Les filles au chocolat – Tome 09 – Coeur poivré
Album publié en 2019 aux éditions Jungle.
Résumé éditeur
Adapté du roman Chocolate Box Girls de Cathy Cassidy publié le 2 septembre 2010.

Deux histoires inédites de GARÇONS au chocolat !
Loin des yeux.
L’été dernier, Jamie a eu un vrai coup de foudre pour Skye. Ensemble, ils ont passé des moments fabuleux. Mais, depuis son retour à Londres, Jamie sent que ses sentiments pour Skye s’estompent…
Surtout depuis qu’il a rencontré Ellie, une fille qui l’attire malgré lui. Et plus il essaie de faire » ce qui est bien « , plus il a l’impression de se transformer en lâche et en menteur…
Près du cœur Stevie n’a pas revu Coco depuis des mois. Et il doit bien l’avouer : elle lui manque !
Il est donc ravi que les Tanberry aient invité sa famille à passer le jour de l’an chez eux. Mais il a le trac : et s’ils n’avaient plus rien à se dire avec Coco ? Et si elle l’avait complètement oublié ?
La bd « Les filles au chocolat – Tome 09 – Coeur poivré » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les filles au chocolat – Tome 09 – Coeur poivré »
Véronique Grisseaux adapte en bande dessinée l’univers de Cathy Cassidy, romancière anglaise dont la série Chocolate Box Girls fournit la matière de ce neuvième tome des Filles au chocolat. Le livre ne suit pas un fil unique : il réunit deux récits inédits qui prennent pour héros des garçons, ce qui décale le regard habituel de la série. Le premier suit un adolescent partagé entre une histoire qui s’essouffle et une jeune fille qui le trouble malgré lui. Le second revient sur Stevie, qui n’a pas revu Coco depuis des mois et redoute que leur complicité se soit évaporée.
Ce qui retient l’attention, c’est la façon dont le texte fait peser les hésitations de ces garçons. Le premier récit repose sur un mot que le personnage finit par se reprocher, celui de lâcheté, et sur l’écart entre ce qu’il veut faire et ce qu’il fait. La culpabilité ne s’exprime pas en grands éclats : elle s’installe dans les silences et les demi-vérités. Stevie éprouve une gêne plus ordinaire, celle de retrouver quelqu’un après une longue absence sans savoir quoi lui dire. On perçoit la fragilité de ce trac sans que le récit en fasse un drame.
Ce cadre sert des récits qui doivent rester lisibles pour de jeunes lecteurs, et la couleur donne aux personnages une présence qui compte dans une histoire où l’émotion passe surtout par les gestes retenus. A recommander aux lecteurs à partir de dix ans, et d’abord aux lectrices qui suivent les Filles au chocolat depuis le début : elles y retrouveront des personnages dont les certitudes vacillent, ce qui donne à la série un ton plus nuancé.


















