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La Tempête – 3 jours et 3 nuits en enfer

Album publié en 2025 aux Editions Locus Solus.


couverture bd La Tempête - 3 jours et 3 nuits en enfer

Ce titre est basé sur une histoire vraie, celle de la fameuse tempête de septembre 1930, la plus forte et la plus meurtrière du XXe siècle pour la marine en France, dans les ports de la pointe du Finistère jusqu’à La Rochelle.
Des jours et des nuits en enfer pour 27 bateaux de pêche qui coulent au sud de l’Irlande, et plus de 200 morts/disparus.

Le navire thonier Saint-Budoc sur lequel le lecteur/la lectrice embarque se fait le narrateur du drame : on suit ce que vit et ressent l’équipage en accédant aux pensées – et au passé – de ceux qui versent leur sang à bord, sur « son » pont : le capitaine Tonkin, patron ou mestr bag ; Trompe-la-Mort ; le vieux Fañch Brigand, dit Bamboche ; et enfin le mousse Jakez Louarn, dont c’est la première marée…
Pendant qu’à terre les épouses, les sœurs, les ouvrières des conserveries remarquent dans les fameux intersignes (un objet qui tombe, le son d’un tocsin imaginaire…) que quelque chose d’anormal se passe, là-bas…
La vie à bord – le bateau, les gestes et paroles des marins, leurs attitudes face aux éléments – est décrite avec un réalisme bluffant, qui nous transporte au plus près de l’événement.
On s’attache au personnage du jeune mousse qui révèle son courage dans l’adversité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Tempête – 3 jours et 3 nuits en enfer »

Publié en mai 2025 aux éditions Locus Solus, La Tempête – 3 jours et 3 nuits en enfer réunit le scénariste brestois Michaël Le Galli et le dessinateur finistérien Stéphane Héloret autour d’un projet longuement mûri. Cette bande dessinée de 64 pages plonge le lecteur dans la catastrophe maritime la plus meurtrière du XXe siècle en France : la tempête du 17 au 20 septembre 1930, qui coûta la vie à 207 marins et fit sombrer 27 dundees au large de l’Irlande.

Le duo d’auteurs finistériens transforme le thonier Saint-Budoc en narrateur de cette tragédie, suivant l’équipage dans ses derniers instants. Le scénario de Michaël Le Galli excelle dans la caractérisation des personnages : le capitaine Tonkin, le vieux Fañch Brigand dit Bamboche, Trompe-la-Mort et surtout le jeune mousse Jakez Louarn, dont c’est la première marée. 

L’authenticité du récit s’appuie sur une documentation rigoureuse de cette tempête d’équinoxe qui frappa particulièrement les ports bretons d’Étel, Groix et Port-Louis. Le traitement des intersignes, ces présages que ressentent les femmes restées à terre, ancre profondément l’œuvre dans la culture maritime bretonne.

extrati bd La Tempête - 3 jours et 3 nuits en enfer

Stéphane Héloret, formé aux Beaux-Arts de Rennes et à l’École de Bande Dessinée d’Angoulême, livre ici un travail graphique d’une maturité saisissante. Son trait « abouti » traduit avec justesse la dureté de la pêche dans les regards et les postures des personnages. La couverture, zébrée par un éclair foudroyant qui fend la mer, annonce d’emblée l’intensité visuelle de l’album.

Le dessinateur quimpérois, dont le grand-père était pêcheur sur un misainier (petit bateau de pêche Breton), insuffle une authenticité aux scènes maritimes. Son style graphique soutient la montée dramatique, particulièrement dans les séquences où l’équipage doit laisser ses états d’âme de côté pour contourner le destin.

La Tempête s’impose comme un témoignage graphique sur cette catastrophe. Cette bande dessinée maritime s’adressera aux passionnés d’histoire navale ainsi qu’aux passionnés d’histoire Bretonne. Cette BD honore la mémoire des marins disparus en septembre 1930.



Lieux visités par la bd en Bretagne

EtelIle de GroixPort-Louis

La maison des enfants – L’incroyable sauvetage des enfants juifs de Moissac

Album publié en 2025 aux Editions Plein Vent.


couverture bd La maison des enfants

Après la rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942, l’étau se resserre sur les Juifs vivant en zone libre.
À Moissac, dans le Sud-Ouest, une maison, tenue par un couple d’éclaireurs israélites, accueille des enfants. La menace d’une rafle se rapproche. Pour leur permettre d’échapper à la déportation, un réseau de résistants juifs, baptisé La Sixième, va tenter de tous les sauver avec la complicité d’habitants de la ville.
Commence alors une course contre la montre afin de mettre les enfants à l’abri. De jeunes scouts vont s’engager dans cette opération périlleuse, avec pour seules armes le courage et le sens du sacrifice.
Cette bande dessinée met en lumière l’action de La Sixième et de tous les résistants qui ont œuvré à ce sauvetage.
Une histoire vraie et exemplaire pour la jeunesse d’aujourd’hui.
Leur devise était « servir ». Elle le restera jusqu’au bout.Anny Latour


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La maison des enfants »

Publié aux éditions Plein Vent en mai 2025, La maison des enfants illustre avec une précision documentaire l’un des épisodes les plus méconnus de la Résistance française. Pierre-Roland Saint-Dizier, scénariste spécialisé dans les récits historiques, s’empare de l’histoire authentique de la maison de Moissac qui abrita près de 500 enfants juifs entre 1939 et 1943.

Le récit débute après la rafle du Vel d’Hiv de juillet 1942, quand l’étau se resserre sur les Juifs en zone libre. Pierre-Roland Saint-Dizier orchestre magistralement la course contre la montre menée par le réseau de résistants juifs baptisé « La Sixième », dirigé par des figures comme Robert Gamzon (alias Castor) et le couple Shatta et Bouli Simon. La scénario privilégie l’humanité des personnages sans tomber dans l’excès, révélant la complexité psychologique des jeunes scouts engagés dans cette mission périlleuse.

extrait bd La maison des enfants

Andrea Mutti, dessinateur italien reconnu pour son trait réaliste et précis, livre ici une interprétation visuelle d’une rare justesse. Son style, déjà éprouvé dans des œuvres historiques comme Campus Stellae, sert parfaitement l’intensité dramatique du récit. La colorisation d’Angelo Bussacchini, maître de la technique à l’huile, apporte une profondeur émotionnelle.

Cette bande dessinée s’impose comme un témoignage essentiel, fidèle à la devise des Éclaireurs Israélites de France : « servir ». Une œuvre indispensable pour transmettre aux jeunes générations cette page d’héroïsme ordinaire, où courage et sens du sacrifice ont permis de sauver des centaines de vies.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Moissac

Paroles d’enfants cachés 1939 – 1945

Album publié en 2025 aux Editions Soleil.


couverture bd Paroles d'enfants cachés 1939 - 1945

À l’âge de l’insouciance, projetés dans la guerre, marqués d’une étoile jaune et souvent séparés de leurs parents, des milliers d’enfants ont dû apprendre à se méfier, à mentir et se cacher.
Ils ont noté leurs souvenirs dans des lettres ou des journaux intimes, adaptés ici en histoires courtes qui constituent un témoignage attestant des parts d’ombre et de lumière de notre Histoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Paroles d’enfants cachés 1939 – 1945 »

La BD sortira en septembre 2025.


Les Enfants de Buchenwald

Album publié en 2025 aux Editions Steinkis.


couverture bd Les Enfants de Buchenwald

En avril 1945, à la libération du camp de Buchenwald, plus d’un millier d’enfants juifs ne savent pas où aller. Ils ont miraculeusement survécu et sont pour la plupart orphelins. Une mobilisation internationale, animée par l’Œuvre de Secours aux Enfants, organise leur prise en charge et tente de les aider.
En juin 1945, 426 d’entre eux sont accueillis en Normandie, le temps d’un été. Ils sont en mauvaise santé, traumatisés et sans repères. Médecins, éducateurs et assistantes sociales vont les soigner, les aider à se reconstruire, et à reprendre goût à la vie.

Dans ce récit inspiré de témoignages, Dominique Missika nous raconte l’histoire bouleversante des Enfants de Buchenwald.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Enfants de Buchenwald »

En juin 1945, 426 enfants survivants de Buchenwald trouvent refuge en Normandie, au préventorium d’Écouis, sous l’égide de l’Œuvre de Secours aux Enfants. Cette page méconnue de l’après-Shoah constitue le cœur du roman graphique Les Enfants de Buchenwald, fruit de la collaboration entre l’historienne Dominique Missika, l’illustratrice Anaïs Depommier et la coloriste Alessandra Alexakis.

Dominique Missika, forte de son expertise d’historienne et de son travail à la Fondation pour la Mémoire de la Shoah , choisit délibérément de ne pas représenter l’horreur des camps mais de se concentrer sur « l’après » : ce moment crucial où des orphelins traumatisés doivent réapprendre leur humanité. Le récit, nourri de témoignages authentiques et d’un travail documentaire de deux ans , suit le parcours de quatre personnages fictifs mais représentatifs : Zeev, Fischel, Chaïm et Aron. Cette approche permet d’incarner l’expérience collective tout en préservant la vérité historique des 426 jeunes survivants accueillis en France.

extrait bd Les Enfants de Buchenwald

Anaïs Depommier, formée à l’école Émile Cohl , développe un style graphique d’une sobriété remarquable qui évite l’écueil du voyeurisme. Ses dessins servent parfaitement le propos : plutôt que d’illustrer l’indicible, ils accompagnent avec délicatesse la reconstruction progressive de ces adolescents. Alessandra Alexakis apporte une mise en couleur qui « donne une touche de douceur aux personnages malgré l’horreur » , créant une atmosphère propice à l’empathie.

L’ouvrage s’appuie sur une documentation exceptionnelle : témoignages de survivants comme Elie Wiesel, archives de l’OSE, photographies d’époque. Il met en lumière le rôle déterminant des éducateurs – Rachel Minc, Gaby Cohen, Judith Hemmendinger – qui accompagnèrent ces jeunes dans leur retour à la vie. Cette rigueur transforme la bande dessinée en véritable outil pédagogique, particulièrement adapté aux établissements scolaires.

En évoquant ces semaines cruciales de l’été 1945 à Écouis, la BD révèle comment l’humanité peut renaître après l’indicible, grâce à la bienveillance et à la solidarité. Cette bande dessinée, portée par une équipe créatrice de talent et éditée avec soin par Steinkis , est une œuvre remarquable pour transmettre la mémoire de la Shoah aux nouvelles générations.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Camp de Buchenwald

Homo Sapiens – Histoire(s) de notre humanité

Bande dessinée publiée en 2019 aux éditions Lombard.


couverture bd Homo Sapiens - Histoire(s) de notre humanité

Homo Sapiens, c’est nous, et depuis longtemps car 200 000 ans, ce n’est pas rien.

De nouvelles techniques permettent de voir à l’intérieur des fossiles, entre protéines, gènes et anatomie.

Mais finalement, savons-nous vraiment qui nous sommes ?

Antoine Balzeau, paléoanthropologue à la pointe de ces recherches, nous dresse un bilan de ce que la science actuelle peut véritablement déduire et conclure sur notre (pré)histoire et sur ce que cela peut nous apporter pour bâtir notre futur.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Homo Sapiens – Histoire(s) de notre humanité »

La bande dessinée Homo Sapiens – Histoire(s) de notre humanité d’Antoine Balzeau et Pierre Bailly est une œuvre qui réussit le pari de rendre accessible l’évolution humaine à travers une vulgarisation scientifique intelligente.

Publiée dans le cadre de la collection La Petite Bédéthèque des Savoirs, cette œuvre allie avec subtilité rigueur scientifique et narration visuelle claire.

Antoine Balzeau, paléoanthropologue de renom, invite le lecteur à redécouvrir l’histoire de notre espèce. Avec un discours simple, mais riche en connaissances, il déconstruit des idées reçues sur la préhistoire tout en apportant des éléments fascinants issus des dernières avancées scientifiques.

Loin de se limiter à une simple chronologie de faits, la bande dessinée aborde des questions surprenantes et stimulantes, comme la présence inexplicable du menton chez l’homme moderne, le tout avec une touche d’humour pédagogique.

Visuellement, Pierre Bailly accompagne ce voyage scientifique par des illustrations sobres mais efficaces, qui facilitent la compréhension tout en évitant l’excès de détails.

Cette BD se démarque par son approche à la fois pédagogique et divertissante. Elle parvient à capter l’attention du lecteur tout en stimulant sa curiosité intellectuelle.

Un ouvrage recommandé à tous ceux qui souhaitent comprendre, avec légèreté et précision, l’évolution fascinante de l’Homo sapiens​.


Qui était Néandertal ? L’enquête illustrée

Album publiée en 2016 aux éditions Belin.


Voici l’histoire d’une autre humanité, celle de nos cousins Néandertaliens, telle qu’on ne vous l’a encore jamais racontée. L’Homme de Néandertal nous fascine depuis sa découverte…

Peut-être savez-vous qu’il enterrait ses morts… Mais l’avez-vous déjà vu faire ? Sans doute avez-vous entendu dire qu’il était un chasseur émérite… Mais avez-vous assisté à l’une de ces chasses où les hommes, lances à la main, traquent les bêtes affolées ?

Avez-vous déjà observé des Néandertaliens apprendre à tailler des pierres à leurs enfants ? Ou assisté à leurs rencontres – et leurs amours – avec nos ancêtres Homo sapiens ?

Fruit de la rencontre entre un paléoanthropologue et un dessinateur, Qui était Néandertal ? L’enquête illustrée vous propose de découvrir toutes ces scènes inédites de la vie des Néandertaliens, et bien d’autres, basées sur les connaissances scientifiques les plus récentes.

Un ouvrage d’une profonde originalité qui permettra à tous de comprendre qui était l’Homme de Néandertal et comment il vivait.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Qui était Néandertal ? L’enquête illustrée »

Antoine Balzeau et Emmanuel Roudier livrent, avec Qui était Néandertal ? L’enquête illustrée, une œuvre visuellement éblouissante et intellectuellement captivante. Ce livre propose un fascinant retour aux origines de l’humanité à travers une approche à la fois rigoureuse et accessible.

Antoine Balzeau , paléoanthropologue reconnu, synthétise les connaissances actuelles sur Néandertal dans un format adapté à tous. Chaque chapitre est soigneusement construit pour offrir au lecteur une compréhension nuancée des découvertes scientifiques récentes, en passant par l’anatomie, les comportements sociaux, et les interactions avec Homo sapiens​.

Les illustrations de Emmanuel Roudier ajoutent une profondeur unique à l’ensemble. Elles ne se contentent pas d’accompagner le texte, mais permettent au lecteur de voyager dans un monde préhistorique minutieusement reconstitué. Ses dessins, vibrants de détails et de vie, ancrent les informations dans un imaginaire puissant, rendant palpable l’histoire millénaire de ces hommes que nous connaissons encore si peu.

L’alternance entre textes concis et planches illustrées est une force majeure de cet ouvrage. Elle permet une fluidité qui maintient l’intérêt du lecteur tout en facilitant la transmission des concepts les plus complexes.

Cette BD se présente ainsi comme une œuvre à la fois pédagogique et artistique, apte à émerveiller autant les passionnés de préhistoire que les novices curieux. Une véritable réussite dans le domaine de la vulgarisation scientifique illustrée.

La Font-aux-Pigeons – Histoire et aventure d’un groupe humain vivant au Grand Abri de la Font-aux-Pigeons au Cardial

Bande dessinée publiée en 2019 aux éditions Actilia.


couverture bd La Font-aux-Pigeons - Histoire et aventure d'un groupe humain vivant au Grand Abri de la Font-aux-Pigeons au Cardial

Après le Grand Abri, qui retraçait la vie des derniers chasseurs-cueilleurs provençaux, c’est à travers les aventures des hommes du Néolithique que Toomaï Boucherat fait revivre le passé prestigieux de Châteauneuf-les-Martigues, les millénaires oubliés d’une Provence sauvage où la nature était intacte, où l’on pouvait boire l’eau de tous les ruisseaux, une Provence qui fait rêver …


Et d’abord, c’est quoi, le Néolithique ? C’était jadis, dans les manuels scolaires de mon enfance, l’Age de la pierre polie. Or, le polissage d’outils de pierre (qui existe d’ailleurs, antérieurement au Néolithique, dans diverses cultures mésolithiques !) n’est qu’une des techniques novatrices (tissage, céramique, etc) qui font alors leur apparition.

En fait, la dominante de ce que l’on a appelé la révolution néolithique c’est avant tout la domestication de certaines plantes et de certains animaux, l’invention de l’agriculture et de l’élevage.

De chasseur-cueilleur nomade ou semi-nomade, l’homme devient sédentaire et producteur de nourriture. Paysan, berger, et bientôt villageois, il ambitionne désormais de dominer la nature et de la modifier. Hélas, revers de la médaille, il inaugure également les premières atteintes au milieu naturel : déforestation, défrichements, destruction de la faune sauvage.

Dans le Midi de la France, le Néolithique débute vers 5 700 avant notre ère et se termine avec l’introduction du métal (cuivre, puis bronze), vers 2 500-2 200 avant J.-C.
Paysans et bergers, ces nouveaux arrivants sont aussi des marins expérimentés. Depuis longtemps, ils ont quitté leur pays d’origine, le Proche-Orient, ce Croissant fertile où est née voici plus de 10 000 ans la domestication des plantes et des animaux. Par cabotage le long des côtes et d’îles en îles, ils se sont peu à peu dirigés vers le couchant, cet Occident mystérieux où, chaque soir, meurt le soleil.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Font-aux-Pigeons – Histoire et aventure d’un groupe humain vivant au Grand Abri de la Font-aux-Pigeons au Cardial »

La bande dessinée La Font-aux-Pigeons se distingue par son approche innovante, conjuguant rigueur historique et narration visuelle captivante.

Sous la plume de Toomaï Boucherat et les pinceaux de Priscille Mahieu, cette œuvre plonge le lecteur dans le Néolithique, époque charnière où l’homme sédentaire commence à domestiquer la nature. Ce cadre, magnifiquement illustré, sert de toile de fond à l’histoire d’un groupe humain vivant au Grand Abri de la Font-aux-Pigeons, situé dans le sud de la France.

L’un des points forts de cette bande dessinée réside dans son souci du détail, aussi bien dans le récit que dans les illustrations. Les personnages, bien que fictifs, sont profondément ancrés dans les réalités de l’époque. Les outils, les habitations, et même les techniques agricoles sont reproduits avec une grande exactitude, grâce à l’intervention de l’archéologue Carole Cheval. Ces éléments éducatifs sont intégrés de manière fluide au récit.

extrait bd La Font-aux-Pigeons - Histoire et aventure d'un groupe humain vivant au Grand Abri de la Font-aux-Pigeons au Cardial

Sur le plan artistique, Priscille Mahieu parvient à capturer avec finesse la beauté brute de la nature provençale et les défis auxquels étaient confrontés les premiers agriculteurs et éleveurs. Le contraste entre la simplicité de leur mode de vie et l’immensité sauvage qui les entoure est saisissant, créant un lien intime entre le lecteur et cette période oubliée de l’histoire.

La Font-aux-Pigeons est une œuvre exemplaire qui allie le plaisir de la lecture à une véritable leçon d’histoire, tout en restant accessible à un large public.

Chronique du pont d’arc- L’enfant autre

Bande dessinée publiée en 2022 aux éditions Joël Polomski.


couverture bd Chronique du pont d'arc-  L'enfant autre

Il y a 35 000 ans, une terrible éruption volcanique a séparé le jeune Arke de sa tribu.

Condamné à errer seul, il aurait dû rejoindre le territoire des ombres si son chemin de vie ne l’avait amené à rencontrer Wahnee, du clan de “griffes des cavernes”.

Mais se faire une place au sein de ses presque-frères ne sera pas chose facile…

Sur les traces d’Arke, entrez dans la grotte Chauvet pour assister aux rituels que pratiquaient nos ancêtres, et suivez-le dans ses périples au fond des gorges ou sur les plateaux ardéchois.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Chronique du pont d’arc- L’enfant autre »

Avec Chronique du Pont d’Arc – L’Enfant Autre, Joël Polomski nous propose une plongée captivante dans la préhistoire, une époque rarement explorée avec autant de justesse et de sensibilité.

Le récit, centré sur le jeune Arke, séparé de sa tribu suite à une éruption volcanique, mêle habilement aventure et réflexion sur les notions d’altérité et d’intégration. L’histoire se déploie dans un monde aussi fascinant que rude, où l’arrivée d’un étranger, perçu comme une menace, suscite méfiance et débats au sein du clan qui l’accueille.

L’écriture de Joël Polomski brille par sa capacité à équilibrer l’instruction et la fiction. L’auteur a su s’entourer de l’expertise de l’équipe de la grotte Chauvet pour ancrer son récit dans une réalité scientifique rigoureuse, sans jamais sacrifier la dimension narrative. Le quotidien des hommes préhistoriques, leurs rituels et leurs paysages, sont dépeints avec une minutie qui ravira les amateurs d’histoire, tout en restant accessibles au grand public.

Les illustrations, également signées également par Joël Polomski , apportent une profondeur supplémentaire au récit. Les décors, fidèlement inspirés des vestiges archéologiques, sont à la fois poétiques et saisissants. Les scènes de vie, portées par un trait fin et expressif, rendent tangible ce monde lointain.

Chronique du Pont d’Arc est une belle une aventure préhistorique. Une œuvre ambitieuse et délicate, à lire absolument.

La grotte Chauvet Pont d’Arc – Chroniques aurignaciennes – Aux origines de l’art

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Corsica Comix.


couverture bd La grotte Chauvet Pont d’Arc – Chroniques aurignaciennes – Aux origines de l’art

– 36 000 ans… L’âge de glace, un temps mystérieux, presque mythique. Cap dans ce qui deviendra l’Ardèche, avec La grotte Chauvet Pont d’Arc – Chroniques aurignaciennes – Aux origines de l’art, pour un récit de fiction inspiré de découvertes archéologiques et de faits réels. 

La grotte Chauvet Pont d’Arc, classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 2014, est à ce jour le plus ancien joyau de l’art pariétal connu.

A l’occasion du dixième anniversaire de cette consécration, les auteurs, qui ont pu travailler directement sur la grotte, transposent littéralement cet environnement en art séquentiel et proposent un rêve éveillé, et rigoureux, sur ce qu’on peut imaginer de la vie à cette époque. 

Un album à la force graphique et à la portée éducative accessible dès le plus jeune âge, y compris aux petits amoureux de la bande dessinée qui ne maîtrisent pas encore la lecture.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La grotte Chauvet Pont d’Arc – Chroniques aurignaciennes – Aux origines de l’art »

Dans La grotte Chauvet Pont d’Arc – Chroniques aurignaciennes – Aux origines de l’art, Marc Azéma et Gilles Tosello nous proposent une œuvre visuellement époustouflante et historiquement captivante.

En plongeant dans l’univers des premiers artistes de l’humanité, cette bande dessinée fusionne habilement la précision scientifique et une narration immersive.

Le dessin de Gilles Tosello, inspiré des fresques pariétales de la célèbre grotte Chauvet, est le point d’ancrage de l’album. Chaque case semble vibrer d’une authenticité rare, transportant le lecteur dans un monde où l’art naissait sur les parois des cavernes. Les nuances de couleurs et les détails minutieux recréent l’atmosphère d’une époque reculée, faisant de cet ouvrage une véritable fresque historique.

extrait bd La grotte Chauvet Pont d’Arc – Chroniques aurignaciennes – Aux origines de l’art

L’absence de texte, une décision audacieuse, renforce la nature universelle de l’art, et permet au lecteur de ressentir l’impact des images sans médiation verbale. Ce silence graphique témoigne de la capacité des images à traverser les âges, à la fois moyen de communication et de contemplation.

Mais cette bande dessinée n’est pas seulement un hommage à l’art préhistorique ; elle s’inscrit aussi comme une œuvre pédagogique. Accessible à tous les âges, elle sensibilise avec élégance à l’importance de ces premières expressions artistiques tout en stimulant l’imagination du lecteur moderne. Avec ce projet, Azéma et Tosello réussissent un tour de force : rendre la préhistoire vivante et palpable.

Il était une fois l’homme – La Préhistoire

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions Soleil.


couverture bd Il était une fois l'homme - La Préhistoire

Un classique indémodable du dessin animé adapté en bande dessinée !

Il était une fois… l’Homme est une série animée de vulgarisation scientifique et historique créée en 1978 par Albert Barillé.

Elle connut un succès immédiat et immense qui se poursuit aujourd’hui auprès des nouvelles générations.

Retrouvez Maestro, le Nabot, Pierre, Pierrette, le Gros, Petit Gros, Petit Pierre et le Teigneux dans cette adaptation en bande dessinée fidèle à l’œuvre d’origine.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Il était une fois l’homme – La Préhistoire »

Jean-Charles Gaudin parvient, avec Il était une fois l’homme – La Préhistoire, à marier avec succès l’héritage d’une série animée culte et le format captivant de la bande dessinée.

En retraçant les premières étapes de l’évolution humaine, il offre une aventure à la fois instructive et divertissante, fidèle à l’esprit éducatif de l’œuvre originale d’Albert Barillé. Le lecteur retrouve des personnages emblématiques comme Maestro, Pierre et Pierrette, tout en plongeant dans une histoire qui démarre aux origines de la Terre, pour s’achever à l’aube de la civilisation humaine.

extrait bd Il était une fois l'homme - La Préhistoire

Le style visuel, porté par les illustrations de Jean Barbaud, est un véritable hommage à l’esthétique des années 1970. Chaque planche est soigneusement travaillée pour faire revivre les moments clés de la Préhistoire avec un trait simple, mais précis, destiné à un jeune public. La narration fluide permet d’aborder des concepts complexes de manière accessible, tout en restant divertissante grâce à l’humour et aux interactions entre les personnages.

Ce premier tome, très bien rythmé, est un excellent point de départ pour initier les jeunes lecteurs à l’histoire de l’humanité. La vulgarisation scientifique se mêle harmonieusement à l’aventure, faisant de cet ouvrage une œuvre incontournable pour ceux qui souhaitent découvrir, ou redécouvrir, la Préhistoire de manière ludique.