Les misérables (2025)

Bande dessinée publiée en 2025 aux éditions Paquet.


Adapté du roman de Victor Hugo paru le 30 mars 1862.

Roman épique, Les Misérables dépeint de 1815, la fin de l’époque napoléonienne, à juin 1832, la Commune et les émeutes de Paris, une grande fresque basée sur la vie de pauvres gens dans Paris et la France provinciale.

Victor Hugo s’attachant plus particulièrement au destin du bagnard Jean Valjean. 

Outre le récit souvent dramatique des péripéties de vie des personnages, Victor Hugo expose ses idées sur l’Histoire, la société ou la religion.

Nb : Une erreur s’est glissé dans le résumé de l’éditeur les événements de juin 1832 ne sont pas « la Commune ». Il s’agit de l’insurrection républicaine de juin 1832 (les barricades qui suivent les funérailles du général Lamarque) Les événements de La Commune de Paris date de 1871.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Misérables »

Monument de la littérature française, Les Misérables de Victor Hugo connaît une nouvelle transposition en bande dessinée signée Tsai Chaiko, artiste asiatique déjà remarqué pour ses adaptations du Roi Singe et des Trois Royaumes. Auteur complet, Tsai Chaiko en assure l’adaptation, le dessin et la couleur, condensant en un seul album la fresque hugolienne.

Le récit épouse la trame du roman, de 1815 à l’insurrection républicaine de juin 1832. Il s’ouvre sur Jean Valjean, forçat tout juste libéré du bagne de Toulon, que son passeport jaune fait rejeter partout jusqu’à ce que l’évêque de Digne l’accueille et, par sa bonté, réveille en lui l’espoir.
Tsai Chaiko déroule ensuite les destins croisés de Fantine, Cosette, des Thénardier, de Marius et de Javert, sans esquiver la charge sociale de l’œuvre : la dénonciation par Victor Hugo de la misère et de l’exploitation du peuple sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Les dialogues se font rares, et c’est à l’image qu’incombe de porter l’émotion, choix audacieux.

extrait Les Misérables

Le dessin de Tsai Chaiko sert cette gravité. Ses personnages, expressifs et crédibles, semblent saisis dans leur vérité intérieure, tandis que la colorisation, mesurée et volontairement peu spectaculaire, s’accorde à la noirceur du roman original. Le grand format met en valeur la qualité de la fabrication et la profondeur des ambiances, du taudis parisien à l’auberge de province.

Cette BD est une adaptation ambitieuse et respectueuse. On la recommandera à qui redoute les deux mille pages du roman et aux lecteurs de Victor Hugo.


Les œuvres de Victor Hugo en BD

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