Les Reines de sang – Agrippine T03 – Ce qui ne peut être nommé
Album publié en 2026 aux éditions Delcourt.
Résumé éditeur

Troisième et dernier volet de l’épopée sanglante d’Agrippine, la femme la plus ambitieuse de toute l’histoire de la Rome ancienne, prête à affronter jusqu’à son propre fils, pour arriver à ses fins…
An 54 après J.-C. . Néron fait empereur, sa mère Agrippine semble avoir enfin atteint son but… Mais régner dans l’ombre ne lui suffit pas. Elle songe maintenant à être la première femme couronnée impératrice de Rome.
Un véritable blasphème… qui va l’entraîner dans une guerre totale contre son fils, son vieil ami Sénèque et l’ambitieuse Poppée, future épouse de l’empereur…
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Agrippine T03 – Ce qui ne peut être nommé »
Troisième et dernier volet de la trilogie que Luca Blengino consacre à Agrippine, cet album referme une fresque romaine entamée avec l’enfance de la future impératrice. Roberto Ali, dessinateur milanais présent depuis le premier tome, en assure les planches. Le récit s’ouvre à la fin de l’an 54, lorsque Néron accède au trône et que sa mère semble avoir enfin atteint son but, elle qui a empoisonné son mari Claude pour placer son fils au pouvoir.
Le titre annonce l’enjeu du livre. Régner dans l’ombre ne suffit plus à Agrippine, qui ambitionne désormais d’être couronnée impératrice à part entière, prétention inouïe dans la Rome antique et véritable blasphème aux yeux du Sénat. Luca Blengino tire de cette démesure une guerre psychologique d’une réelle densité, où la mère et le fils se disputent l’ascendant par la manipulation et la paranoïa. Autour d’eux, le philosophe Sénèque et l’ambitieuse Poppée deviennent des pièces décisives d’un jeu d’influence où chaque décision peut précipiter la chute. Le scénariste évite la simplification et rend palpable ce que la Rome impériale doit à l’entrelacement du sang, du pouvoir et de la peur.

Roberto Ali propose une mise en scène dense et volontiers théâtrale. Ses décors monumentaux installent une atmosphère de tragédie antique, tandis que ses visages très expressifs et ses compositions resserrées maintiennent une tension permanente entre les protagonistes.
L’album s’adresse aux amateurs de bande dessinée historique. On lira utilement en parallèle le Poppée du même scénariste, paru simultanément, qui éclaire les mêmes intrigues sous un autre angle.






