Adapté de la pièce de théâtre deFederico Garcia Lorca jouée pour la première fois 8 mars 1933.
Adapté de la célèbre pièce de Federico Garcia Lorca par Henrik Rehr et Cav Bøgelund, Noces de Sang vous plongera dans un univers où la poésie et le drame se mêlent, où chaque regard peut changer le destin, et où la beauté côtoie la fatalité. Le duo Henrik Rehr et Cav Bøgelund s’empare du chef-d’œuvre de Federico García Lorca pour en livrer une interprétation visuelle d’une intensité rare. À travers un noir et blanc magistral, ils parviennent à capturer toute la sève de la tragédie espagnole : la passion brûlante, le poids des traditions et la fatalité qui rôde. Rehr et Bøgelund subliment la poésie du texte original par une mise en scène graphique où chaque ombre et chaque regard crient l’imminence du drame.
La bd « Noces de sang » disponible ici
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Adapté du conte de Rudyard Kipling publiée pour la première fois en octobre 1902.
Suivez l’enfant d’éléphant à l’insatiable curiosité dans un périple initiatique, marqué par une rencontre édifiante avec un crocodile ! Une fable mordante, issue du recueil Histoires comme ça de Kipling, sublimement adapté par Yann Dégruel. Pour les plus petits. Jadis, l’éléphant n’avait pas de trompe, rien qu’un tout petit nez, épais comme une botte. À cette même époque vivait un enfant d’éléphant, très curieux. Il posait toujours des questions mais ne recevait pas de réponse. Alors il décida de découvrir par lui-même ce que le crocodile mangeait pour son dîner…
La bd « L’Enfant d’éléphant » disponible ici
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Après son ambitieuse adaptation de Sans famille d’Hector Malot en six tomes, Yann Dégruel se tourne vers un conte de Rudyard Kipling tirée du recueil Histoires comme ça (1902) : L’Enfant d’éléphant. Ce conte, l’un des plus fameux de Kipling, raconte l’origine fantaisiste de la trompe des éléphants à travers le périple d’un éléphanteau animé d’une curiosité insatiable une curiosité que sa famille punit à coups de gifles, jusqu’à ce qu’il parte seul en quête de réponses au bord du grand fleuve. Concernant le scénario, Yann Dégruel adapte le texte de Rudyard Kipling avec fidélité, conservant l’humour vif et les dialogues savoureux de l’auteur. Le ton, celui de la fable africaine, use d’un style littéraire légèrement désuet qui constitue une première incursion bienvenue dans les belles-lettres pour les jeunes lecteurs. La curiosité du héros, moteur dramatique de l’intrigue, interroge en creux la place de l’enfant face à l’autorité adulte.
C’est cependant sur le plan graphique que l’album révèle toute sa singularité. Yann Dégruel travaille avec des crayons gras et des craies sur un support cartonné marron, obtenant un rendu doucement pâteux d’une grande chaleur, le tout dans un format carré original. Cette texture évoque les arts premiers et ancre visuellement le récit dans l’Afrique imaginaire de Rudyard Kipling. La palette de teintes chaudes (ocres, bruns, rouges) enveloppe chaque page d’une lumière solaire, en parfaite cohérence avec l’atmosphère du conte. Petits et grands se laissent charmer par cette escapade africaine richement mise en images, où la gaieté du trait compense avec bonheur l’exigence stylistique du texte original. Un album à recommander dès six ans, idéal pour une lecture partagée.
L’adaptation du roman de Maurice Leblanc publié pour la première fois en novembre 1912.
Le gentleman cambrioleur est de retour dans une de ses plus célèbres aventures… entre vengeance, scandales et secret d’État !
Un cambriolage qui tourne mal, un jeune homme arrêté et menacé de la guillotine et, caché dans un bouchon de cristal, une liste de députés et sénateurs corrompus qui suscite toutes les convoitises… Pour Arsène Lupin et son fidèle Grognard, c’est le début d’une nouvelle aventure où corruption, scandale politique et pouvoir des médias se mêlent au désir de vengeance… Une adaptation moderne et trépidante d’un des chefs-d’œuvre de Maurice Leblanc.
La bd « Arsène Lupin – Le bouchon de cristal » disponible ici
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Adapté du livre de Pierre Bourdieu publié pour la première fois le 1er octobre 1979.
Tiphaine Rivière s’empare avec humour du classique de Pierre Bourdieu, La Distinction, pour en proposer une relecture libre et contemporaine. À travers une galerie de personnages évoluant autour d’une classe de lycée, elle met en scène l’analyse incisive des relations entre goûts et classes sociales développée par le sociologue et nous donne à réfléchir sur nos propres déterminismes sociaux.
La bd « La Distinction » disponible ici
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Publié en 1979, La Distinction de Pierre Bourdieu est l’un des grands classiques de la sociologie, démontrant comment les goûts des individus sont largement déterminés par leur appartenance à une classe sociale. Quarante ans plus tard, Tiphaine Rivière relève le défi d’en proposer une adaptation en bande dessinée. Le résultat est saisissant.
Pour explorer les concepts clés de l’essai, l’autrice s’immisce dans une classe de Terminale d’un lycée de banlieue parisienne brassant plusieurs classes sociales. Un jeune professeur de sciences économiques décide d’étudier La Distinction avec ses élèves, les encourageant à s’interroger sur leur propre famille. Le cadre est habile : la salle de classe devient un microcosme où s’affrontent, sans jamais se caricaturer, des trajectoires sociales contrastées.
La force du récit réside dans sa double temporalité : les séquences pédagogiques, où les notions d’habitus, de capital culturel et de capital économique sont exposées avec clarté, alternent avec des scènes du quotidien des élèves, illustrant les caractéristiques des différentes classes sociales à la lumière des analyses de de Pierre Bourdieu. La démonstration ne vire jamais au cours magistral.
Les illustrations en noir et blanc mettent l’accent sur les sentiments des personnages, leurs attitudes et leurs décors de vie, laissant une grande place à des dialogues très colorés.
Avec près de 300 planches qui se dévorent d’une traite, Tiphaine Rivière réussit là où beaucoup échouent : rendre la théorie désirable. Un ouvrage idéal pour les lycéens, les curieux de sociologie, et tous ceux que le pavé original de 600 pages avait jusqu’ici découragés.
Adapté de pièce de Jean Anouilh représentée pour la première fois le 6 février 1944.
Je ne veux pas comprendre, c’est bon pour vous. Moi je suis là pour autre chose que comprendre. Je suis là pour dire non et pour mourir. Inspirée de la pièce de Jean Anouilh, cette bande dessinée raconte l’histoire d’une rebelle intemporelle. De la Grèce Antique à aujourd’hui, en passant par la France sous l’Occupation, Antigone interroge notre relation au pouvoir, elle nous parle de lutte et de rébellion mais elle nous rappelle aussi la fragilité de l’adolescence et des rapports humains. Une transposition contemporaine du mythe avec une ZAD et des migrants suivi d’un cahier documentaire.
La bd « Antigone » disponible ici
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Cet Antigone signé Jop est une première œuvre singulière : une transposition résolument contemporaine du mythe antique, inspirée de la pièce de Jean Anouilh, dont l’auteur conserve la langue tout en déplaçant radicalement le décor. Jop choisit de transposer ce célèbre mythe à notre époque, avec une Antigone en adolescente rebelle et militante, dont l’oncle Créon est préfet de police chargé de l’expulsion de migrants et de la démolition d’un bâtiment occupé. La ZAD remplace Thèbes, mais le conflit fondamental demeure intact : la loi humaine contre la loi morale, le pouvoir contre la conscience individuelle. Sur le plan thématique, l’œuvre interroge notre relation au pouvoir, évoque la lutte et la rébellion, tout en rappelant la fragilité de l’adolescence et des rapports humains. Antigone ne brandit plus d’urne funéraire, mais son geste reste le même : dire non, coûte que coûte. Tout comme son aïeule antique, son parcours pose la question de notre rapport à l’ordre, à l’autorité et à l’obéissance face à nos croyances et idéaux.
Graphiquement, la dominante bleue est le véritable coup de force de l’album. L’histoire se déroulant en une seule nuit, les tonalités bleu foncé traduisent efficacement l’ambiance étouffante de la situation. La qualité du dessin, les extraits de la pèce Jean Anouilh mêlés à un langage plus moderne, font de cet album un bel objet et une approche réussie du mythe, complétée par un dossier documentaire en fin de volume.
Seul petit bémol, c’est un peu court, une trentaine de pages seulement. Jop ajoute une pierre au monument construit sur ce mythe depuis l’Antiquité. Idéal pour un public lycéen ou tout lecteur souhaitant aborder Jean Anouilh sous un nouvel angle.
Adapté du conte de Rudyard Kipling publiée pour la première fois en octobre 1902.
Jadis, au temps où les bêtes apprivoisées étaient encore sauvages, le chien était sauvage, le cheval était sauvage, la vache était sauvage. Mais le plus sauvage de tous était le chat. Il se promenait seul et tous lieux se valaient pour lui. Jusqu’au jour où l’homme et la femme apprivoisèrent chien, cheval et vache… Chat aussi ? Que nenni, il est celui qui s’en va tout seul et il fait ce qu’il veut !
La bd « Le Chat qui s’en va tout seul » disponible ici
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Paru en août 2011, cet album de Yann Dégruel adapte l’une des Histoires comme ça de Rudyard Kipling, recueil publié en 1902. Kipling, prix Nobel de littérature en 1907, avait originellement adressé ces contes à sa fille Joséphine comme s’il lui racontait des histoires pour l’endormir. Le conte pose une question déceptivement simple : pourquoi le chat est-il le seul animal domestique à demeurer souverainement libre ? L’histoire est une allégorie préhistorique qui explique de manière fantaisiste la domestication des animaux, l’indépendance du chat et sa rivalité avec le chien. Sous cette surface légère affleure un vrai débat philosophique : qu’est-ce que la liberté lorsqu’elle se négocie plutôt qu’elle ne se conquiert ? Le chat, en rusé diplomate, conclut un pacte avec la Femme sans jamais renoncer à sa nature,il obtient lait et chaleur tout en restant, celui qui s’en va tout seul. Cette tension entre appartenance et indépendance traverse tout l’album avec une subtilité remarquable pour un album destiné dès six ans.
Graphiquement, Yann Dégruel mêle crayons gras, encre et craies dans un ensemble spontané et stylisé, dominé par une double teinte ocre et bleue. Les couleurs sont vives, le trait vif, les personnages croqués avec humour et caricaturés avec bienveillance. Il suffit d’un clin d’œil du roublard de chat pour être séduit. Les textes de la narration, légèrement désuets dans leurs tournures, témoignent d’un respect du style littéraire de Rudyard Kipling. Ce qui en fait une porte d’entrée idéale vers l’œuvre originale pour les jeunes lecteurs, mais aussi un album que les adultes liront avec plaisir. À recommander sans réserve.
Adapté des cahiers de Louis Barthas publié le 11 novembre 1978 aux éditions Maspero.
Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, et quarante ans après la première publication des Carnets de Guerre de Louis Barthas, Fredman propose une remarquable adaptation graphique de cet ouvrage mythique.
Tonnelier originaire de l’Aude, Louis Barthas est envoyé au front dès 1914. Démobilisé en 1919, il met au propre ses notes prises tout au long du conflit. Militant socialiste et écrivain à son insu, le caporal Barthas a observé jour après jour la vie dans les tranchées : les rats, la boue, les bombes… Avec une plume extraordinaire et un étonnant sens de l’humour, il décrit les poilus livrés en masse à une mort anonyme, les chefs assoiffés de gloire, mais aussi les Allemands, qu’on appelle » ennemis » mais avec lesquels on fraternise à l’abri des regards.
Publiés aux éditions Maspero en 1978, les Carnets de guerre de Louis Barthas sont devenus un classique, traduit dans de nombreux pays. Fredman met son trait au service de cette œuvre unique. Composée d’extraits soigneusement sélectionnés, respectant l’esprit et la lettre des Carnets originaux, son adaptation graphique donne une nouvelle vie à ce témoignage exceptionnel.
La bd « Les Carnets de guerre de Louis Barthas » disponible ici
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Un siècle après l’Armistice, le dessinateur Fredman relève un défi : adapter en roman graphique les 1 732 pages que le caporal tonnelier Louis Barthas consigna sur dix-neuf cahiers d’écolier entre 1914 et 1919. Le pari est tenu avec intelligence et sobriété. L’adaptation ne trahit pas l’original. Fredman sélectionne des extraits avec rigueur, conservant la voix directe de Barthas : précise, lucide, parfois mordante. Le résultat est un roman graphique atypique, presque sans dialogues, où c’est le texte du poilu lui-même qui porte la narration sur 278 pages. Ce dispositif confère à l’œuvre une authenticité documentaire : on n’assiste pas à une reconstitution fictive, mais à un témoignage mis en images. Thématiquement, l’album restitue ce qui fait la singularité de Louis Barthas parmi les récits de la Grande Guerre : un regard résolument antimilitariste et humaniste. La dénonciation des officiers incompétents, la fraternisation avec les soldats allemands, la solidarité entre hommes du rang transcendent la chronologie des batailles (Lorette, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames)
Graphiquement, le choix du dessin crayonné à dominante sépia est magnifique. Le trait expressif de Fredman, documenté sans être pesant, épouse la tonalité mémorielle du texte. À ranger aux côtés des œuvres de Tardi sur la Grande Guerre, cet album s’adresse aussi bien aux amateurs de BD historique qu’aux enseignants cherchant un support pédagogique rigoureux et bouleversant.
Adapté du conte de Rudyard Kipling publiée pour la première fois en octobre 1902.
Il était une fois, il y a très longtemps, un Homme Néolithique qui vivait dans une caverne. Il ne savait ni lire ni écrire et n’en avait nulle envie. Le temps d’une journée de pêche au harpon, à mille lieux de chez lui, sa petite fille chérie lui démontrera le contraire… Sans le savoir, ni le vouloir, elle découvrira une grande invention qu’un jour les Hommes appelleront « écriture ».
La bd « La Première lettre » disponible ici
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Comment naquit l’écriture ? La question, vertigineuse, trouve ici une réponse à la fois malicieuse et poétique. Yann Dégruel adapte « Comment naquit la première lettre », l’une des douze histoires du recueil Histoires comme ça de Rudyard Kipling, paru en 1902. Il s’agit de sa troisième plongée dans cet univers, après L’Enfant d’éléphant et Le Chat qui s’en va tout seul, confirmant une complicité créative profonde avec l’auteur britannique. Au néolithique, lors d’une journée de pêche contrariée (le harpon paternel brisé, le chemin du retour trop dangereux pour une fillette), la jeune Taffy imagine de confier à un étranger de passage un message dessiné sur de l’écorce afin que sa mère lui envoie le harpon de secours. Ce rébus maladroit mais plein d’intention devient, sans que son auteure le sache, la première forme de bande dessinée et, par extension, d’écriture. En somme, une BD racontant l’invention du dessin narratif.
Diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, Yann Dégruel déploie un trait rond et chaleureux, aux couleurs lumineuses évoquant les enluminures primitives. Chaque case respire la vie, mêlant humour visuel et tendresse, sans sacrifier la lisibilité à destination d’un jeune public.
Album idéal à partager dès 4 ans, La Première Lettre offre aussi aux adultes une méditation souriante sur la naissance du langage. Une BD qui prouve que les grandes questions méritent parfois les plus petites histoires.
Adapté du roman d’Arthur Conan Doyle publié en octobre 1912.
Le Monde perdu ce n’est pas Jurassic Park mais, l’adaptation en BD du roman d’aventures et de science-fiction dans lequel Sir Arthur Conan Doyle met en scène le professeur Challenger, savant excentrique et autoritaire, convaincu qu’un plateau isolé abrite encore des formes de vie préhistoriques. Pour prouver sa théorie, Challenger organise une expédition avec le professeur Summerlee, le chasseur Lord Roxton et le journaliste Edward Malone, narrateur du récit. Sur ce plateau difficile d’accès, le groupe affronte des dinosaures et des tribus hostiles, tout en luttant pour survivre dans un environnement sauvage et dangereux. Au-delà de l’aventure, la BD explore la confrontation entre science et scepticisme, l’orgueil des savants et la fascination pour l’inconnu. Le Monde perdu célèbre l’esprit d’exploration du début du XX ème siècle et a profondément influencé la littérature et le cinéma d’aventure.
La bd « Le Monde Perdu – D’après Sir Arthur Conan Doyle » disponible ici
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Album publié en 2025 aux éditions Les Humanoïdes Associés.
Résumé éditeur
Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en mars 1922.
L’adaptation fidèle et remarquable d’une nouvelle méconnue de Lovecraft.
Jervas, introverti et solitaire, découvre une tombe de granit sur laquelle est inscrit son nom. Il semble être le dernier descendant de la famille Hyde, une famille déchue au passé sombre… Pour tromper l’ennui, le jeune homme se met à fréquenter régulièrement ce mausolée, jusqu’à développer une véritable obsession pour les mystères et les secrets de l’ancienne lignée des Hyde. Jusqu’où l’entraînera-t-elle ?
La bd « La Tombe » disponible ici
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Dans La Tombe, BastianD. D. et Nino Cammarata adaptent l’une des premières nouvelles de H. P. Lovecraft, écrite en 1917 et publiée en 1922, dans un récit qui explore déjà ses obsessions fondatrices : l’héritage maudit, l’appel du passé et la fragilité de la raison. Jervas Dudley, narrateur solitaire et rêveur, est moins un héros qu’un esprit captif d’une fascination morbide pour un tombeau qui semble lui renvoyer sa propre identité.
La force de l’adaptation tient à sa capacité à conserver l’ambiguïté psychologique du texte : l’angoisse ne vient pas d’un monstre visible, mais d’une lente contamination de l’esprit par le secret, le rêve et la certitude d’appartenir à une lignée corrompue. Le scénario condense le récit sans le trahir, en maintenant ce sentiment de glissement permanent entre lucidité et délire.
Graphiquement, l’album choisit un réalisme sobre, parfois dépouillé, qui sert l’atmosphère funèbre. Les décors nocturnes, les ombres épaisses et les couleurs sépulcrales installent une tension sourde plutôt qu’un effet de terreur appuyé. Cette retenue visuelle convient à Lovecraft : elle laisse planer le doute au lieu de tout expliquer.
La Tombe réussit une adaptation élégante et respectueuse, portée par une ambiance lourde et une belle cohérence entre texte et image. C’est une lecture recommandée aux amateurs de Lovecraft, de BD d’atmosphère et d’horreur psychologique plus suggestive que spectaculaire.
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