Les Mondes d’Ewilan – Tome 1 – La forêt des captifs
Album publié en 2020 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Pierre Bottero publié le 3 novembre 2004.

Le chef-d’œuvre de Pierre Bottero en BD !
Tandis que ses parents explorent les territoires sauvages de l’Autre monde, Ewilan se retrouve prisonnière sur terre d’une sinistre institution.
Au coeur de ce laboratoire clandestin, la Sentinelle félonne Elea Ril’Morienval fomente son retour en Gwendalavir, qu’elle cherche à conquérir. Privée de son don et réduite à l’impuissance par de terribles expériences, Ewilan ne pourra compter que sur le courage de Salim pour s’échapper…
L’univers de Pierre Bottero, développé en plusieurs cycles, s’est imposé comme une référence en matière de roman de fantasy pour adolescents.
Nouveaux environnements, nouveaux dangers, nouveaux personnages, Les Mondes d’Ewilan poursuit avec brio l’aventure initiée dans La Quête tout en creusant la psychologie adolescente de nos héros.
La talentueuse Cecilia Formicola rejoint à cette occasion l’équipe expérimentée de la Quête, Laurence Baldetti, Lylian et Nicolas Vial pour cette nouvelle saison.
La bd « Les Mondes d’Ewilan – Tome 1 – La forêt des captifs » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Mondes d’Ewilan – Tome 1 – La forêt des captifs »
Après les sept volumes consacrés à La Quête d’Ewilan, l’équipe reprend l’univers de Pierre Bottero pour un deuxième cycle. Lylian Klepakowsky signe le scénario, Laurence Baldetti le storyboard, Cecilia Formicola le dessin et Nicolas Vial les couleurs. Camille rentre sur Terre avec Salim pour quelques semaines tranquilles, pendant que ses parents explorent les terres sauvages de l’Autre monde. La tranquillité ne durera pas.
Le choix le plus courageux de cet album est de retirer à son héroïne ce qui faisait sa force. Privée du Dessin, enfermée, soumise à des expériences dans un laboratoire clandestin, Ewilan cesse d’être celle qui résout les situations. Le récit se déplace alors vers Salim, dont la fidélité têtue devient le seul moteur, et vers Maniel, homme-lige des parents de Camille, qui donne au volume ses meilleures pages sur le sens d’un serment librement prêté. Lylian Klepakowsky laisse volontairement des fils en suspens, une enquête policière et des meurtres inexpliqués, et assume une ouverture de cycle qui pose plus de questions qu’elle n’en résout. Le retour d’Éléa Ril’Morienval en fait une menace nettement plus concrète que dans le cycle précédent.

Cecilia Formicola s’inscrit dans la continuité graphique de la série sans se contenter de l’imiter. Le passage de la fantasy de Gwendalavir à des décors contemporains, salles carrelées et couloirs fermés, lui permet un travail de cadrage plus resserré, et Nicolas Vial suit le mouvement en assombrissant sensiblement sa palette.
Le vrai héros de ce premier tome s’appelle Salim, ce qui est la meilleure idée qu’on pouvait avoir pour relancer la série. À conseiller aux lecteurs de dix à quatorze ans, aux amateurs du premier cycle en bande dessinée, et à ceux qui ont lu les romans de Pierre Bottero et voudront comparer la façon dont l’adaptation resserre son intrigue.




