Catégorie : Histoire

Cicatrices de guerre(s)

Album publié en 2014 aux Editions de la Gouttière.


couverture bd Cicatrices de guerre(s)

22 auteurs de bande dessinée se penchent sur la Première Guerre mondiale.

Réalistes ou décalés, muets ou dialogués, ces courts récits nous parlent d’un début de siècle qui tourne mal.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cicatrices de guerre(s) »

Publié en 2009, Cicatrices de guerre(s) s’affirme comme une œuvre collective d’une rare intensité, où quinze récits courts illuminent la mémoire encore vive de la Première Guerre mondiale. Conçu par une équipe d’auteurs et illustrateurs, majoritairement picards, l’album s’ancre profondément dans l’histoire d’une région marquée par les épreuves du conflit.

Chaque chapitre dévoile une facette particulière de cette période dramatique : la vie dans les tranchées, les « gueules cassées », les lettres déchirantes entre soldats et familles, ou encore les enfants laissés à l’arrière.

extrait bd Cicatrices de guerre(s)

Si la diversité des approches peut parfois créer un contraste dans le ton ou le rendu visuel, cela renforce paradoxalement la richesse de l’ensemble. Parmi les récits les plus marquants, celui de Francis Laboutique se distingue par sa sensibilité visuelle, tandis que l’histoire signée Régis Hautère séduit par sa profondeur narrative.

Au-delà de ses qualités intrinsèques, Cicatrices de guerre(s) se présente comme un hommage vibrant aux cicatrices laissées par l’Histoire. Ce projet, soutenu par le Conseil régional de Picardie, invite à la réflexion tout en honorant la mémoire des anonymes de la Grande Guerre. Une lecture incontournable pour les passionnés d’histoire et d’art graphique.

Alésia, l’ultime espoir

Album publié aux éditions Gallia Vetus en 2020.


À Gergovie nous avons fait reculer César, à Alésia nous allons l’anéantir.

Première référence émotionnelle de l’histoire de la nation française, la bataille d’Alésia a profondément marqué les esprits et durablement imprégné le paysage autour du mont Auxois.

Important du point de vue des forces militaires en présence, cet affrontement l’est aussi par ses enjeux géopolitiques. D’un côté se joue l’indépendance des peuples gaulois et de l’autre, la fin de sept années de guerres et de conquêtes. L’espoir est dans les deux camps.

De cette tragédie, émergent deux hommes que tout oppose, deux généraux d’exception dont le destin sera lié au dénouement de cette gigantesque confrontation, César et Vercingétorix. S’appuyant sur les dernières recherches archéologiques et historiques, les auteurs nous dépeignent ici cette grande fresque historique avec un œil neuf, gommant certains clichés pour proposer une autre lecture. Ils nous décrivent ainsi les Gaulois et les Romains tels qu’ils ont pu être à l’époque.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Alésia, l’ultime espoir »

« Alésia, l’ultime espoir » de Jean-Louis Rodriguez, Silvio Luccisano, Christophe Ansar et Frédéric Bergèse, se présente comme une œuvre magistrale dans le panorama des bandes dessinées historiques. Plongeant le lecteur dans les méandres de la bataille d’Alésia, cette BD se distingue par une précision historique remarquable et une narration immersive.

Dès les premières pages, le lecteur est capté par la reconstitution minutieuse des événements. Les auteurs, s’appuyant sur des recherches archéologiques récentes, évitent les clichés pour proposer une vision authentique des Gaulois et des Romains. La stratégie de Vercingétorix, ses espoirs et ses défaites sont décrits avec une profondeur saisissante. La confrontation entre César et Vercingétorix, deux figures emblématiques de l’histoire, est rendue avec une intensité dramatique qui tient en haleine.

extrait bd Alésia, l'ultime espoir

Christophe Ansar, en tant que dessinateur, excelle dans la représentation des scènes de bataille. Les illustrations sont dynamiques et les détails historiques des armures et des paysages apportent une grande crédibilité à l’ensemble. Frédéric Bergèse, par ses choix de couleurs, parvient à renforcer l’atmosphère dramatique de cette période tumultueuse.

La dimension pédagogique de l’œuvre est également à saluer. Le cahier pédagogique en fin de volume permet de contextualiser les événements et d’approfondir la compréhension du lecteur, rendant cette bande dessinée aussi éducative que divertissante.

« Alésia, l’ultime espoir » est une bande dessinée incontournable pour les passionnés d’histoire et les amateurs d’aventures épiques. Les auteurs réussissent à combiner une rigueur historique avec une narration captivante, faisant de cette œuvre une réussite tant sur le plan artistique que didactique.

Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 2ème partie

Bande dessinée publiée en 2020 aux éditions La Boite à Bulle.


La vie de Jacques, apprenti ouvrier, depuis l’euphorie des premiers congés payés en 1936, jusqu’à la chape de plomb de l’Occupation allemande pendant la Deuxième guerre mondiale.

couverture bd Ouvrier, Mémoires sous l'Occupation - 2ème partie

Nous sommes en 1936 et un vent d’espoir souffle sur le monde ouvrier avec la victoire du Front Populaire aux élections.

Apprenti dans les ateliers de construction navale de Bordeaux, Jacques ne profite pas moins de son adolescence, croquant avec insouciance la vie —­ à pleines dents et en dessins sur son carnet — en ces temps de premiers congés payés…

Mais bientôt, c’est la mobilisation générale puis la guerre. Réformé, Jacques n’y prend pas part.
La débâcle de 1940 ramène à Bordeaux les troupes allemandes. Commence alors le temps de l’Occupation, du couvre-feu, des rationnements, des dilemmes et des premiers amis disparus… Mais faut-il pour autant cesser de vivre pleinement ?

Un récit tout à la fois intime et historique…


Bordeaux, 1942. La France, toujours occupée, continue de vivre à l’heure allemande.

Le frère de Jacques, Marceau, est retenu dans un camp de travail en Allemagne. Les deux compagnons échangent quelques lettres mais la censure ne permet pas de savoir réellement ce que vit le détenu. Cela ne semble pas pour autant perturber Jacques qui, de son côté, goûte aux joies de l’amour et aux balades galantes en compagnie de son amoureuse : Jacqueline.

Jacques culpabilise parfois de sa félicité mais l’ivresse de sa douce passion ne tolère pas d’entrave et la gêne s’efface rapidement.

Jacques et Jacqueline sont deux jeunes gens qui aspirent à la gaieté et si le temps paraît s’opposer à l’idée terrible du bonheur, les amoureux n’en ont que faire et choisissent le camp divergent, une passerelle lumineuse, au-dessus du monde. Et s’il faut être égoïste et aveugle pour s’aimer en temps de guerre, Jacques veut bien fermer les yeux, quitte à oublier tout le reste, la guerre, les Allemands, les grands bouleversements qui se préparent alentour et surtout son frère, son meilleur ami, Marceau.

Un récit intime et enrichissant qui donne à voir l’Occupation sous un angle bien plus humain qu’un cours d’histoire !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 2ème partie »

« Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 2e partie » de Bruno Loth s’affirme comme une bande dessinée à la fois émouvante et historiquement précise, plongeant le lecteur dans le quotidien d’un ouvrier bordelais durant l’Occupation allemande. Le récit, basé sur les souvenirs du père de l’auteur, Jacques, se distingue par sa capacité à allier l’intime et le collectif, offrant une fresque humaine des plus touchantes.

Bruno Loth excelle dans l’art de dépeindre les dilemmes moraux et les petites victoires de la vie quotidienne sous l’Occupation. Ses dessins, à la fois simples et réalistes, sont rehaussés par une palette de couleurs sobres qui souligne la gravité de l’époque sans jamais sombrer dans le pathos. Cette sobriété graphique permet de rendre compte de l’ordinaire avec une justesse saisissante, faisant de chaque page un témoignage poignant de résilience et de survie​.

extrait Ouvrier, Mémoires sous l'Occupation - 2ème partie

La précision documentaire de l’œuvre réussie à capturer l’essence des ateliers de construction navale de Bordeaux ainsi que les bouleversements socio-politiques de l’époque. Loth, par son trait épuré et son sens du détail, transforme le quotidien en une épopée où chaque geste et chaque décision résonnent avec une intensité particulière.

« Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 2e partie » n’est pas seulement une bande dessinée historique, c’est une œuvre profondément humaine qui éclaire d’un jour nouveau les sacrifices et les espoirs d’une génération marquée par la guerre. Bruno Loth offre ici une véritable leçon de mémoire, portée par un récit intime et universel à la fois.



Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Bordeaux

Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 1ere partie

Bande dessinée publiée en 2020 aux éditions La Boite à Bulle.


La vie de Jacques, apprenti ouvrier, depuis l’euphorie des premiers congés payés en 1936, jusqu’à la chape de plomb de l’Occupation allemande pendant la Deuxième guerre mondiale.

Nous sommes en 1936 et un vent d’espoir souffle sur le monde ouvrier avec la victoire du Front Populaire aux élections.

Apprenti dans les ateliers de construction navale de Bordeaux, Jacques ne profite pas moins de son adolescence, croquant avec insouciance la vie —­ à pleines dents et en dessins sur son carnet — en ces temps de premiers congés payés…

Mais bientôt, c’est la mobilisation générale puis la guerre. Réformé, Jacques n’y prend pas part.
La débâcle de 1940 ramène à Bordeaux les troupes allemandes. Commence alors le temps de l’Occupation, du couvre-feu, des rationnements, des dilemmes et des premiers amis disparus… Mais faut-il pour autant cesser de vivre pleinement ?

Un récit tout à la fois intime et historique…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 1ere partie »

Bruno Loth, dans « Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 1ère partie« , plonge le lecteur dans le quotidien difficile de Jacques, un ouvrier bordelais pendant l’Occupation allemande. Loth, s’inspirant des mémoires de son père, réussit à capturer l’essence de cette période avec une authenticité remarquable.

L’une des forces majeures de cette bande dessinée réside dans sa capacité à évoquer les épreuves des gens ordinaires sans verser dans le pathos excessif. Jacques, le protagoniste, incarne la résistance silencieuse de ceux qui, malgré la terreur et les privations, continuent à travailler, à vivre et à espérer. Le trait de Loth, simple mais efficace, accompagne parfaitement ce récit intime et poignant, soulignant les émotions sans les surjouer.

La fidélité historique est un autre point fort de l’œuvre. Loth ne se contente pas de raconter une histoire ; il documente une époque. Les conditions de travail des ouvriers, les dilemmes moraux face aux compromissions imposées par l’Occupation, et la solidarité discrète mais tenace entre les personnages sont autant d’éléments qui ancrent ce récit dans une réalité palpable. La richesse de ce contexte historique confère à l’album une dimension éducative précieuse​​.

L’authenticité et la simplicité narrative de Loth permettent une immersion totale dans cette époque sombre​. La bande dessinée, sans artifice, rend hommage à la résilience humaine et offre une réflexion profonde sur les choix moraux en temps de guerre.

« Ouvrier, Mémoires sous l’Occupation – 1ère partie » est une œuvre à la fois émouvante et instructive, qui capte avec justesse la dure réalité de l’Occupation à travers le prisme des expériences individuelles. Une lecture indispensable pour quiconque s’intéresse à cette période de l’histoire.



Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Bordeaux

Garde à la Frontière – La 14-18 des soldats suisses en BD

Album publié en 2018 aux Editions Cabedita.


En randonnée dans le Jura avec ses parents, un enfant se retrouve soudainement projeté une centaine d années en arrière, en 1917.
À travers ses yeux, partez à la découverte de la vie des soldats mobilisés pour défendre la neutralité suisse pendant la Première Guerre mondiale.
Laissez-vous emporter dans une histoire qui redonne vie aux anecdotes et écrits laissés par les militaires qui ont vécu la mob: la peur, la frustration, les bons moments, les confrontations, les instants tragiques et l’ennui.
Une vie dure pour les soldats et les familles, mais également ponctuées de moments insolites, comiques et surprenants.
Dans la seconde partie, découvrez comment la Suisse a vécu ces années difficiles.
Une carte vous oriente également vers des lieux où l on peut encore observer des vestiges de l époque sur territoire helvétique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Garde à la Frontière – La 14-18 des soldats suisses en BD »

« Garde à la Frontière – La 14-18 des soldats suisses en BD » de Samuel Embleton nous offre un rare voyage dans l’histoire suisse de la Première Guerre mondiale, loin des champs de bataille emblématiques.
À travers un procédé narratif astucieux, l’auteur introduit un jeune garçon d’aujourd’hui qui, lors d’une randonnée, est transporté en 1917 dans les montagnes suisses. Ce passage entre deux époques nous permet de découvrir la vie quotidienne des soldats suisses mobilisés, chargés de protéger une frontière qui, bien que géographiquement stable, reste imprégnée de tensions et de peurs.

Les illustrations de Samuel Embleton méritent une mention spéciale pour leur capacité à capturer l’atmosphère de l’époque avec une précision visuelle remarquable. L’attention aux détails – uniformes, paysages enneigés, expressions faciales – plonge le lecteur dans un univers à la fois intimiste et historique. Le récit est également soutenu par des anecdotes véridiques et des récits de l’époque, rendant chaque page riche et captivante.

Au-delà de la fiction, la bande dessinée se complète d’une section documentaire, détaillant le contexte et les défis spécifiques à la Suisse durant cette période de neutralité surveillée.
Cette œuvre hybride séduira autant les amateurs d’histoire que les lecteurs de bandes dessinées, parvenant à transmettre avec force les paradoxes d’un pays en paix au cœur d’un monde en guerre.

Verdun – 1916

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Plein Vent.


couverture bd Verdun - 1916

Le 7 août 1932, lors de l’inauguration de l’ossuaire de Douaumont, un groupe d’anciens combattants du même village est présent.

Tandis que se tiennent les discours officiels, le groupe d’hommes s’écarte et part déambuler sur le champ de bataille de Verdun.

La mémoire se met en marche lorsqu’ils évoquent leurs souvenirs de la plus monstrueuse bataille de l’histoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun – 1916 »

« Verdun – 1916 » de Jean-François Vivier, avec les dessins percutants de Stephan Agosto, est une bande dessinée qui se distingue par sa profondeur historique et son approche pédagogique.

Cet album commence par l’inauguration de l’ossuaire de Douaumont en 1932, une ouverture qui ancre immédiatement le récit dans une réflexion sur la mémoire et les horreurs de la guerre.

La bande dessinée offre une reconstitution fidèle de la bataille de Verdun, l’une des plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. Les auteurs réussissent à capturer l’absurdité et la brutalité du conflit, en s’appuyant sur des documents authentiques. Le récit suit des soldats ordinaires, permettant une immersion totale dans leur quotidien de souffrance et de courage.

extrait bd Verdun - 1916

On salue la structure narrative et le dynamisme du découpage qui maintiennent le lecteur en haleine. Les illustrations de Stephan Agosto sont particulièrement remarquées pour leur réalisme et leur capacité à transmettre l’émotion brute des scènes de bataille. Chaque case est un tableau qui respire l’authenticité et la douleur de l’époque.

« Verdun – 1916 » est bien plus qu’une simple bande dessinée historique. C’est un hommage poignant aux milliers de vies sacrifiées et un rappel important de la folie de la guerre.

Une œuvre essentielle pour tous ceux qui cherchent à comprendre et à ressentir les réalités de la Première Guerre mondiale.

Enfer glacé

Album publié en 2018 aux éditions Mosquito.


Résumé éditeur

couverture bd Enfer glacé

En décembre 1939, les armées de Staline envahissent la Finlande.

Le rapport des forces en présence est disproportionné et pourtant les Finlandais infligent une sanglante défaite aux Soviétiques lors de la bataille de la route de Raate.

Cet épisode historique sert d’arrière-plan à la nouvelle œuvre de Lukkarinen.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Enfer glacé »

La bande dessinée Enfer glacé, créée par Pekka Lehtosaari et Hannu Lukkarinen, plonge le lecteur au cœur des hivers glacials de 1939, lorsque la Finlande fut envahie par l’URSS.

Le récit se concentre sur la bataille historique de la route de Raate, où les troupes finlandaises, malgré des moyens limités, repoussèrent les envahisseurs soviétiques dans une résistance héroïque et inattendue.

Pekka Lehtosaari utilise ses talents de conteur pour offrir une narration précise et captivante, qui guide le lecteur à travers l’intensité du conflit tout en respectant la réalité historique.

Le travail artistique de Hannu Lukkarinen, en noir et blanc, souligne la dureté des paysages enneigés et l’âpreté des combats, rappelant le style d’aventure classique, mais avec une nuance documentaire.

Chaque case est une illustration riche, où l’atmosphère sombre s’impose sans forcer le trait. Les images saisissantes parviennent à adoucir, voire poétiser, la brutalité des affrontements, tout en rendant hommage aux soldats finlandais.

extrait bd Enfer glacé

Enfer glacé s’adresse tant aux passionnés d’histoire qu’aux amateurs de récits graphiques immersifs. En plus de dévoiler un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, cette bande dessinée se démarque par sa rigueur historique et son esthétique soignée, offrant un équilibre rare entre précision factuelle et puissance visuelle.



Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Raate

Bibracte, le casus belli helvète

Album publié aux éditions Gallia Vetus en 2022.


Cette guerre, que l’on ne nomme pas encore la « guerre des Gaules », sera longue, meurtrière et coûteuse.

Cette fiction historique, mêlant personnages fictifs et réels, nous plonge dans les prémices de ce qui s’apprête à devenir un des plus grands conflits de l’Antiquité.

Cette guerre, que l’on ne nomme pas encore la « Guerre des Gaules », sera longue, meurtrière et coûteuse. Elle modifiera à tout jamais le cadre géopolitique de l’Europe occidentale.

Sur un fond historique réel, ce scénario met en scène de nombreux personnages ayant existé. Parmi eux, Lucius Vorenus et Titus Pullo. Ces derniers apparaissent sous la plume de César, durant l’année 54 avant J.-C. (César, B.G., V, 54). Pour notre scénario, en – 58, au moment où débute ce récit, Titus Pullo est déjà militaire.

Lucius Vorenus, en revanche, est encore un « jeune paumé » cherchant sa voie. La narration va nous montrer cette quête et son aboutissement en découvrant les raisons qui vont le pousser à rejoindre César et à suivre le pas des légions.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bibracte, le casus belli helvète »

« Bibracte, le casus belli helvète » est une œuvre qui marie avec brio rigueur historique et art visuel. Silvio Luccisano, au scénario, et Ludovic Gobbo, à l’illustration, nous plongent au cœur de 58 avant J.-C., lorsque les Helvètes, en quête de nouvelles terres, provoquent une réaction militaire de Jules César. Ce premier tome d’une série sur la Guerre des Gaules se distingue par une fidélité historique scrupuleuse, rendue possible grâce à la collaboration de nombreux experts, dont Vincent Guichard.

L’album retrace la migration helvète et de la bataille de Bibracte, qui fit plus de 100 000 morts. Les auteurs ont su reconstituer cette période tumultueuse avec une précision archéologique remarquable, chaque page regorgeant de détails minutieux qui transportent le lecteur dans l’Antiquité. Le trait de Ludovic Gobbo, précis et expressif, donne vie à cette fresque historique, rendant les personnages et les événements profondément immersifs.

« Bibracte, le casus belli helvète » est une œuvre magistrale qui ravira autant les amateurs d’histoire que les passionnés de bande dessinée.

La Grande Guerre – Tome 2 – 1916-1918 … du Chemin des Dames à l’Armistice

Album publié en 2008 aux éditions du Triomphe.


Résumé éditeur

couverture bd La Grande Guerre - Tome 2 - 1916-1918 … du Chemin des Dames à l'Armistice

Après la terrible bataille de Verdun, le Chemin des Dames est l’un des épisodes les plus meurtriers de la Guerre.

Malgré les tentatives de paix, les forces en présence, exténuées, vont encore s’affronter deux longues années avant la sonnerie de l’Armistice, le 11 novembre 1918.

Le bilan de la Der des ders sera terrible.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Grande Guerre – Tome 2 – 1916-1918 … du Chemin des Dames à l’Armistice »

Philippe Glogowski nous offre avec « La Grande Guerre – Tome 2 : 1916-1918… du Chemin des Dames à l’Armistice«  une œuvre d’une rare intensité, où la rigueur historique se conjugue avec une sensibilité artistique remarquable.

Ce deuxième volet de la série plonge le lecteur au cœur des batailles les plus décisives de la Première Guerre mondiale, dévoilant les souffrances et les espoirs des soldats pris dans l’enfer des tranchées.

Le trait de Philippe Glogowski, précis et méticuleux, restitue avec une authenticité frappante l’atmosphère lourde et oppressante des champs de bataille. Les paysages désolés, les expressions des combattants, tout concourt à immerger le lecteur dans cette période. La palette de couleurs choisie, dominée par des tons terreux, contribue à renforcer cette immersion, évoquant la boue omniprésente et le ciel pesant des jours de conflit.

extrait bd La Grande Guerre - Tome 2 - 1916-1918 … du Chemin des Dames à l'Armistice

Au-delà de la reconstitution historique, Philippe Glogowski parvient à humaniser ces événements en s’attardant sur les détails de la vie quotidienne des soldats. Chaque page témoigne de son engagement à rendre hommage aux hommes qui ont vécu ces horreurs. La narration, bien que dense, reste accessible, ce qui rend cet ouvrage aussi instructif qu’émouvant.

« 1916-1918 … du Chemin des Dames à l’Armistice »  »est une bande dessinée qui saura captiver les amateurs d’histoire comme les passionnés de bande dessinée.

Une bd à découvrir.


La Grande Guerre – Tome 1 – 1914-1916 … de Sarajevo à Verdun

Album publié en 2006 aux éditions du Triomphe.


Résumé éditeur

couverture bd La Grande Guerre - Tome 1 - 1914-1916 … de Sarajevo à Verdun

28 juin 1914: l’attentat de Sarajevo déclenche ce que l’on a appelé la Grande Guerre et entraîné plus de neuf millions de morts de par le monde.

Ce premier tome nous fait vivre les deux premières années du conflit dans tous ses aspects historiques et humains et nous emporte au travers des tranchées jusqu’à la Voie Sacrée.

Une bande dessinée pour appréhender la Première Guerre mondiale à l’approche des cérémonies du centenaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Grande Guerre – Tome 1 – 1914-1916 … de Sarajevo à Verdun »

La Grande Guerre – Tome 1 : 1914-1916 … de Sarajevo à Verdun de Philippe Glogowski se présente comme une œuvre magistrale qui réussit à capturer la complexité et la brutalité des premières années de la Première Guerre mondiale.

À travers une narration à la fois rigoureuse et poignante, Glogowski parvient à retranscrire les événements historiques avec une précision qui ravira les amateurs d’histoire. Son talent en tant que dessinateur est indéniable, chaque planche étant soigneusement élaborée pour immerger le lecteur dans l’atmosphère oppressante des tranchées et la réalité crue du front.

L’auteur ne se contente pas de relater les faits, il les humanise, en mettant en avant le vécu des soldats, leurs peurs, et leurs espoirs brisés. Ce choix de focaliser sur l’expérience humaine permet à la bande dessinée de transcender le simple récit historique pour devenir une œuvre profondément émotive. Glogowski parvient ainsi à équilibrer le poids des événements historiques avec des moments d’introspection personnelle, offrant une dimension plus intime à cette fresque épique.

extrait bd La Grande Guerre - Tome 1 - 1914-1916 … de Sarajevo à Verdun

L’album, tout en étant dense, reste accessible grâce à une narration claire et des illustrations expressives. Cette BD s’adresse aussi bien aux passionnés d’histoire qu’à ceux qui découvrent cette période tragique de notre passé.

Le travail de Glogowski est à la fois un hommage aux millions de vies perdues et une méditation sur la futilité des conflits. Une œuvre indispensable pour tout amateur de bande dessinée historique.