Mère Yvonne-Aimée de Malestroit – 2 – Une charité sans limite
Album publié en 2015 aux éditions Signe.
Résumé éditeur

Sur un scénario et des dessins de Gaëtan Evrard, cette bande dessinée retrace la vie d’Yvonne Beauvais. Ce tome commence à son entrée au monastère des augustines de Malestroit le 18 mars 1927 et se termine par sa mort, à 50 ans, le 3 février 1951.
La bd « Mère Yvonne-Aimée de Malestroit – Enfance et jeunesse – 2 – Une charité sans limite » disponible ici

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mère Yvonne-Aimée de Malestroit – Enfance et jeunesse – 2 – Une charité sans limite »
Avec ce second volet, Gaëtan Evrard referme une biographie dessinée consacrée à Yvonne Beauvais, devenue Mère Yvonne-Aimée de Malestroit. Après l’enfance et la jeunesse, il suit la religieuse de son entrée chez les Augustines de Malestroit, en 1927, jusqu’à ses dernières années. Le titre annonce la ligne directrice : la charité envers les plus démunis, prise non comme un ornement pieux mais comme le moteur d’une vie entière.
Tout l’intérêt du récit tient à la façon dont Gaëtan Evrard fait tenir ensemble deux registres qui pourraient s’exclure. D’un côté, une femme d’action, supérieure puis fondatrice d’une fédération de monastères, engagée dans les épreuves de la guerre. De l’autre, une mystique entourée de phénomènes qui déconcertent son entourage. Plutôt que de trancher, l’album laisse parler les faits : soigner, secourir, bâtir, résister par la seule charité. Cette entrée par les actes évite le portrait purement édifiant et donne au personnage une épaisseur bien réelle.

Sur le plan graphique, Gaëtan Evrard recourt à l’aquarelle, qu’il pratique de longue date dans l’illustration religieuse pour la jeunesse. Le trait reste lisible, les cadrages clairs, au service d’une lecture accessible dès le plus jeune âge. Signant seul le scénario, le dessin et les couleurs, il impose une tonalité cohérente, où la douceur des teintes accompagne des moments parfois rudes.
On tient là une introduction sensible à une figure bretonne encore méconnue. Là où beaucoup de vies de saints se figent dans la vénération, Gaëtan Evrard préfère l’exactitude et le concret, et c’est ce parti pris qui rend cette charité « sans limite » crédible.
