Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

La ferme des animaux

Album publié en 2021 aux éditions Grasset.


Résumé éditeur

D’après le roman de George Orwell  publié le 17 aout 1945.

couverture bd La ferme des animaux

Suite à l’insurrection menée contre les hommes, deux cochons règnent en maître sur la Ferme des Animaux.
Napoléon et Boule de neige agissent au nom de la liberté pour régir une société nouvelle, égalitaire, où tous leurs Camarades seraient débarrassés de l’oppression des humains.
Mais rapidement, des clivages apparaissent au sein de la classe dirigeante. Les intérêts personnels, la soif de pouvoir et les trahisons silencieuses risquent désormais de mettre à mal la grande révolution des animaux…
Initialement publié en 1945, La Ferme des animaux raconte les faiblesses humaines qui brisent les grandes idéologies et mettent en péril nos démocraties.
Conte philosophique, allégorie d’une modernité saisissante, ce chef-d’œuvre de George Orwell illustré par Odyr est une lecture plus que jamais essentielle pour décrypter les dangers qui guettent le monde d’aujourd’hui.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La ferme des animaux »

Le dessinateur brésilien Odyr Bernardi adapte seul la fable que George Orwell a publiée en 1945, dans une nouvelle traduction française signée Josée Kamoun. Les animaux d’une ferme chassent leur maître, se donnent des règles, travaillent pour eux-mêmes, et voient peu à peu deux cochons, Napoléon et Boule de Neige, occuper la place laissée vide. La suite est connue, ce qui pose une question redoutable à toute adaptation : comment surprendre encore ?

La réponse d’Odyr Bernardi est entièrement picturale. Il peint plutôt qu’il ne dessine, en larges touches, et renonce le plus souvent au découpage en cases : une ou plusieurs scènes flottent sur la page, sans bordure, comme des tableaux posés côte à côte. Le procédé produit un effet inattendu sur ce texte-là. Là où le roman avance avec la sécheresse d’un procès-verbal, l’image ralentit, s’attarde sur une échine, un groin, un œil de cheval, et rend physique ce que la satire tenait à distance. Les animaux cessent d’être des symboles commodes. Ils ont un poids, une fatigue, des côtes saillantes.

extrait bd La ferme des animaux

Le texte est resserré à l’essentiel, parfois jusqu’à la ligne unique en travers d’une page, et cette brièveté laisse au lecteur le soin de faire le lien avec l’histoire du vingtième siècle, sans jamais le formuler à sa place. On pourrait regretter un manque de mouvement, la peinture figeant les scènes d’action. Le reproche s’entend, mais les séquences de violence y gagnent une gravité que le trait rapide aurait dissipée.
Une adaptation qui ne cherche pas à expliquer George Orwell, seulement à le regarder de plus près.

Les Décastés d’Orion – Seconde Partie

Album publié en 2017 aux éditions Les Humanoïdes Associés.


Résumé éditeur

Adapté du roman La Croix des décastés de Julia Verlanger publié en février 1977.

couverture bd Les Décastés d'Orion - Tome 2 - Seconde Partie

Décasté ! La sentence tombe en même temps que le fer brule le bras de Kolhen.
A la place de son tatouage de guerrier, le jeune homme porte désormais la croix des parias, les « décastés » comme on les appelle sur la planète Orion XB-12557.
Déterminé à prouver son innocence et à se venger de ceux qui l’ont piégé, Kolhen parvient à s’échapper. Son chemin croise alors celui d’une femme aux cheveux d’or, possédant un véhicule volant.
Une magicienne ? Non, elle se dit l’envoyée d’une autre planète : la Terre.

Récit complet en deux volumes, librement adapté du roman de Julia Verlanger, La Croix des décastés.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Décastés d’Orion – Tome 2 – Seconde Partie »

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extrait bd Les Décastés d'Orion - Tome 2 - Seconde Partie

Les Décastés d’Orion – Première partie

Album publié en 2017 aux éditions Les Humanoïdes Associés.


Résumé éditeur

Adapté du roman La Croix des décastés de Julia Verlanger publié en février 1977.

couverture bd Les Décastés d'Orion - Première partie

Sur une petite planète de la constellation d’Orion, les hommes ont oublié qu’ils sont venus jadis de la Terre.
Ils ont développé une civilisation de castes au code impitoyable et rigide. Décastés et vendus comme des esclaves, Kolhen le guerrier et Tryana la chasseresse vont devenir des fugitifs et des parias.
Jusqu’à ce qu’une rencontre avec des êtres venus des étoiles ne bouleverse à nouveau leur vie…
Ce récit est librement adapté du roman de Julia Verlanger, La Croix des décastés.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Décastés d’Orion – Tome 1 – Première partie »

Éric Corbeyran adapte un roman de Julia Verlanger, avec Jorge Miguel au dessin et à la couleur. Sur une planète de la constellation d’Orion, les descendants de colons terriens ont oublié d’où ils venaient et vivent sous un régime de castes rigide. Kolhen, guerrier, tombe dans un piège tendu par les officiants : accusé d’avoir abusé d’une prêtresse, il est décasté, marqué au fer et vendu comme esclave. Il s’évade avec Tryanna, une chasseresse condamnée pour avoir vu ce qu’il ne fallait pas voir.

Le premier mérite de cette BD est de sortir l’autrice Julia Verlanger de l’oubli. Le second tient au point de vue. Tout ce que le lecteur identifie aussitôt comme de la technologie, un véhicule qui vole, une arme qui aveugle, Kolhen le prend pour de la magie, et Éric Corbeyran maintient ce décalage sans jamais l’expliquer par-dessus l’épaule de son personnage. Le récit avance vite, sans temps mort, quitte à laisser dans l’ombre le fonctionnement du système de castes, que la conclusion du diptyque devra reprendre. La manœuvre des officiants pour éliminer un à un les meilleurs guerriers donne au récit d’aventure une charpente politique.

Jorge Miguel travaille dans un réalisme souple et assure lui-même ses couleurs, ce qui donne à l’ensemble une unité de ton. Les architectures et les costumes tiennent d’un Moyen Âge imaginaire où viennent s’inscrire des objets impossibles, et ce mélange fait une bonne part du plaisir de lecture.

Une aventure menée au galop, qui remet en circulation le nom de Julia Verlanger, ce qui n’est pas son moindre mérite. À conseiller aux amateurs de science-fiction d’aventure, aux adolescents à partir de treize ans.


Nostromo – Second livre

couverture bd L'Amoco Cadiz

Album publié en 2027 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Joseph Conrad publiée en 1904.

couverture bd Nostromo - Second livre

Épique, héroïque et sombre : l’action se passe au XIXe siècle, dans un pays fictif d’Amérique du Sud, le Costaguana.

Le nœud de l’histoire se situe autour de la réussite ou de l’échec de la tentative de sécession de Sulaco : cette petite ville portuaire du Costaguana, jusqu’alors épargnée par les troubles, tient sa prospérité et sa relative indépendance de sa situation géographique bien abritée et surtout de la mine d’argent de San Tomé. Cette mine est gérée par Charles Gould, le « roi de Sulaco ».


Dans ce Costaguana régulièrement agité de soubresauts révolutionnaires, deux généraux putschistes, les frères Montero, provoquent une guerre larvée contre le gouvernement légal du président Ribiera, fidèle ami de Charles Gould.

Les notables de Sulaco, craignant de devoir passer sous la coupe de ces généraux brutaux, décident d’envoyer des troupes pour soutenir le parti ribiériste et de mettre l’argent de la mine à l’abri… Ils confient les lingots d’argent au seul homme en qui ils ont confiance : Nostromo, un marin italien devenu le Capataz de Cargadores, c’est-à-dire le chef des dockers de Sulaco…

Un grand texte adapté : Maël (Notre Mère la guerre – 4 tomes et plus de 100 000 ex) adapte en bande dessinée le chef-d’œuvre méconnu de Joseph Conrad, dont on commémore cette année le centenaire de la mort.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la ban

La BD sortira en 2027.

Les taches du léopard

Album publié en 2013 aux éditions Emmanuel Proust.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Rudyard Kipling publié en octobre 1902.

couverture bd Les taches du léopard

Il y a bien longtemps, le léopard n’avait pas de taches sur son pelage couleur de sable. Ce qui le rendait invisible aux yeux des autres animaux…
Un énooorme avantage pour ce cruel chasseur !
Sauf qu’un jour, un jeune garçon eut cette géniale idée : lui ajouter des taches, pour permettre à ses proies de le voir de loin… Mais qui osera s’approcher du redoutable prédateur ?…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les taches du léopard »

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Les Futurs de Liu Cixin – Tome 01 – La terre vagabonde

couverture bd Les Futurs de Liu Cixin - Tome 01 - La terre vagabonde

Album publié en 2022 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Liu Cixin publié en juillet 2000.

couverture bd Les Futurs de Liu Cixin - Tome 1 - La terre vagabonde

Depuis la prévision de la mort de notre soleil, l’humanité s’activait à sa survie dans un projet sans précédent : piloter la Terre jusqu’à la constellation du Centaure afin d’y trouver la nécessaire chaleur de son étoile.
Un voyage long de 2500 années terrestres…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Futurs de Liu Cixin – Tome 1 – La terre vagabonde »

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extrait bd Les Futurs de Liu Cixin - Tome 1 - La terre vagabonde

Le Fantôme de l’Opéra (L’Intégrale)

Album publié en 2026 aux éditions Gallimard.


Résumé éditeur

D’après le roman de Gaston Leroux publié le 23 septembre 1909.

couverture bd Le Fantôme de l'Opéra (L'Intégrale)

Paris, 1878.
Des drames inexpliqués secouent l’opéra Garnier : un machiniste est retrouvé pendu au bout d’une corde et le grand lustre se décroche en pleine représentation.
Un mystérieux « fantôme de l’Opéra » hante les lieux, se livrant à un étrange chantage…

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Fantôme de l’Opéra (L’Intégrale) »

La BD sortira en septembre 2026.

extrait bd Le Fantôme de l'Opéra (L'Intégrale)

Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler

Album publié en 2021 aux éditions Caurette.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Luis Sepúlveda publié le 19 septembre 1996.

couverture bd Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler

Une hymne à l’amitié et à la différence.
Zorbas, le gros chat noir, était bien tranquille jusqu’à ce que la mouette Kengah vienne s’échouer sur son balcon !
Mourante, elle lui arrache la promesse de veiller sur son oeuf, d’élever son poussin et de lui apprendre à voler…
C’est le point de départ d’une formidable aventure pour cette famille pas comme les autres. Malgré toutes les difficultés que Zorbas et sa protégée vont rencontrer, et avec l’aide des chats du port, ils surmonteront tous les obstacles jusqu’à ce que la jeune mouette prenne son envol.
Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler est un hymne à l’amitié et à la différence, marqué par l’engagement de son auteur lors de ses années passées à Hambourg. C’est également un best-seller qui continue à se vendre en roman à 25000 ex. par an depuis sa sortie en 1996.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler »

Zorbas est grand, noir et gros. Kengah, mouette argentée engluée dans une nappe de pétrole, s’écrase sur son balcon de Hambourg et lui arrache trois promesses : ne pas manger l’œuf qu’elle va pondre, veiller sur le poussin, lui apprendre à voler. Cever adapte ici le roman que Luis Sepúlveda avait publié en 1996, après lui avoir soumis ses premiers croquis et obtenu son accord.

Le récit tient parce qu’il n’adoucit rien. La mort de Kengah est montrée sans détour, le dégazage sauvage aussi, et l’on comprend vite que la promesse coûtera cher. Cever garde la mécanique du conte, avec ses chats du port qui délibèrent comme un conseil, Colonello sentencieux, Jesaitout perdu dans son encyclopédie. Mais il laisse au silence une place que le texte d’origine ne pouvait pas lui donner. Plusieurs planches se passent de dialogue : le chat qui couve, l’œuf qui bouge, le poussin qui trébuche. La question de l’adoption y gagne, parce qu’elle passe par des gestes plutôt que par des phrases.

extrait bd Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler

Le noir et blanc fait beaucoup. Cever a été biologiste avant de dessiner, et cela se voit au rendu des plumes, des pattes, du basculement d’un corps d’oiseau qui rate son atterrissage. Les décors portuaires, grues, quais, toits mouillés, ancrent la fable dans une ville qui existe. Les contrastes sont tranchés, jamais criards, et les regards, très travaillés, portent presque tout le jeu d’acteur.

Une fable où l’on gagne parce qu’on est plusieurs, et où le noir et blanc suffit à faire entendre la mer sale. À conseiller aux lecteurs dès neuf ans, et aux adultes qui ont aimé Luis Sepúlveda : ils retrouveront son goût des causes perdues.


La servante écarlate

Album publié en 2021 aux éditions Robert Laffont.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Margaret Atwood publié le 17 avril 1985.

couverture bd La servante écarlate

Dans la république de Galaad, les femmes n’ont plus aucun droit.
Vêtue de rouge, Defred est une « Servante écarlate » à qui l’on a ôté jusqu’à son nom.
Réduite au rang d’esclave sexuelle, elle a été affectée à la famille du Commandant et de son épouse et, conformément aux normes de l’ordre social nouveau, met son corps à leur service.
Car à une époque où les naissances diminuent, Defred et les autres Servantes n’ont de valeur que si elles sont fertiles. Sinon…
Dans une description d’une force peu commune, Defred se remémore le monde d’avant, quand elle était une femme indépendante, jouissant d’un emploi, d’une famille et d’un nom à elle.
Aujourd’hui, ses souvenirs et sa volonté de survivre sont de véritables actes de rébellion.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La servante écarlate »

L’artiste canadienne Renée Nault signe seule l’adaptation et le dessin de ce classique de Margaret Atwood, dans une traduction de Michèle Albaret-Maatsch.

Renée Nault a tranché : ne pas tout transposer. Elle prélève des scènes, laisse des pages presque muettes et conserve la voix de Defred telle que Margaret Atwood l’avait écrite, cette confidence à voix basse qui raconte l’insoutenable sur le ton de l’excuse. On suit une femme dépossédée de son nom, affectée chez un Commandant, jaugée sur sa seule fertilité. Le récit avance par retours en arrière, et c’est la couleur qui prend en charge la bascule : Galaad baigne dans des gris et des bruns éteints, tandis que les souvenirs d’avant retrouvent une gamme complète. On perçoit la rupture avant de la comprendre.

extrait bd La servante écarlate

L’aquarelle et l’encre de Renée Nault installent une douceur qui met mal à l’aise. Les silhouettes gardent quelque chose de flottant, et le rouge des Servantes découpe des taches franches dans des décors noyés. Son travail sur le costume mérite qu’on s’y arrête : à la place du bonnet retenu par la série télévisée, elle a dessiné une capuche ajustée qui efface la chevelure, sous les ailes blanches qui interdisent de voir et d’être vue. Les femmes deviennent une masse sans traits distinctifs, et les rares pages où les cheveux de Defred se libèrent n’en sont que plus fort.

Ce qui reste après la dernière page, ce n’est pas une scène mais une couleur : ce rouge qui découpe les Servantes dans le gris de Galaad et qui, une fois vu, colle à la rétine. L’album s’adresse aux lecteurs du roman qui voudront en éprouver la charge autrement, et à ceux que la prose de Margaret Atwood avait tenus à distance.


The Lion, the Witch and the Wardrobe

couverture bd The Lion, the Witch and the Wardrobe

Album publié en 1999 en langue anglaise aux éditions HarperCollins.


Résumé éditeur

D’après le roman The Lion, the Witch and the Wardrobe ou en francais Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique (premier tome de la série Le Monde de Narnia) de Clive Staples Lewis publié le 16 octobre 1950.

couverture bd The Lion, the Witch and the Wardrobe

Le plus célèbre livre pour enfants de C.S. Lewis, adapté en roman graphique.

D’abord Lucy, puis Edmund, Susan et Peter découvrent qu’au fond d’une vieille armoire s’ouvre le passage vers le pays enchanté de Narnia : une terre d’Animaux Parlants, de Nains et de Faunes, tenue sous la coupe de la Sorcière Blanche, où règne un hiver sans fin et où Noël n’arrive jamais.

Une fois sur place, les enfants trouvent en Monsieur Castor un protecteur, qui les conduit jusqu’à Aslan, le Grand Lion. Et Aslan a des projets pour eux, comme pour Narnia.

Réédition de ce classique en version roman graphique, portée par de somptueuses illustrations en couleurs.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « The Lion, the Witch and the Wardrobe »

La BD est disponible en langue anglaise uniquement. Elle n’a pas encore été lue.