Voyage avec un âne dans les Cévennes

Bande dessinée publiée en 2026 aux éditions De Borée.


Adapté du récit de Robert Louis Stevenson publié en juin 1879.

Un homme, un âne et quelques tracas …
La bande dessinée se prête bien à la narration de cette aventure pittoresque et pleine de rebondissements, réellement vécue par Robert Louis Stevenson, connu dans le monde entier pour ses deux romans, L’Île au trésor (1883), L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M . Hyde (1886).
En marge de l’aventure, la guerre des Camisards, soulèvement de paysans protestants important dans les Cévennes, est relatée dans son contexte historique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Voyage avec un âne dans les Cévennes »

Avec cette adaptation dessinée du récit de Robert Louis Stevenson, Juliette Lévéjac s’attache à l’un des plus attachants journaux de voyage de la littérature du dix-neuvième siècle. En 1878, l’écrivain écossais traverse à pied les Cévennes, du Monastier-sur-Gazeille à Saint-Jean-du-Gard, en compagnie de Modestine, une ânesse récalcitrante achetée pour porter son barda. Juliette Lévéjac, qui vit sur les lieux mêmes du périple, restitue cette marche avec une évidente connaissance du terrain.

Loin du simple carnet de randonnée, l’album épouse la double nature du texte de Robert Louis Stevenson. Il y a d’abord la comédie de l’homme et de la bête, ces querelles répétées avec Modestine qui donnent au récit sa tendresse bourrue. Il y a ensuite l’épaisseur historique, la mémoire de la guerre des Camisards, ces protestants cévenols insurgés après la révocation de l’édit de Nantes, que Juliette Lévéjac inscrit en filigrane des paysages. La solitude choisie du marcheur, sa mélancolie discrète, affleurent sans jamais alourdir le propos.

extrait bd Voyage avec un âne dans les Cévennes

Le dessin privilégie une ligne souple et une mise en couleurs qui suit les tonalités changeantes de l’automne cévenol, des ors des châtaigneraies aux gris des hauteurs granitiques. Juliette Lévéjac ménage de larges cases contemplatives où le paysage devient personnage à part entière, ponctuées de séquences plus vives quand Modestine s’entête. Cette respiration visuelle épouse la lenteur revendiquée du voyageur.

L’album s’adresse aux amateurs de littérature de voyage, aux marcheurs du GR 70 devenu chemin de Stevenson. Juliette Lévéjac signe une transposition sensible et documentée, fidèle à l’esprit vagabond de Robert Louis Stevenson comme à la géographie qui l’a inspiré.

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