livre lui-même, traite l’œuvre avec la solennité qu’elle mérite. Destiné aux amateurs de littérature fantastique et d’horreur cosmique, cet album est une invitation à plonger dans un univers où la raison cède inévitablement la place à la terreur.




