Catégorie : Classique Du 14ème Siècle

Au bord de l’eau – Volume 2

Album publié en 2010 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Shi Nai’an publié en 1350.

couverture bd Au bord de l'eau - Volume 2

Shi Jin, dit le Dragon Bleu, doit préparer ses villageois à une attaque des brigands de la montagne.
Grand spécialiste en arts martiaux, il défie en combat singulier l’un de leurs chefs mais n’en reste pas moins sur ses gardes.
Il s’attend à une prochaine razzia bien plus violente que la précédente.
Les bandits ne tardent pas en effet à se manifester mais pas de la manière attendue…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au bord de l’eau. Volume 2 »

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extrait bd Au bord de l'eau - Volume 2

Au bord de l’eau – Volume 1

Album publié en 2008 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Shi Nai’an publié en 1350.

couverture bd Au bord de l'eau - Volume 1

Sous le règne du fils du ciel Ren Zong de la dynastie des grands Song, les épidémies faisaient rage ; s’y ajoutèrent inondations, incendies et famines.
Le souverain dragon confia alors au Maréchal Hong Xin la délicate mission de quérir le Maître céleste en personne.
Hélas, le maréchal tomba dans les pièges tendus pour tester sa détermination.
C’est ainsi qu’il descella une stèle enfouie depuis des siècles dans laquelle étaient emprisonnés 36 astres célestes et 72 astres terrestres. Soit 108 rois-démons…

Au bord de l’eau (en chinois : Shui-Hu-zhuan, littéralement Le Récit des berges) est l’un des quatre chefs-d’œuvre de la littérature populaire chinoise.

Le texte est aussi fameux en Asie que l’Odyssée l’est en Occident. Comme le récit d’Homère, c’est un roman épique qui fut rédigé après plusieurs siècles de transmission orale. On estime que la version écrite par Shi Nai-an au XIVe siècle a été plus lue que la Bible. Depuis six siècles, tous les Chinois connaissent cette histoire, qui s’est depuis propagée dans l’ensemble des pays asiatiques.

Là-bas, ces héros sont aussi connus que nos trois mousquetaires, et pourtant, ils ne sont pas 4… mais 108 !

Ces brigands d’honneur, luttant contre l’oppression, sont la représentation des 72 astres terrestres et des 36 astres célestes, libérés par erreur par un mandarin ivre de pouvoir. C’est pour lutter contre ce genre de personnage, inique et coutumier de l’abus de pouvoir, que ces rebelles au grand cœur s’uniront. Ensemble, ils défieront les autorités impériales qui oppressent le peuple pour leur seul bénéfice.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au bord de l’eau. Volume 1 »

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extrait bd Au bord de l'eau

L’Enfer

Album publié en 2022 aux éditions Magnard.


D’après l’œuvre de Dante Alighieri composée en 1307 et 1321.

couverture bd L'Enfer

Quand Mattotti rencontre Dante, cela donne un immense livre d’art qui se dévore avec délectation !

Texte et images se marient avec fureur, les talents de Dante et de Mattotti se liant, comme destinés l’un à l’autre.
La poésie infernale de Dante face aux images flamboyantes de Mattotti : un chef-d’oeuvre, une oeuvre d’art littéraire.
Aux illustrations s’ajoutent des croquis préparatoires qui sont une véritable immersion dans l’acte créatif de Mattotti.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Enfer »

Publié en novembre 2022 à l’occasion du 700e anniversaire de la mort de Dante Alighieri, ce livre illustré réunit deux géants séparés par sept siècles : le poète florentin, père de la langue italienne, et Lorenzo Mattotti, peintre, illustrateur et auteur de bande dessinée né à Brescia en 1954, révélé au grand public en 1984 avec Feux. Le pari était vertigineux : s’emparer du premier volet de La Divine Comédie (l’Inferno) sans le trahir.

Les illustrations de Lorenzo Mattotti donnent une transposition de grand impact aux figures inquiètes et hallucinées que traversent Dante et Virgile dans leur descente aux cercles des damnés. L’œuvre ne se contente pas d’accompagner le texte : elle le prolonge intérieurement, figurant la faute, la peur et la rédemption différée. La dimension métaphysique du périple, l’homme égaré qui doit traverser l’horreur pour retrouver la lumière, ressort avec une acuité particulièrement saisissante.

extrait bd L'Enfer

Les illustrations viennent enrichir l’œuvre originale avec la même force d’évocation que les vitraux des églises médiévales : on pourrait presque lire le texte de Dante Alighieri à travers les seules images de Lorenzo Mattotti, tant elles se suffisent à elles-mêmes.
Travaillant dans un registre expressionniste et quasi abstrait, Lorenzo Mattotti façonne des formes tourmentées où la matière semble en fusion. Les illustrations se déploient en pleine page, en double page ou en habillage du texte pour rythmer la lecture et lui donner vie, créant un véritable souffle dramatique.

L’ensemble se conclut par des croquis préparatoires, véritable immersion dans l’acte créatif de Lorenzo Mattotti, révélant les tâtonnements et la tension qui président à chaque planche.
Destiné aux amateurs d’art autant qu’aux lecteurs de Dante Alighieri, ce livre illustré s’impose comme une rencontre nécessaire : deux visions de l’enfer, une seule œuvre.

Le décaméron – Un divertissement d’après Boccace (2026)

Album publié aux éditions The Hoochie Coochie en 2026.


Adapté de l’œuvre de Giovanni Boccace composée entre 1348 et 1351.

Toscane, XIVe siècle.
Alors que la Grande Peste décime allégrement l’Europe, dix jeunes gens se réfugient à la campagne et égayent leurs journées en racontant des histoires à tour de rôle.
Dix contes par journée fois dix jours nous donnent les cent récits formant le Décaméron écrit par Boccace entre 1348 et 1351.
Fabliaux, paraboles, anecdotes traitant d’amours heureuses ou malheureuses, grivoises ou chevaleresques, raillant le clergé et la cupidité d’une époque où l’épidémie de bubons a rejeté toutes valeurs morales aux oubliettes.
C’est dans cette somme que Vincent Vanoli puise la matière de son album et traite de ce Moyen Âge tardif, cher au catalogue The Hoochie Coochie avec le trait expressionniste et charbonneux qu’on lui connaît.
Tantôt drôle, tantôt cruel, cette adptation du Décaméron par Vincent Vanoli a été initialement publiée aux défuntes éditions Ego Comme X au tournant du XXIe siècle.
Pour cette version remaniée, The Hoochie Coochie s’est adjoint les services d’un préfacier hors pair pour introduire cette œuvre : le légendaire Ambre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le décaméron – Un divertissement d’après Boccace »

Les éditions The Hoochie Coochie exhument ici l’adaptation que Vincent Vanoli, figure de la bande dessinée alternative francophone, consacra au recueil de Giovanni Boccace, parue une première fois chez Ego comme X au tournant du siècle. Cette version remaniée, préfacée par Ambre, rappelle le dispositif du texte original, écrit vers 1348 alors que la peste noire ravage Florence, quand dix jeunes gens de bonne famille se réfugient à la campagne et tuent l’ennui en se racontant chacun une histoire par jour.

Plutôt que de transposer les cent nouvelles, Vincent Vanoli puise dans cette somme pour en restituer l’esprit. La crudité de Boccace demeure intacte, avec ses fabliaux grivois, ses amours contrariées, mais l’auteur en éclaire surtout l’arrière-plan moral. Le rire y naît d’un monde où l’épidémie a désarmé toute vertu, et la gaieté des conteurs se teinte d’une inquiétude sourde. Tantôt drôle, tantôt cruel, l’album fait entendre ce contrepoint entre l’insouciance affichée des personnages et la mort qui rôde au-delà des murs.

extrait bd Le décaméron - Un divertissement d'après Boccace

Le trait expressionniste et charbonneux de Vincent Vanoli sert admirablement ce propos. Ses noirs épais, ses visages grimaçants et ses ombres denses installent un Moyen Âge tardif rugueux, très éloigné de l’imagerie policée des adaptations classiques. La texture même du dessin, presque salie, semble porter la trace du fléau qui a engendré ces récits.

L’album s’adresse aux lecteurs de bande dessinée d’auteur, aux amateurs de littérature médiévale. Vincent Vanoli signe une relecture âpre et charnelle, dont la réédition comble une vraie lacune.

Le Décaméron

Album publié aux Editions Claude Lefrancq en 1991.


Adapté de l’œuvre de Giovanni Boccace composée en 1349 et 1353.

couverture bd Le Décaméron

Fuyant la peste qui décime Florence en 1348, sept jeunes filles et trois jeunes gens trouvent refuge dans une somptueuse villa toscane. Pendant dix jours, entre concerts, fêtes et banquets, chacun s’efforce de divertir les autres par l’invention quotidienne d’un conte.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le décaméron »

En 1991, les éditions Claude Lefrancq lancent dans leur collection BDécrivain l’adaptation du chef-d’œuvre de Giovanni Boccace par le tandem père-fils Alexandre et Dino Attanasio. Cette initiative s’inscrit dans la tradition éditoriale belge d’adaptation des classiques littéraires, projet ambitieux visant à transposer en bande dessinée les cent nouvelles du recueil florentin du XIVe siècle.

Alexandre Attanasio, fils du maître Dino, apporte au scénario sa formation de linguiste et traducteur, garantissant une approche respectueuse du texte original. Cette collaboration familiale témoigne d’une volonté de préserver l’authenticité historique tout en offrant une lecture contemporaine accessible.

L’œuvre restitue fidèlement le cadre historique de 1348 : la peste noire qui ravage Florence pousse dix jeunes gens à se réfugier dans une villa toscane. Cette toile de fond dramatique contraste avec l’esprit des récits, oscillant entre galanterie expéditive et polissonnerie naturelle, comme le soulignait déjà La Fontaine dans ses commentaires sur Giovanni Boccace.

extrait bd Le Décaméron

Dino Attanasio, fort de son expérience acquise auprès des grands noms de l’école franco-belge, déploie ici un style graphique réaliste et expressif particulièrement adapté aux récits d’époque.
La mise en couleur pastel et douce accompagne harmonieusement le propos, créant une atmosphère feutrée qui évoque la douceur de vivre de la Renaissance italienne naissante.

Cette adaptation du Décaméron constitue un pont réussi entre patrimoine littéraire et art séquentiel contemporain. En préservant l’esprit libertin et l’humanisme de Giovanni Boccace tout en exploitant les spécificités du medium bande dessinée, les Attanasio offrent une BD qui satisfera autant les amateurs de littérature classique que les passionnés de neuvième art en quête de récits d’exception.

Le décaméron – Un divertissement d’après Boccace

Album publié aux éditions Ego comme X en 2000.


Adapté de l’œuvre de Giovanni Boccace composée en 1349 et 1353.

couverture bd Le décaméron - Un divertissement d'après Boccace

Cette bande dessinée est une adaptation libre de l’œuvre de Giovanni Boccace.
L’auteur y sélectionne dix contes parmi les cent du Décaméron original, encadrés par un récit-cadre situé en Toscane, en pleine pandémie de peste.
Dix jeunes gens se réfugient à la campagne et, pour tromper l’ennui et la mort, se racontent tour à tour une histoire par jour, comme dans l’œuvre de Boccace.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le décaméron – Un divertissement d’après Boccace »

Publié en 2000 aux éditions Ego Comme X, Le Décaméron de Vincent Vanoli propose une adaptation libre et inspirée du classique de Giovanni Boccace, situé en 1348 lors de l’épidémie de peste à Florence. 
Plutôt que de restituer les cent récits originels, Vincent Vanoli en sélectionne dix, qu’il fait conter par le moine Caruso et son garde Luigi.

extrait bd Le décaméron - Un divertissement d'après Boccace

Graphiquement, l’auteur use d’un trait expressionniste mêlant encre de Chine, pastels et gouache blanche, pour modeler des perspectives éclatées et des visages carnavalesques ; chaque planche se lit comme une enluminure médiévale revisitée, oscillant entre cubisme et naïveté archaïque.

Ce Décaméron mérite la découverte des amateurs de bande dessinée et des passionnés de littérature médiévale.

Mélusine, Fée serpente – Intégrale

Album publié aux éditions Geste en 2017.


Adapté de l’œuvre de Jean d’Arras composée en 1392 et 1394.

couverture bd Mélusine, Fée serpente - Intégrale

Née sous le nom de Mélusine, à la fin du XIVe siècle dans le roman de Jean d’Arras, souvent « imaginée » dans les enluminures du Moyen Âge, l’amoureuse passionnée qui fait chavirer le cœur de Raymondin, revit aujourd’hui dans une bande dessinée pleine de passion, de haine, de métamorphoses et de rebondissements.
L’histoire de la fée poitevine qui veut redevenir femme mortelle est à la fois humaine et surnaturelle.
Redécouvrez cette héroïne troublante et tragique dans une adaptation libre, moderne et documentée.
Mais attention… il y a quelques risques à épouser une légende !
L’histoire de Mélusine, fée poitevine désirant redevenir femme mortelle. Adaptation libre de Mélusine : roman du XIVe siècle de Jean d’Arras. Avec un dossier sur les coulisses de l’album.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mélusine, Fée serpente – Intégrale »

Cette intégrale rassemble les deux volets, La Grand’Goule et Geoffroy la Grand’Dent, d’une adaptation dessinée de l’une des grandes figures de l’imaginaire médiéval français. Didier Quella-Guyot au scénario et Sophie Balland au dessin s’emparent du roman que Jean d’Arras rédigea à la fin du quatorzième siècle, celui de la fée poitevine Mélusine, femme jusqu’à la taille et serpente au-dessous, condamnée à cette métamorphose et rêvant de redevenir mortelle.

L’intérêt de cette relecture tient à sa modernité psychologique. Didier Quella-Guyot ne se contente pas d’illustrer la légende, il en réactive les tensions les plus universelles, l’amour interdit et la transgression du tabou. Le cœur du récit repose sur le pacte scellé avec Raymondin, sommé de ne jamais regarder son épouse un jour précis, et sur le secret qui empoisonne peu à peu leur union. Le scénariste transforme ainsi le merveilleux en interrogation sur la confiance conjugale, dotant ces personnages médiévaux d’une épaisseur intérieure contemporaine. La figure de Mélusine, bâtisseuse de forteresses autant qu’amoureuse tragique, gagne une ambivalence troublante, entre puissance et malédiction, que l’adaptation revendique comme documentée sans jamais s’alourdir.

extrait bd Mélusine, Fée serpente - Intégrale

Le trait de Sophie Balland, qui assure également les couleurs, épouse cette double nature, humaine et surnaturelle. Sa palette accompagne les métamorphoses et les bascules dramatiques, et son dessin sait rendre aussi bien l’intimité des sentiments que le souffle légendaire des paysages poitevins.

L’album s’adresse aux amateurs de légendes médiévales, de récits fantastiques et de patrimoine régional, en particulier poitevin.


Mélusine, Fée serpente – Tome 2 – Geoffroy la Grand’Dent

Album publié aux éditions Geste en 2001.


Adapté de l’œuvre de Jean d’Arras composée en 1392 et 1394.

couverture bd Mélusine, Fée serpente - Tome 2 - Geoffroy la Grand'Dent

Mélusine, fée bâtisseuse de tant de forteresses en Poitou, s’est aussi donnée une descendance étonnante : pas moins de dix garçons, tous touchés du sceau de la malédiction familiale ! L’aîné, le géant Geoffroy la Grand’Dent, n’est pas le moins impressionnant de ces gaillards. Violent, imprévisible, Geoffroy marque à jamais l’illustre lignée…

Dans ce deuxième volet de Mélusine, Fée serpente, les auteurs ont à nouveau pris des libertés avec la légende et le mythe pour mieux exacerber les passions et développer des rencontres inattendues, inoubliables. Retrouvez Mélusine et Raymondin, Geoffroy et ses frères maudits, le neveu Gauscelin, sa mère Audeburge, sa sœur Blanche… dans un spectacle haut en couleurs qui allie Histoire médiévale et drame fantastique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mélusine, Fée serpente – Tome 2 – Geoffroy la Grand’Dent »

Avec ce second tome, Didier Quella-Guyot (scénario) et Sophie Balland (dessin) poursuivent leur adaptation ambitieuse de la légende médiévale de Mélusine, figure emblématique du folklore poitevin. L’album s’ancre dans le contexte du XIVe siècle, période où la fée-serpent, popularisée par Jean d’Arras, incarne la frontière trouble entre humanité et merveilleux. Ce volume met en lumière Geoffroy la Grand’Dent, fils aîné de Mélusine.

Le scénario explore la dualité des personnages, tiraillés entre héritage féerique et destin humain. Geoffroy, à la fois géant et chevalier, fascine par sa force sauvage tempérée d’une quête de justice, évoquant la difficulté de concilier deux natures opposées. 

Graphiquement, le trait de Sophie Balland se distingue par une expressivité et une palette chromatique qui oscille entre onirisme et réalisme. Les scènes de métamorphose et de confrontation sont servies par une mise en page dynamique, soulignant la tension dramatique et la richesse émotionnelle des personnages.

Ce tome s’adresse aux amateurs de récits médiévaux revisités. Une bande dessinée érudite et sensible, qui renouvelle avec talent la légende de Mélusine sans jamais trahir ses racines historiques.


Mélusine, Fée serpente – Tome 1 – La Grand’Goule

Album publié aux éditions Geste en 2000.


Adapté de l’œuvre de Jean d’Arras composée en 1392 et 1394.

couverture bd Mélusine, Fée serpente - Tome 1 - La Grand'Goule

Née sous le nom de Mélusine, à la fin du XIVᵉ siècle dans le roman de Jean d’Arras, souvent « imaginée » dans les enluminures du Moyen Âge, l’amoureuse passionnée qui fait chavirer le cœur de Raymondin, revit aujourd’hui dans une bande dessinée pleine de passions, de haines, de métamorphoses et de rebondissements.

L’histoire de la fée poitevine qui veut redevenir femme mortelle est à la fois humaine et surnaturelle.
Redécouvrez cette héroïne troublante et tragique dans une adaptation libre, moderne et documentée.
Mais attention… Il y a quelques risques à épouser une légende !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mélusine, Fée serpente – Tome 1 – La Grand’Goule »

Didier Quella-Guyot et Sophie Balland proposent avec ce premier tome une réinterprétation du roman de Jean d’Arras (1392-1394), donnant une nouvelle vie à l’une des figures les plus fascinantes de l’imaginaire médiéval français. 
Cette adaptation libre transpose l’histoire de la fée poitevine dans le langage contemporain de la bande dessinée, sans trahir l’essence du mythe originel.

La BD explore avec subtilité les thèmes universels de l’amour interdit et de la transgression du tabou. La relation entre Mélusine et Raymondin transcende le simple récit merveilleux pour questionner les fondements du couple et de la confiance mutuelle. Didier Quella-Guyot parvient à insuffler une dimension psychologique moderne aux personnages médiévaux, créant une tension scénaristique palpable autour du secret que doit garder Raymondin.

Sophie Balland déploie un style graphique qui allie « mystère et sensualité », parfaitement adapté à cette histoire d’amour surnaturel. Son approche « réaliste classique » enrichie d’une mise en page dynamique et moderne crée un équilibre visuel saisissant entre ancrage historique et accessibilité contemporaine. Les métamorphoses de Mélusine bénéficient d’un traitement graphique particulièrement réussi.

Cette adaptation constitue une introduction à la richesse de la littérature médiévale française, recommandée tant aux amateurs de bandes dessinées historiques qu’aux passionnés de légendes.


Divine Comédie

Album publié aux éditions Soleil en 2021.


Adapté de l’œuvre de Dante Alighieri composée en 1303 et 1321.

Comprenez et appréciez la Divine Comédie de Dante, le premier chef-d’oeuvre de la littérature italienne, grâce au manga !

Brûlant d’un amour sans retour pour Béatrice, Dante perd toute volonté de vivre au décès de celle-ci.

Soudain, il s’aperçoit qu’il erre dans une bien sombre forêt.

Il y rencontre Virgile, le poète de la Rome Antique, et pour trouver sa voie, décide de voyager avec lui à travers les divers « royaumes de l’après-vie ».


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Divine Comédie »

L’adaptation manga de « La Divine Comédie » par Variety Artworks, éditée par Soleil, propose une interprétation visuellement frappante de l’épopée de Dante Alighieri. Cette initiative audacieuse vise à rendre ce chef-d’œuvre littéraire accessible à un public moderne, en particulier les adolescents et jeunes adultes.

L’œuvre respecte la trame originale : Dante, dévasté par la mort de Béatrice, est guidé par Virgile à travers l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Cette quête spirituelle et philosophique est riche en allégories et visions infernales, retranscrites avec une certaine fidélité qui ravira les amateurs de classiques littéraires​​.

Cependant, l’adaptation n’est pas exempte de critiques. Les illustrations sont inégales, certaines planches étant magnifiquement détaillées tandis que d’autres semblent moins travaillées, ce qui peut parfois briser l’immersion du lecteur​. Malgré ces fluctuations, le style artistique parvient souvent à capturer l’atmosphère dramatique et mystique du texte original.

Les simplifications nécessaires pour adapter ce poème complexe en format manga sont perceptibles, mais elles permettent de rendre l’œuvre plus abordable pour les néophytes. On peut noter que cette approche rend hommage à l’esprit de l’original tout en étant suffisamment accessible pour attirer un nouveau public​.

« La Divine Comédie » par Variety Artworks est une adaptation digne d’intérêt qui, malgré quelques imperfections visuelles, réussit à introduire un classique intemporel à une nouvelle génération.

C’est un pont réussi entre la grande littérature et la culture populaire contemporaine, offrant une porte d’entrée engageante dans l’univers riche et complexe de Dante.