Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

La peste – Tome 3

Album publié en 2022 aux éditions Michel Lafon


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre d’Albert Camus publiée le 10 juin 1947.

couverture bd La peste - Tome 3

La première adaptation en manga du chef-d’œuvre d’Albert Camus, Prix Nobel de littérature.

Accompagné de son voisin Tarrou et de nombreux citoyens d’Oran, le docteur Rieux lutte contre la propagation a juré de protéger. Mais endiguer l’épidémie qui s’abat sur la ville semble sans espoir.


Le mangaka japonais Ryota Kurumado adapte pour la première fois en manga le chef-d’oeuvre d’Albert Camus, prix Nobel de littérature.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La peste – Tome 3 »

Ryota Kurumado poursuit son adaptation ambitieuse du chef-d’œuvre d’Albert Camus avec ce troisième tome de « La Peste« , une œuvre qui plonge le lecteur dans une ambiance oppressante.

Le mangaka japonais réussit ici à retranscrire avec une rare intensité l’atmosphère de désespoir et de lutte contre l’inéluctable. Le docteur Rieux, personnage central, incarne ce combat acharné contre une épidémie qui semble défier toute tentative de contrôle, transformant Oran en un théâtre de souffrances humaines incommensurables.

extrait bd La peste - Tome 3

L’un des aspects les plus frappants de cette adaptation est le choix stylistique de Kurumado. Son dessin épuré, en noir et blanc, sans artifices, confère une puissance visuelle qui appuie les thèmes sombres du récit. Cette simplicité graphique, loin d’affaiblir l’impact du récit, renforce au contraire la gravité des situations, notamment dans les scènes où les victimes, y compris des enfants, succombent à la maladie.

Le rapprochement inévitable avec la pandémie de Covid-19 confère une résonance contemporaine à ce manga, le rendant d’autant plus pertinent et émouvant.

« La Peste – Tome 3 » n’est pas seulement une adaptation fidèle du roman de Camus, c’est aussi une réflexion profonde sur la condition humaine face à la souffrance et à la mort, magnifiée par la plume et l’encre de Kurumado.​



Toutes les bd adaptées de l’œuvre d’Albert Camus

La peste – Tome 2

Album publié en 2021 aux éditions Michel Lafon.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre d’Albert Camus publiée le 10 juin 1947.

couverture bd La peste - Tome 2

La première adaptation en manga du chef-d’œuvre d’Albert Camus, Prix Nobel de littérature.

Lorsque le concierge du docteur Rieux meurt brutalement d’une maladie inconnue, la lumière se fait alors dans son esprit : la peste s’est abattue sur la ville.


Une course contre le temps s’engage alors pour Rieux qui, malgré les réticences des autorités, organise la résistance face à l’épidémie qui menace de se répandre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La peste – Tome 2 »

Avec La Peste – Tome 2, Ryota Kurumado poursuit son adaptation audacieuse de l’œuvre monumentale d’Albert Camus, plongeant le lecteur dans un univers graphique où l’angoisse et le désespoir règnent en maîtres.

Ce deuxième volet intensifie la tragédie qui frappe la ville d’Oran, alors que la peste continue de se propager, transformant la cité en un véritable théâtre de l’horreur.

Kurumado réussit à capter l’attention du lecteur non seulement par la gravité du sujet, mais aussi par son approche visuelle unique. Les contrastes frappants entre des personnages au dessin presque naïf et des scènes de mort omniprésentes créent un effet de distorsion qui amplifie l’inquiétude. Les traits juvéniles du docteur Rieux, par exemple, semblent paradoxaux face à l’ampleur de la catastrophe, accentuant ainsi son impuissance face au fléau.

Toutefois, ce tome se distingue aussi par un rythme plus introspectif, où la lenteur du récit permet une exploration plus profonde des réactions humaines. Les personnages évoluent, dévoilant des facettes plus sombres de leur personnalité. Les dilemmes moraux, les choix désespérés, et la peur omniprésente sont magistralement retranscrits, offrant une réflexion percutante sur la condition humaine.

La Peste – Tome 2 est une lecture incontournable pour les amateurs de manga et les admirateurs de Camus, offrant une expérience à la fois visuelle et narrative saisissante.



Toutes les bd adaptées de l’œuvre d’Albert Camus

La peste – Tome 1

Album publié en 2021 aux éditions Michel Lafon.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre d’Albert Camus publiée le 10 juin 1947.

La première adaptation en manga du chef-d’œuvre d’Albert Camus, Prix Nobel de littérature.

Oran, années 1940. De plus en plus de rats sont retrouvés morts dans les rues, semant la confusion chez les habitants.

Une situation qui inquiète le jeune docteur Bernard Rieux et où l’indécision pourrait avoir des conséquences terribles.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La peste – Tome 1 »

Ryota Kurumado, avec son adaptation manga de La Peste d’Albert Camus, parvient à marier la littérature classique avec l’esthétique du manga, offrant ainsi une relecture frappante de l’œuvre iconique.

Ce premier tome, publié sous la bannière de Michel Lafon, se distingue par une fidélité scrupuleuse au texte d’origine tout en y injectant une intensité visuelle propre au médium.

Le choix de Kurumado de dépeindre le Dr Bernard Rieux avec une apparente innocence crée un contraste saisissant avec le contexte macabre de l’épidémie. Ce décalage stylistique souligne l’absurdité et l’impuissance face à la peste qui ravage Oran. Les scènes, où les cadavres de rats puis d’humains s’entassent, sont particulièrement marquantes, évoquant une montée progressive de l’horreur, page après page.

extrait bd La peste - Tome 1

Ce manga, tout en restant accessible grâce à une narration épurée, capte l’attention par son atmosphère pesante. Les dessins détaillés, notamment des paysages urbains et des scènes de panique collective, enrichissent l’expérience de lecture, rendant tangible l’angoisse diffuse qui caractérise le roman de Camus.

Malgré une certaine sobriété dans les dialogues, l’adaptation ne perd jamais de vue l’impact philosophique du récit original, reflétant la lutte humaine contre l’absurde.

Kurumado, avec cette œuvre, offre non seulement une porte d’entrée vers Camus pour un nouveau public.



Toutes les bd adaptées de l’œuvre d’Albert Camus

La Guerre des Boutons – Tome 4 – La rentrée des claques

Bande dessinée publiée en 2010 aux éditions Petit à Petit.


Adapté du roman de Louis Pergaud publié en 1912.

Quand Lebrac se fait piquer par les Velran le plus beau des joyaux, à savoir un bouton doré, que peut-il se passer ?

Vous l’aurez deviné!

La reprise des hostilités entre les deux bandes adverses avec, au menu : une farandole de beignes, une avalanche de torgnoles, un tsunami de baffes…

Avec « la rentrée des claques », retrouvez Lebrac, le Grand Gibus, le Petit Gibus, Camus, La Crique dans une trépidante et savoureuse aventure… inédite!

Accrochez vous, ca va chauffer !!!


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 4 – La rentrée des claques »

« La Guerre des Boutons – Tome 4 : La rentrée des claques » est une œuvre qui parvient à capter l’attention par la richesse de son univers et la vigueur de son récit. Adapté du roman éponyme de Louis Pergaud, ce quatrième volet continue de raconter les aventures de deux bandes rivales, plongées dans une guerre de boutons symbolique et pourtant si sérieuse pour les protagonistes.

Sous la plume de Céka et le pinceau de Khaz, les personnages prennent vie avec une expressivité remarquable, témoignant d’un soin particulier accordé aux détails du quotidien rural.

Les scènes de confrontation, véritables moments clés de la série, sont orchestrées avec une énergie communicative. L’humour, omniprésent, apporte une légèreté bienvenue tout en soulignant le contraste avec la gravité perçue par les enfants dans ces querelles.

Cet album se distingue par sa capacité à capturer l’esprit de camaraderie et de rivalité qui anime ces jeunes héros. Toutefois, on pourrait reprocher à l’œuvre de ne pas suffisamment explorer de nouvelles voies narratives, laissant ainsi une impression de déjà-vu.

« La Guerre des Boutons – Tome 4 : La rentrée des claques » ravira les amateurs de la série qui y retrouveront les ingrédients qui ont fait son succès.


La Guerre des Boutons – Tome 3 – Roméo et Juliette

Bande dessinée publiée en 2008 aux éditions Petit à Petit.


Adapté du roman de Louis Pergaud publié en 1912.

Quand Lebrac tombe amoureux de Juliette, on se dit que « La guerre des boutons » va laisser place à « une histoire d’amour »…

Sauf que, mauvaise pioche, la fiancée de Lebrac n’est autre qu’une fille du camp adverse!

Autant dire que la hache de guerre est de nouveau déterrée entre les Velran et les Longeverne.

Que va-t-il se passer? L’amour triomphera-t-il?

C’est ce que vous saurez en retrouvant Lebrac, le Grand Gibus, le Petit Gibus, Camus et La Crique dans une nouvelle et savoureuse aventure… inédite! A l’attaaaaaque !!


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 3 – Roméo et Juliette »

Dans « La Guerre des Boutons – Tome 3 : Roméo et Juliette« , Ceka et Khaz nous plongent une fois de plus dans l’univers espiègle et turbulent des enfants de Longeverne et Velrans.

Cette nouvelle adaptation se distingue par l’introduction audacieuse d’une romance entre Lebrac et Juliette, une tentative de marier l’inimitable fraîcheur de l’œuvre originale avec la tragédie shakespearienne.

L’album réussit à capturer l’intensité des émotions juvéniles, magnifiquement illustrées par Khaz, dont les dessins en tons pastels confèrent une douceur contrastant avec la violence sous-jacente du conflit. Cette dualité, entre l’innocence de l’enfance et les rivalités acharnées, est au cœur de l’album, renforçant l’idée que les batailles ne sont jamais aussi simples qu’elles paraissent.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 3 - Roméo et Juliette

On pourrait reprocher à l’album de s’éloigner quelque peu de histoire originelle, en plaçant la romance au centre de l’intrigue. Pourtant, ce choix scénaristique audacieux permet d’explorer des thèmes universels tels que l’amour interdit et les divisions communautaires, offrant ainsi une nouvelle perspective sur l’histoire.

« Roméo et Juliette » est une réinterprétation réussie, qui parvient à séduire tant les nostalgiques de la version classique que les amateurs de nouvelles aventures. La série, avec ce troisième tome, prouve qu’elle a encore beaucoup à offrir, mêlant habilement humour, tendresse et une touche de tragédie. Cette œuvre s’inscrit dans la continuité tout en se renouvelant.


La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse

Bande dessinée publiée en 2006 aux éditions Petit à Petit.


D’après le roman de Louis Pergaud publié en 1912.

couverture bd La Guerre des Boutons - Tome 2 - La forteresse

Voici la suite et fin de l’adaptation pétillante du succès littéraire de Louis Pergaud, et succès cinématographique depuis l’adaptation d’Yves Robert en 1962.

On y retrouve les deux armées au point où on les avait laissées à la fin du tome 1 : après leur victoire triomphante sur les Velrans, les Longevernes sont en possession du trésor de guerre, quand soudain, en plein milieu de la salle de classe, les poches de La Crique craquent laissant s’échapper tous les précieux boutons !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse »

Mathieu Gabella et Khaz nous plongent, avec « La Forteresse », dans le dénouement palpitant de leur adaptation du classique de Louis Pergaud. Ce second tome, qui fait suite à « La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor », maintient l’intensité du récit en explorant les rivalités enfantines avec un regard à la fois fidèle et moderne.

L’intrigue s’ouvre sur un climat de triomphe pour les Longevernes, qui, après avoir défait les Velrans, se retrouvent détenteurs d’un butin inattendu. Toutefois, la lutte pour la suprématie n’est pas terminée, et ce trésor symbolique relance les hostilités entre les deux clans. Gabella parvient à capturer avec justesse les jeux de pouvoir et d’innocence qui caractérisent les relations entre ces jeunes protagonistes, tout en injectant une touche d’humour acerbe qui évite à l’histoire de sombrer dans la noirceur.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 2 - La forteresse

Khaz, quant à lui, nous offre un travail graphique remarquable. Ses illustrations, vibrantes et expressives, donnent vie aux émotions complexes des personnages.

« La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse » est une conclusion satisfaisante pour les amateurs du genre, même si elle ne parvient pas toujours à surmonter les défis inhérents à l’adaptation d’une œuvre littéraire aussi emblématique.


La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor

Bande dessinée publiée en 2005 aux éditions Petit à Petit.


D’après le roman de Louis Pergaud publié en 1912.

couverture bd La Guerre des Boutons - Tome 1 - Le trésor

Longeverne, et Velran…

Deux villages dans lesquels depuis des générations, on est élevé dans le mépris du camp adverse. Et l’on y commence très tôt. Dès qu’une rencontre est possible, l’armée de Longeverne vient défier celle de Velran.

La lutte est âpre, les combats éprouvants, les guerriers, valeureux, même s’ils sont hauts comme trois pommes.

Depuis peu, la bataille prend un nouveau tournant : sur les vêtements des vaincus, on coupe tout ce qui dépasse : les bretelles, les lacets, les ceintures, et bien sûr les boutons !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor »

Mathieu Gabella, en collaboration avec Valérie Vernay, revisite avec « Le Trésor », premier tome de La Guerre des Boutons, un classique de la littérature française.

Leur adaptation de l’œuvre de Louis Pergaud se distingue par une approche à la fois respectueuse et innovante, offrant une plongée rafraîchissante dans cet univers où l’innocence de l’enfance se mêle à des rivalités parfois féroces.

Le talent de Vernay se manifeste pleinement à travers des illustrations empreintes de douceur et de chaleur, qui contrastent délicieusement avec la violence symbolique des affrontements entre les jeunes protagonistes. Son travail sur les couleurs renforce l’immersion du lecteur, le plongeant dans une ambiance nostalgique, presque bucolique, qui rappelle les après-midis passés à l’extérieur, loin des préoccupations des adultes.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 1 - Le trésor

Gabella, quant à lui, maîtrise l’art de la réécriture en restituant avec fidélité l’esprit facétieux et le langage coloré des enfants de Longeverne et Velran. Cette adaptation est une œuvre divertissante et enrichissante, qui parvient à séduire tant les nouveaux lecteurs que ceux qui gardent un souvenir ému du texte original.

« La Guerre des Boutons – Tome 1 : Le trésor«  se positionne comme une bande dessinée à la fois accessible et fidèle, une véritable passerelle entre les générations, illustrant avec brio l’éternelle quête de reconnaissance et de pouvoir qui anime les jeux d’enfants.


Kadath – L’inconnue

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Black River.


Adapté du roman de H. P. Lovecraft publié en 1943 (écrit entre 1926 et 1927).

couverture bd Kadath - L'inconnue

 » Hei! Aa-shanta nygh ! Va-t’en ! Renvoie les dieux de la
Terre dans leur repaire de Kadath l’inconnue, et prie l’espace tout
entier de ne jamais me rencontrer sous mes mille autres formes…; car je suis Nyarlathotep, le Chaos Rampant !
« 

Randolph Carter, voyageur au pays des rêves, tente de ne pas se réveiller avant d’avoir atteint son objectif, l’inaccessible Kadath : la demeure des dieux, un lieu de fantastique et d’imagination débordante.
Carter parcourt un monde rempli de menaces et de monstres abominables, mais aussi de palais, de cités exubérantes et de paysages qui rappellent à l’homme son rôle insignifiant sur le gigantesque échiquier cosmique.

Quelles sont les raisons de continuer quand tout autour de soi est terrifiant et mortel ? Kadath peut apporter des réponses à cette question !
Une adaptation sans précédent de La Quête onirique de Kadath l’inconnue de H. P. Lovecraft.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Kadath – L’inconnue »

Avec « Kadath – L’inconnue« , Florentino Flórez réussit une prouesse rare : transposer l’univers labyrinthique de H. P. Lovecraft en une bande dessinée captivante et accessible.

Dès les premières pages, le lecteur est happé par l’atmosphère énigmatique des contrées rêvées de Randolph Carter. Les illustrations signées Guillermo Sanna et Jacques Salomon transmettent une force visuelle singulière. Les paysages fantasmagoriques et les créatures fascinantes se mêlent pour recréer le sentiment de vertige propre à l’auteur original.

Florentino Flórezenrichit le récit par l’ajout d’un compagnon félin, offrant à la narration une légèreté et une humanité qui tranchent avec les tonalités parfois austères de Lovecraft . Ce choix permet d’équilibrer l’introspection du héros avec des dialogues fluides et des moments d’interaction captivants. La structure narrative, complexe mais maîtrisée, garantit une lecture immersive qui respecte l’héritage littéraire tout en le réinventant.

Force est de constater que l’imaginaire de Lovecraft est ici abordé avec audace et sensibilité. « Kadath – L’inconnue » se positionne comme une œuvre pour les amateurs de fantastique et de récits d’aventure. Une invitation à plonger dans les abysses du rêve et de l’inconnu.

L’appel de Cthulhu et Dagon

Album publié en 2023 aux éditions Contre-dires.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en février 1928.

couverture bd L'appel de Cthulhu et Dagon

Suite au décès, dans des circonstances étranges, de son grand-oncle, Francis Thurston apprend dans les documents dont il hérite l’existence d’une secte dévouée à Cthulhu, une créature innommable, endormie depuis des millions d’années.
Intrigué par ces écrits, Francis reprend le flambeau et se lance sur la piste du culte, au cœur des ténèbres et au péril de sa vie…
Grâce aux superbes illustrations en couleurs de Dave Shephard, découvrez ou redécouvrez cette mythique nouvelle de H. P. Lovecraft et plongez dans son univers étrange et effrayant pour percer le mystère de Cthulhu.

L’œuvre de Lovecraft est accompagnée de Dagon, une de ses premières nouvelles.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’appel de Cthulhu et Dagon »

Adapter l’univers dense et angoissant d’H.P. Lovecraft en bande dessinée est une entreprise audacieuse, et Dave Shepard s’y attèle dans L’Appel de Cthulhu et Dagon, publié en 2023 chez Contre-Dires.

Cet ouvrage propose une double adaptation : celle de la nouvelle Dagon, condensée en quinze planches, et celle plus ambitieuse de L’Appel de Cthulhu, étendue sur cent vingt pages. Si l’effort mérite d’être salué, le résultat oscille entre introduction accessible et adaptation inégale.

Pour les néophytes de l’œuvre d’H.P. Lovecraft , cette bande dessinée offre une première immersion appréciable. Les dessins en couleur de Dave Shepard accompagnent le récit avec une certaine fluidité narrative. Les traits nets et les couleurs lumineuses simplifient l’accès à un univers qui, dans les œuvres originales, peut paraître obscur et hermétique. Ce choix esthétique et narratif, bien que pertinent pour un public jeune ou non initié, atténue toutefois l’horreur viscérale et le vertige cosmique caractéristiques de H.P. Lovecraft. Les scènes de terreur et d’effroi perdent de leur intensité, apparaissant parfois aseptisées ou trop « gentilles » pour satisfaire les amateurs de frissons.

extrait bd L'appel de Cthulhu et Dagon

Si l’idée de prendre des libertés pour rendre une adaptation plus dynamique peut séduire, certaines décisions prises ici divisent les lecteurs. Là où H.P. Lovecraft cultivait le mystère et l’indicible, Dave Shepard choisit de sur expliciter certains aspects. Ce traitement risque de dérouter les puristes, car il banalise l’ambiguïté des mythes lovecraftiens en les rendant presque trop clairs.

L’Appel de Cthulhu et Dagon de Dave Shepard est une adaptation qui s’adresse avant tout aux curieux et aux novices. L’ouvrage remplit bien son rôle de porte d’entrée dans le monde lovecraftien, mais risque de frustrer les connaisseurs en quête d’une retranscription fidèle de l’effroi et du vertige métaphysique propres à H.P. Lovecraft. Les libertés prises avec l’histoire, l’esthétique édulcorée et certains choix narratifs discutables affaiblissent l’impact de cette adaptation. Pour une première exploration de cet univers mythique, ce livre reste une lecture agréable, à condition de garder en tête qu’il s’agit davantage d’une introduction.

Le Cheval d’orgueil

Album publié en 2015 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Pierre-Jakez Hélias publié en 1975.

couverture bd bd Le Cheval d'orgueil

A l’heure de commémorer les 40 ans du Cheval d’Orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano proposent l’unique adaptation en bande dessinée de ce best-seller.

Un petit bijou scintillant de charme et de sensibilité. Récit autobiographique, Le Cheval d’Orgueil de Pierre-Jakez Hélias a rencontré un succès phénoménal en librairie (près de 2 millions d’exemplaires circulent à ce jour dans le monde).

Cette œuvre, qui brille par son authenticité et sa force, retrace l’enfance et l’adolescence d’un petit Breton du pays bigouden, entre la Première Guerre mondiale et le milieu des années 30.

Avec lui, se révèlent les visages d’une famille, la personnalité d’un village, les contours d’une région. On découvre un « pays » , celui d’une nation paysanne luttant pour sa survie.

Touchés par la sensibilité qui émane du regard de l’enfant, Bertrand Galic et Marc Lizano ont souhaité revisiter un passé, un patrimoine en explorant, dépoussiérant et adaptant ce récit pétri de mystère, de rêve et d’aventure. Et quel plus beau moment que celui de la commémoration des 20 ans de la disparition de l’auteur et des 40 ans de l’œuvre !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Cheval d’orgueil »

Dans Le Cheval d’orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano relèvent le défi de retranscrire en bande dessinée le récit poignant de Pierre-Jakez Hélias.

Ce travail d’adaptation navigue entre tradition et modernité, dépeignant la Bretagne rurale d’entre-deux-guerres à travers les yeux d’un enfant. Le choix de Marc Lizano pour un style graphique épuré, presque naïf, contribue à une atmosphère nostalgique, capturant l’authenticité d’une époque en voie de disparition.

extrait bd Le Cheval d'orgueil

Cette adaptation visuelle, malgré son charme indéniable, ne parvient pas toujours à rendre justice à la profondeur du texte original. On note une narration parfois fragmentée, résultat de la condensation nécessaire pour transformer un ouvrage de 552 pages en une bande dessinée de 139 pages. Cette approche, bien que compréhensible, laisse certains aspects du récit inexploités.

Malgré ce petit inconvénient, l’œuvre réussit à toucher les lecteurs, notamment ceux familiers avec la culture bretonne. Les séquences marquantes, telles que le parallèle entre l’enfance du protagoniste et la dureté de la vie adulte, sont empreintes de mélancolie et de poésie.

Le Cheval d’orgueil en BD reste un hommage sincère à la Bretagne, même si cette adaptation ne parvient pas toujours à capturer la complexité de l’œuvre de Pierre-Jakez Hélias. C’est une œuvre majeure du patrimoine littéraire breton.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Pouldreuzic