Catégorie : La seconde Guerre Mondiale

Retrouvez une sélection de bandes dessinées sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.

Les résistants et résistantes, les militaires, ceux qui ont subi les camps de concentration en bd.

Les grandes batailles de la seconde guerre mondiale en bd. De l’Europe à l’océan Pacifique, en passant par l’Afrique et la Scandinavie, une guerre Mondiale.

153 bd sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.

Femmes en résistance – Numéro 1 – Amy Johnson

couverture bd Femmes en résistance - Numéro 1 - Amy Johnson

Album publié en 2013 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

couverture bd Femmes en résistance - Numéro 1 - Amy Johnson

Cette tétralogie, dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent, s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, est un personnage fictif ; elle permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp.

Dessiné par Pierre Wachs, le premier tome de Femmes en résistance évoque l’itinéraire mouvementé de l’aviatrice britannique Amy Johnson, dont la passion et le talent pour l’aviation, alors totalement inhabituels pour une femme, ont constitué un formidable défi face aux préjugés de son époque.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Femmes en résistance – Numéro 1 – Amy Johnson »

« Femmes en résistance – Numéro 1 – Amy Johnson » est une bande dessinée qui marque le début d’une série dédiée aux femmes extraordinaires de la Seconde Guerre mondiale. Le récit, élaboré par Régis Hautière et Francis Laboutique en collaboration avec l’historienne Emmanuelle Polack, explore la vie de l’aviatrice britannique Amy Johnson à travers un mélange habile de faits historiques et de fiction. Les illustrations de Pierre Wachs apportent une dimension visuelle saisissante qui enrichit l’expérience de lecture.

Le scénario nous plonge dans les années 1930, une époque où Amy Johnson, malgré les préjugés de son temps, s’affirme comme une pionnière de l’aviation. Son parcours, jalonné de défis et d’exploits, est présenté avec une grande fidélité historique. Le personnage fictif d’Anna Schaerer, une journaliste suisse, sert de fil rouge pour relier les histoires des différentes femmes de la série, ajoutant une couche narrative qui permet une immersion plus profonde dans leur vie​​.

La bande dessinée se distingue par la qualité de ses dessins et la richesse de son contenu historique. Chaque page est une invitation à découvrir l’univers de l’aviation et le courage d’une femme qui a su défier les conventions sociales de son époque. On louera la précision du scénario et l’excellence des illustrations, tout en notant que le format limité d’une bande dessinée impose une certaine concision qui peut laisser le lecteur sur sa faim concernant certains aspects de la vie d’Amy Johnson​.

« Femmes en résistance – Numéro 1 – Amy Johnson » est un hommage poignant à une figure emblématique de l’aviation. C’est une œuvre qui offre un regard inspirant sur le rôle des femmes dans l’histoire. Un début prometteur pour une série qui promet de célébrer des destins féminins exceptionnels.


La Fille au carnet pourpre

Album publié une première fois en 2016 chez Steinkis.


Résumé éditeur

Un roman graphique qui réhabilite la mémoire de la résistante Anne Corre.

couverture bd La Fille au carnet pourpre

Été 1940, Anne Corre a 15 ans quand les troupes allemandes envahissent la pointe de la Bretagne.

Après une action spontanée le 11 novembre 1940, elle est envoyée à Paris, au prestigieux lycée Victor-Duruy. Très vite, elle participe, avec Geneviève de Gaulle, à des actions pour protéger ses profs juifs.
Anne entre en Résistance au sein d’un groupe de combat chargé d’exécuter les « collabos » et de saboter le STO.

Traquée par la Gestapo, elle est capturée à Rennes et monte dans le dernier train de déportation avant l’arrivée des Américains.
Sachsenhausen, Ravensbrück, puis on perd sa trace.

Il ne reste d’elle que des fragments d’histoire, une réputation malencontreuse qui fait croire à tort qu’elle était collabo et… un carnet pourpre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Fille au carnet pourpre »

« La Fille au carnet pourpre » de Roger Faligot et Alain Robet est une bande dessinée qui nous plonge dans la Bretagne occupée de 1940 à travers le regard d’Anne Corre, une jeune résistante de 15 ans. Le récit est basé sur des faits historiques.

Le scénario de Faligot, journaliste et historien, est impeccablement documenté, intégrant des détails authentiques issus du véritable carnet pourpre d’Anne. Ce dernier ajoute une profondeur émotionnelle et une authenticité qui transcendent la simple fiction. L’intrigue nous transporte de Brest à Paris, en passant par Morlaix et Quimper, où Anne mène des actions clandestines audacieuses, aux côtés de figures emblématiques comme Geneviève de Gaulle​.

Le dessin en noir et blanc d’Alain Robet parvient à capturer l’atmosphère sombre et oppressante de l’époque. Sa représentation des paysages bretons et des scènes de guerre est particulièrement évocatrice, renforçant l’immersion du lecteur dans cette période tumultueuse​​.

L’illustration manque un peu de finesse et de dynamisme. Mais, c’est précisément cette simplicité qui permet au récit de rester au premier plan, rendant hommage à la force intérieure d’Anne Corre et à sa détermination sans faille​​.

« La Fille au carnet pourpre » est une œuvre pour quiconque s’intéresse à l’histoire de la Résistance française. Elle met en lumière le courage méconnu de jeunes résistants et nous rappelle l’importance de ne jamais oublier ces héros oubliés de l’Histoire.


Pour plus d’infos sur Anne Core, vous pouvez consulter le site :

Anne Corre était une étudiante pendant l’occupation allemande en France. Elle a rejoint le groupe de résistance Marceau et a mené différentes actions, notamment la traque des agents français travaillant pour les Allemands, des actes de sabotage, et la distribution de tracts.

Elle a été arrêtée avec sa camarade Jacqueline Razer, internée et déportée en Allemagne. Anne Corre est décédée en déportation en avril ou mai 1945. Elle a été honorée à titre posthume avec des médailles pour sa participation à la résistance.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Les Compagnons de la Libération : L’île de Sein

Album publié une première fois en 2022 aux Editions Grand Angle.


En embarquant pour Londres, ils emportent l’honneur de la France.

couverture bd Les Compagnons de la Libération : L'île de Sein

Tout paraît immuable sur ce morceau de roche face à l’océan : la même mer indomptable, les mêmes hommes, solidaires, fidèles et silencieux.

Mais en 1940, c’est le continent qui est enseveli sous la marée nazie.


Après avoir entendu l’appel du 18 juin, les hommes se concertent. Il faut partir, vivre libre comme tous ceux qui chérissent la mer, et continuer la lutte.

Tous les hommes décident alors de s’embarquer pour l’Angleterre pour prendre le seul parti qui leur soit naturel, celui de la fidélité à la patrie et à la liberté.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Compagnons de la Libération : L’île de Sein »

Jean-Yves Le Naour, historien aguerri, signe avec L’île de Sein un chapitre poignant des Compagnons de la Libération.

À travers le destin des Sénans en 1940, Le Naour nous transporte au cœur de la Seconde Guerre mondiale.

Le scénario, à la fois précis et émouvant, met en lumière la décision héroïque des habitants de cette petite île bretonne de rejoindre les Forces Françaises Libres après l’appel du Général de Gaulle. Les personnages fictifs, bien que créés de toutes pièces, reflètent authentiquement le courage et la détermination des véritables Sénans.

extrait bd Les Compagnons de la Libération : L'île de Sein

Brice Goepfert, par ses dessins réalistes, capture avec finesse les émotions et l’atmosphère de l’époque. Les paysages marins, les visages marqués par l’inquiétude et la résolution, sont magnifiquement rendus. Les couleurs de Fabien Blanchot ajoutent une dimension supplémentaire, rendant chaque scène encore plus immersive.

Cette bande dessinée est non seulement un hommage vibrant à ceux qui ont osé dire « non » à l’occupation, mais aussi une œuvre pédagogique.

En combinant une narration captivante et une fidélité historique rigoureuse, L’île de Sein s’affirme comme une lecture essentielle pour tous, jeunes et moins jeunes.



L’île de Sein est la commune française la plus décorée au titre de la Seconde Guerre mondiale, ayant reçu la Croix de la Libération, la Croix de Guerre 1939-1945 et la médaille de la Résistance.

Le 19 juin 1940, le Zénith, un Dundee, quitte Audierne avec 95 passagers, dont des Sénans et des Chasseurs alpins.

Le 22 juin 1940, le gardien d’Ar-Men annonce la diffusion d’un appel du général français à la BBC. Les habitants se rassemblent pour l’écouter.

Les 24 et 26 juin 1940, cinq navires prennent la mer, emmenant la garnison et les Sénans vers l’Angleterre.

128 Sénans rejoignent ainsi l’Angleterre, représentant environ 25% des premiers Français arrivés à Londres.

De Gaulle fait l’éloge de l’île de Sein en déclarant : « L’île de Sein est un quart de la France ».

Plus d’infos sur le site du musée de l’ordre de la libération :

Résistants oubliés

Album publié en 2015 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Devoir de mémoire…

couverture bd Résistants oubliés

De juin 1940 à la fin de la seconde guerre mondiale, des milliers de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, malgaches, indochinois, espagnols, italiens, tunisiens, déserteurs ou évadés des camps de prisonniers, gagneront les rangs des FFI (Forces françaises de l’intérieur) pour aider la Résistance contre l’occupation allemande.

On en trouve au combat dans les maquis de plus de trente départements métropolitains…

Résistants oubliés rend hommage à ces combattants souvent oubliés par l’histoire officielle.

À travers plusieurs récits indépendants les uns des autres, inspirés de faits réels, découvrez le rôle de ces « indigènes de la résistance ». Cet album d’utilité publique est conclu par un dossier compilant les photos, articles, témoignages et archives qui ont servi à sa réalisation.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Résistants oubliés »

« Résistants oubliés » est une œuvre poignante qui s’impose comme un indispensable témoignage historique.

À travers une série de récits indépendants, Olivier Jouvray et Kamel Mouellef nous plongent dans l’univers méconnu des résistants étrangers et coloniaux ayant combattu au sein des Forces françaises de l’intérieur pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la diversité des protagonistes : des Algériens, Marocains, Sénégalais, Indochinois, Espagnols et Italiens, tous unis par un même désir de liberté et de justice. Loin des clichés habituels, « Résistants oubliés » met en lumière ces héros anonymes, souvent oubliés par l’histoire officielle, qui ont joué un rôle crucial dans la libération de la France.

Les auteurs réussissent à capturer l’essence de ces parcours avec une précision documentaire. Chaque histoire est un fragment de mémoire, reconstitué avec un souci du détail qui force le respect.

extrait bd resistants oubliés

Baptiste Payen, par son trait sobre et rigide, apporte une dimension quasi clinique à l’ouvrage, permettant aux faits de parler d’eux-mêmes sans artifice. Si ce choix stylistique peut sembler austère, il renforce néanmoins la gravité et la véracité du propos.

L’album se conclut sur un précieux cahier historique, offrant photos et documents d’époque, qui enrichissent et prolongent l’expérience de lecture. En ces temps où la xénophobie et l’intolérance resurgissent, « Résistants oubliés » rappelle avec force que le courage et l’humanité transcendent les frontières. Une œuvre essentielle, à mettre entre toutes les mains.