Étiquette : Editions Glénat

La Dernière Nuit de Mussolini

Album publié en 2025 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Digne de la commedia dell’arte.

couverture bd La Dernière Nuit de Mussolini

La photographie du Duce et de sa maîtresse Clara Petacci pendus par les pieds sur la place Loreto de Milan a fait le tour du monde.
Et la résonance de ce cliché a souvent occulté dans la mémoire collective la dernière cavale de Mussolini sur les bords du lac de Côme… Mussolini n’est pas mort à Milan. Fuyant la résistance italienne comme les forces alliées, Mussolini et Clara Petacci tentent de rejoindre la Suisse en compagnie de quelques fidèles du régime.
Cette fuite désespérée, proche du grotesque, prendra fin une soirée d’avril 1945, sous une pluie fine, en Lombardie : Mussolini démasqué est finalement arrêté, déguisé, planqué et fusillé le lendemain matin sur les berges de ce lac d’une beauté rare.
Cette dernière sortie pathético-romanesque, d’une violence inouïe, est à l’image de la trajectoire de celui qui inventa le fascisme. En quelques jours tout remonte à la surface.

Après Le Matin de Sarajevo et L’Affaire Zola, Jean-Charles Chapuzet et Christophe Girard nous entraînent dans une cavale de trois jours pour revivre les dernières heures du dictateur et mieux comprendre son rapport au pouvoir, comme son rapport aux femmes. Avec ce roman graphique digne d’un polar historique, les auteurs nous livrent les moments-clés de la vie de cette figure à la fois grotesque et terrible, peu exploitée en bande dessinée.
Entre grandeur et décadence, amour et clandestinité, on traverse les heures sombres du XXe siècle et on entre dans l’intimité d’un couple au destin tragique. Une œuvre riche et documentée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Dernière Nuit de Mussolini »

Avec La Dernière Nuit de Mussolini, Jean-Charles Chapuzet et Christophe Girard livrent une œuvre magistrale qui mêle tragédie historique et satire grotesque. Ce roman graphique, publié chez Glénat, retrace les derniers jours de Benito Mussolini en avril 1945, tout en explorant les contradictions d’un homme qui a marqué l’histoire par son ambition démesurée et sa chute pathétique.

Le récit, structuré autour des ultimes heures du dictateur, s’appuie sur des flashbacks pour dresser une biographie concise mais percutante. Jean-Charles Chapuzet, historien de formation, s’appuie sur des références solides pour restituer avec précision les moments clés du fascisme italien, de la marche sur Rome à la République de Salò.
Cette approche non linéaire met en lumière les paradoxes du personnage : un leader charismatique mais lâche, corrompu et brutal. Les dialogues ciselés plongent le lecteur dans l’intimité d’un homme hanté par ses échecs et abandonné par ses alliés.

Christophe Girard adopte un style semi-réaliste aux accents caricaturaux pour capturer la nature grotesque de Mussolini. Les tons gris des scènes finales contrastent avec les couleurs vives des flashbacks, accentuant le décalage entre la grandeur passée et la décadence présente.
La violence est montrée sans détour, reflétant la brutalité du régime fasciste et la vengeance implacable des partisans italiens. Christophe Girard parvient à humaniser le dictateur tout en soulignant son caractère monstrueux, notamment à travers des expressions faciales marquées et un jeu subtil sur les ombres.

La Dernière Nuit de Mussolini est plus qu’une biographie graphique : c’est une réflexion puissante sur le pouvoir, la décadence et l’héritage du fascisme. À mi-chemin entre polar historique et satire politique, elle s’adresse autant aux amateurs d’histoire qu’aux passionnés de bande dessinée.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Lac de Côme

Frankenstein – Au nom du père

Album publié en 2025 aux Editions Glénat.


Adapté du roman de Mary Shelley (publié pour la première fois le 1 janvier 1818).

couverture bd Frankenstein - Au nom du père

Redécouvrez le mythe de Frankenstein !

Retour aux origines du mal avec ce one shot librement inspiré de l’œuvre de Mary Shelley qui nous ensorcèle avec le dessin au lavis noir & blanc d’une grande beauté de l’italien Corrado Roi. À ses côtés, Marco Cannavò développe une relecture originale et audacieuse du roman.
Deuxième volet de la série « Les classiques de l’horreur », où les plus grandes œuvres de la littérature gothique trouvent un souffle nouveau. Après Dracula, c’est au tour de Frankenstein ou le Prométhée moderne, le chef-d’œuvre de Mary Shelley datant du XIXe siècle.


La relation entre le scientifique Victor Frankenstein et le soi-disant « monstre » est devenue un mythe archétypal de la relation trouble entre le créateur et sa créature.
À travers son œuvre, l’écrivain traite de sujets tels que la confrontation de l’homme avec Dieu et interroge les limites rationnelles du progrès scientifique – un sujet très actuel.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Frankenstein – Au nom du père »

Avec Frankenstein – Au nom du père, Marco Cannavò et Corrado Roi livrent une relecture audacieuse et profondément contemporaine du chef-d’œuvre gothique de Mary Shelley. Ce one shot, deuxième volet de la série « Les classiques de l’horreur », s’empare du mythe fondateur pour en extraire toute la noirceur et la complexité psychologique, en s’appuyant sur un scénario dense et une esthétique graphique remarquable.

La narration, qui adopte une perspective à double point de vue, explore la relation archétypale et tourmentée entre Victor Frankenstein et sa créature. Marco Cannavò y injecte une dimension psychanalytique, questionnant la frontière entre créateur et création, la culpabilité, et la quête d’identité. Les thèmes de la transgression scientifique, de la solitude et du rapport à la divinité, déjà présents chez Mary Shelley, trouvent ici un écho saisissant dans notre époque, où les limites du progrès restent un enjeu brûlant.

Graphiquement, Corrado Roi impressionne par l’utilisation virtuose du lavis noir et blanc. Son trait acéré, ses ombres profondes et ses contrastes puissants confèrent à l’album une atmosphère ténébreuse. Chaque case, ciselée avec soin, amplifie la tension dramatique et la mélancolie qui émanent des personnages, tout en rendant hommage à l’esthétique du XIXe siècle et à la tradition gothique.

Frankenstein – Au nom du père s’impose comme une adaptation aussi respectueuse qu’originale, idéale pour les amateurs de littérature gothique et de bandes dessinées d’auteur à l’identité graphique forte. Un ouvrage à recommander à tous ceux qui souhaitent redécouvrir un classique sous un jour nouveau, entre fidélité et réinvention.

L’Avare

Album publié en 2009 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Molière parue le 9 septembre 1668.

« Le théâtre n’est fait que pour être vu » – Molière

couverture bd L'Avare

Le principe de cette nouvelle collection est d’associer la bande dessinée au théâtre, assurant lisibilité, clarté, et facilité de lecture.

Ainsi le 9ème art se retrouve au service des plus grands classiques du théâtre dans leur texte intégral.

Cette collection, à la fois ludique et pédagogique, est une façon originale de donner le goût de la lecture aux plus jeunes, et de permettre aux plus âgés de revisiter leurs classiques.

Les œuvres mises en bandes dessinées sont celles qui sont les plus étudiées au collège. Elle a été créée de la même façon qu’on met en scène une pièce de théâtre : caractérisation et jeu des personnages, morceaux d’activités et création des costumes et des décors.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Avare »

La bande dessinée « L’Avare » de la Toto Brothers Company, illustrée par le Kawaï Studio, est une adaptation audacieuse et divertissante de la célèbre pièce de Molière. Ce projet, publié dans la collection Commedia des éditions Vents d’Ouest, réussit à combiner l’essence du théâtre classique avec l’art visuel de la bande dessinée.

Ce qui se distingue dans cette adaptation, c’est l’accent mis sur le côté burlesque et exagéré des personnages, une approche qui renforce le caractère grotesque d’Harpagon et des autres protagonistes.

extrait bd L'Avare

Le style visuel choisi par Kawaï Studio, avec des traits caricaturaux, accentue cet aspect comique, tout en restant fidèle à l’esprit de l’œuvre originale. Cette exagération peut parfois paraître excessive, mais elle contribue indéniablement à rendre l’histoire plus accessible et attrayante pour un jeune public​.

Un autre point fort de cette bande dessinée est sa structure claire et pédagogique. Les auteurs ont veillé à conserver la lisibilité du texte intégral de Molière, tout en utilisant le format bande dessinée pour rendre l’œuvre plus dynamique et interactive. Cette adaptation vise notamment un public scolaire, offrant une porte d’entrée originale vers les classiques du théâtre.

« L’Avare » est une adaptation réussie qui modernise un classique tout en respectant ses racines théâtrales. C’est une lecture recommandée pour ceux qui souhaitent redécouvrir Molière sous un nouvel angle.

Les Tourbières noires

Album publié en 2016 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Guy de Maupassant (La peur) publiée le 23 octobre 1882.

Quand les plus beaux paysages cachent les plus lourds secrets…

Antoine est un jeune photographe qui parcourt les tourbières de l’Aubrac à la recherche de clichés inédits. Alors qu’il est surpris par la rapide tombée de la nuit, il trouve par chance une vieille ferme fortifiée et demande le gîte. Le propriétaire, Baptiste, l’accueille en compagnie de ses deux molosses écumants de bave.

Ce vieux chasseur acariâtre semble cacher un lourd secret de famille… Mal à l’aise, Antoine hésite à rester, quand la sublime fille de Baptiste fait son apparition : Mélodie, à la beauté aussi envoûtante que les landes de l’Aubrac…

Pour son grand retour en tant qu’auteur complet, Christophe Bec nous emmène dans les contrées splendides et sauvages de l’Aubrac. Adaptant librement le conte La Peur de Guy de Maupassant, il retranscrit à merveille l’atmosphère du texte originel avec toute la puissance de son trait réaliste et virtuose, mis à l’honneur dans un cahier graphique de 8 pages en fin d’album.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Tourbières noires »

Christophe Bec nous entraîne avec « Les Tourbières noires » dans une immersion captivante au cœur de l’Aubrac, où le mystère et l’angoisse imprègnent chaque page.

Inspiré librement de « La Peur » de Maupassant, le récit suit Antoine, un photographe en quête de clichés saisissants des tourbières, qui se retrouve confronté aux sombres secrets de ses hôtes, Baptiste et sa fille Mélodie. L’histoire, marquée par une vengeance sanguinaire et des apparitions inquiétantes, fait écho aux contes fantastiques d’autrefois.

Les dessins, d’une précision quasi cinématographique, sont indéniablement l’un des points forts de cette œuvre. Ils donnent vie aux paysages sauvages et aux atmosphères lourdes de l’Aubrac, transformant le décor en un personnage à part entière. On ne peut que louer notamment la manière dont les illustrations contribuent à instaurer une ambiance oppressante, renforçant l’impact émotionnel du récit.

Cependant, le scénario n’est pas exempt de critiques. On peut regretter une certaine prévisibilité et un manque de profondeur dans le développement des personnages. Malgré ces réserves, la narration reste efficace, et l’on se laisse volontiers emporter par le suspense et les mystères qui entourent la famille de Baptiste.

« Les Tourbières noires » est une bande dessinée qui, malgré quelques faiblesses narratives, se distingue par son atmosphère envoûtante et ses illustrations remarquables. Christophe Bec signe ici un récit sombre et fascinant, qui saura captiver les amateurs de fantastique et de thriller psychologique.

Une œuvre à découvrir pour son ambiance unique et sa mise en scène visuelle réussie.

Les Fourberies de Scapin

Album publié en 2010 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Molière parue le 24 mai 1671.

Si tu ne viens pas à Molière, Molière viendra à toi !

couverture bd Les Fourberies de Scapin

Octave et Léandre tombent amoureux de jeunes filles qui ne plaisent pas vraiment à leurs riches et sévères pères…

Pour les infléchir, ils demandent l’aide du valet Scapin, rusé et malin ! Mais s’il est doué pour faire rire, ce dernier a de bien étranges méthodes pour résoudre les conflits…

Le principe de la collection Commedia est d’associer la bande dessinée au théâtre, assurant lisibilité, clarté, et facilité de lecture. Ainsi le 9è Art se retrouve au service des plus grands classiques du théâtre dans leur texte intégral !


Et pour s’adapter aux habitudes des jeunes lecteurs, Commedia adopte un format manga, plus nomade, et un plus petit prix !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Fourberies de Scapin »

Les Fourberies de Scapin, adapté par Kogus et illustré par Grégory Saint-Félix, propose une version graphique de la célèbre comédie de Molière.

Inscrite dans la collection « Commedia », cette bande dessinée se distingue par son format, évoquant celui du manga, qui vise à capter l’intérêt d’un jeune public tout en respectant l’intégralité du texte original.

Le scénario, bien que fidèle à la pièce, parvient à transposer l’énergie vive des dialogues de Molière dans un univers visuel qui renforce l’humour et la malice de Scapin.

extrait bd Les Fourberies de Scapin

Les dessins de Saint-Félix, d’une grande expressivité, jouent un rôle crucial dans la dynamisation du récit. Les mimiques exagérées et les mises en scène créatives permettent de rendre accessibles les subtilités du texte, souvent difficiles pour les lecteurs contemporains.

Cette adaptation reste très académique. Les puristes apprécieront cette fidélité rigoureuse. Il aurait pu être intéressant de voir l’univers de Scapin revisité avec une plus grande audace créative, offrant ainsi une lecture véritablement renouvelée du classique.

Cette bande dessinée constitue une porte d’entrée idéale pour les jeunes lecteurs vers l’œuvre de Molière.

Saint Pierre – Une menace pour l’Empire romain

Album publié en 2019 aux Editions Glénat.


Mourir pour ses convictions.

couverture bd Saint Pierre - Une menace pour l'Empire romain

Rome, 64 après Jésus Christ.

Un incendie ravage la cité antique. Et tandis que les flammes se reflètent dans ses prunelles, Néron, l’empereur sanguinaire, sur les hauteurs de son palais, joue de la harpe.
Si la légende tragique n’a jamais été véridiquement accréditée, on sait avec certitude en revanche qu’il utilisa ce drame pour lancer une véritable chasse aux Chrétiens.
Des centaines d’entre eux sont arrêtés, torturés, massacrés. Parmi les suppliciés, le plus célèbre des apôtres du Christ. Celui qui deviendra le symbole de l’Eglise et que Jésus avait désigné comme le Roc sur lequel il la bâtirait : Pierre.

Cette histoire est celle de son agonie dans le cirque de Néron. Ces heures douloureuses qui précèdent sa mort et durant lesquelles il se remémore cette vie incroyable au côté de ce Messie qu’il a tant aimé malgré le doute qui le rongeait en permanence et l’a poussé à le renier par trois fois.
Saint Pierre et Néron : deux figures à jamais associées dans le tumulte de ce premier siècle de l’ère chrétienne.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Saint Pierre – Une menace pour l’Empire romain »

« Saint Pierre – Une menace pour l’Empire romain », signé Patrice Perna et illustré par Marc Jailloux, s’impose comme une œuvre graphique saisissante, plongée dans la Rome antique tourmentée par la persécution des premiers chrétiens.

Ce premier volume de la collection « Un pape dans l’Histoire » captive le lecteur par sa capacité à lier histoire et émotion, grâce à une narration qui navigue entre les souvenirs de Pierre et son calvaire sous Néron. L’aspect intime du récit, où se dévoilent les doutes et la détermination de Pierre, enrichit la dimension humaine de cette figure légendaire.

extrait bd Saint Pierre - Une menace pour l'Empire romain

Marc Jailloux se distingue par un dessin réaliste et lumineux, restituant avec brio l’ambiance antique de Rome et la tension palpable d’une ville en feu. La précision des détails, des vêtements aux monuments, crée une immersion totale, où chaque case semble vivante et habitée par l’Histoire. On ne peut que souligner la force visuelle de cet album, qui offre à la fois une reconstitution minutieuse et une lecture accessible.

Enrichi d’un dossier didactique, l’album invite également à une réflexion sur les origines du christianisme, apportant un éclairage culturel qui ravira les amateurs d’histoire.

« Saint Pierre – Une menace pour l’Empire romain » est donc bien plus qu’une simple bande dessinée ; c’est un témoignage vibrant sur les premières heures d’un destin spirituel qui a marqué le monde.

Jules Matrat – Tome 2

Album publié en 2025 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Charles Exbrayat publiée en 1942.

Le destin brisé d’un jeune poilu traumatisé par la guerre de 14-18.

C’est dans la paisible Haute-Loire que la guerre vient chercher Jules Matrat, un beau jour d’août 1914. La guerre, il n’a pas envie de la faire, comme il n’a pas envie de laisser Rose, qu’il s’apprête à épouser. Mais il faut bien quitter la campagne pour combattre les Allemands dans les tranchées boueuses.

C’est là que Jules fait la rencontre de Louis Agnin, un soldat avec lequel il se lie d’amitié. En 1918, cela fait déjà quatre ans que les hommes vivent sous les canons et les cris. Mais le jour où Louis tombe sous les balles ennemies devant les yeux de Jules, c’est le coup de grâce…

Lorsque la guerre prend fin, il est temps pour Jules regagne son foyer, comme des milliers de mutilés. La vie semble reprendre, mais Jules n’est plus le même homme, il a laissé une partie de lui dans les tranchées. Il pleure Louis, son camarade, il pleure l’indicible barbarie et se mure dans un douloureux silence. Rose, à ses côtés, commence à comprendre que personne ne revient intact du champ de bataille. Si Jules est valide et peut travailler, elle a en face d’elle un homme brisé à jamais…

Adapté du roman éponyme de Charles Exbrayat (publié aux éditions Albin Michel), cette trilogie conçue comme « le récit d’une vie quotidienne » raconte le destin brisé d’un jeune poilu hanté par les images d’une guerre qualifiée de « boucherie ».

Serge Fino dépeint avec un réalisme déconcertant la détresse d’un homme et les conséquences sur les générations futures de tels massacres, s’affirmant du même coup comme un auteur majeur du 9e art.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jules Matrat – Tome 2 »

Une œuvre bouleversante sur les séquelles invisibles de la Grande Guerre

Avec Jules Matrat – Tome 02, Serge Fino poursuit son adaptation magistrale du roman de Charles Exbrayat, en plongeant le lecteur dans les tourments d’un homme brisé par la Première Guerre mondiale.
Ce deuxième volet, empreint d’une grande sensibilité, explore avec profondeur les difficultés de Jules à retrouver une vie normale dans son village de Haute-Loire, après avoir laissé une partie de lui-même dans les tranchées.

Le récit se distingue par sa puissance émotionnelle et son réalisme déconcertant. Serge Fino capte avec finesse les silences et les non-dits qui hantent Jules, incapable de partager l’horreur vécue au front. Les relations entre Jules, sa fiancée Rose et leurs proches sont mises à rude épreuve, reflétant les fractures humaines et sociales laissées par le conflit. Le scénario, fidèle à l’esprit du roman, alterne entre introspection et moments d’émotion brute, rendant palpable la douleur d’un homme qui peine à s’ancrer dans un quotidien qu’il ne reconnaît plus.

extrait bd Jules Matrat - Tome 2

Graphiquement, Serge Fino excelle une fois encore. Les couleurs directes, tantôt lumineuses pour évoquer la campagne paisible, tantôt sombres pour rappeler les souvenirs du front, servent magnifiquement la narration. Chaque case est un tableau détaillé qui amplifie l’intensité dramatique de l’histoire.

Jules Matrat – Tome 02 est une bande dessinée poignante et essentielle, qui interroge sur les cicatrices laissées par la guerre et sur la résilience humaine. Une œuvre incontournable pour les amateurs d’histoires humaines et historiques.


Le Livre de la jungle

Album publié en 2020 aux Editions Glénat.


Adapté de l’œuvre de Rudyard Kipling (publiée pour la première fois en 1894).

couverture bd Le Livre de la jungle

Un classique réadapté.

Mowgli, un bébé orphelin abandonné dans la jungle, est recueilli et élevé par des loups. Il ­apprend la loi de la jungle près de ses amis, l’ours Baloo, la panthère Bagheera et la louve Raksha.

Dans ce milieu hostile, la vie est une lutte de chaque instant, en particulier face au peuple des singes et au tigre ­Shere Khan. ­Il finit par rencontrer d’autres ­hommes et doit choisir entre ses vraies origines ou sa vie sauvage.

« Raconter une histoire à un enfant, c’est lui offrir tout ce qu’il aime : de merveilleuses aventures, de la féerie et surtout beaucoup de tendresse. J’ai voulu que les petits, captivés par la beauté du récit, laissent venir en eux, tout naturellement, les émotions que l’on doit aux grands conteurs. » Marlène Jobert


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Livre de la jungle »

Dans cette adaptation en bande dessinée du célèbre récit de Rudyard Kipling, Jean-Blaise Djian réussit un coup de maître en capturant la complexité et la magie de la jungle indienne. Aux côtés de Tiéko, dont les illustrations vibrantes insufflent une énergie visuelle saisissante, Jean-Blaise Djian propose une relecture qui reste fidèle au classique tout en le modernisant.

L’histoire suit le jeune Mowgli, élevé par des loups, qui navigue entre son identité humaine et sa place parmi les animaux. Jean-Blaise Djian parvient à explorer avec profondeur le dilemme identitaire de Mowgli, en rendant palpables ses questionnements et en offrant au lecteur une réflexion subtile sur l’appartenance et la différence. Les dialogues, soignés et évocateurs, renforcent les liens entre les personnages et enrichissent le texte d’une résonance émotionnelle qui touche petits et grands.

extrait bd Le Livre de la jungle

Le talent graphique de Tiéko brille par son dynamisme et sa maîtrise des détails. Les paysages luxuriants et les expressions vivantes des personnages confèrent à chaque page une atmosphère immersive, invitant le lecteur à se perdre dans la jungle tout en ressentant le danger et la beauté sauvage du monde de Mowgli.

« Le Livre de la Jungle » de Jean-Blaise Djian et Tiéko est une œuvre marquante, accessible et visuellement envoûtante, qui redonne vie à ce récit intemporel. Une réussite qui ravira aussi bien les amateurs de bandes dessinées que les lecteurs de littérature classique.

Vingt mille lieues sous les mers

Album publié en 2019 aux Editions Glénat.


Adapté de l’œuvre de Jules Verne (publiée pour la première fois le 20 juin 1870).

couverture bd Vingt mille lieues sous les mers

Un fabuleux voyage dans les abîmes.

Au fond de l’océan un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, plus vaste qu’une baleine suscite la curiosité des marins.

Une expédition est organisée à bord d’une frégate américaine, l’Abraham-Lincoln, pour lever le mystère. Parmi l’équipage prennent place le savant Pierre Aronnax, son fidèle serviteur Conseil et le « roi des harponneurs », Ned Land.

Après plusieurs mois de vaines recherches, ils finissent par entrer en collision avec le « monstre »… lequel se révèle être une gigantesque machine !

Accueillis à bord du sous-marin par l’étrange capitaine Nemo, les trois compères vont l’accompagner dans un stupéfiant voyage sous les mers du globe.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vingt mille lieues sous les mers »

L’adaptation en bande dessinée de Vingt mille lieues sous les mers par Fabrizio Lo Bianco et illustrée par Francesco Lo Storto parvient à faire revivre un classique intemporel avec une modernité rafraîchissante.

Ce format condensé en 56 pages conserve la puissance de l’intrigue et permet aux lecteurs de s’immerger rapidement dans l’aventure mythique du capitaine Nemo et du sous-marin Nautilus. Le scénario, soigneusement adapté, préserve les moments emblématiques de l’œuvre de Jules Verne tout en les rendant accessibles aux nouveaux lecteurs.

extrait bd Vingt mille lieues sous les mers

Les illustrations de Francesco Lo Storto jouent un rôle clé dans cette réussite. D’une richesse visuelle impressionnante, elles rendent justice aux mystères et à la beauté des profondeurs marines. Les couleurs vibrantes et les détails minutieux des scènes maritimes créent une atmosphère immersive qui transporte immédiatement le lecteur dans le monde sous-marin.

Cette bande dessinée offre une lecture fluide et captivante, tout en respectant l’originalité du récit de Jules Verne. Elle constitue une porte d’entrée idéale pour les jeunes lecteurs comme pour les amateurs de bande dessinée, ainsi qu’une redécouverte enrichissante pour ceux déjà familiers avec le roman.

Les Trois Mousquetaires

Album publié en 2019 aux Editions Glénat.


Adapté de l’œuvre de Alexandre Dumas (publiée pour la première fois le 14 juillet 1844).

couverture bd Les Trois Mousquetaires

Un pour tous, tous pour un !

Publiée en feuilleton dans le journal Le Siècle en 1844, l’œuvre historique d’Alexandre Dumas relate les aventures sous le règne de Louis XIII du jeune provincial D’Artagnan associé à trois gentilhommes mousquetaires – Athos, Porthos et Aramis – face aux agents du redoutable Cardinal de Richelieu.

Véritable roman de cape et d’épée, Les Trois Mousquetaires est l’un des livres les plus traduits dans le monde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Trois Mousquetaires »

Adapter en 56 planches le chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas relevait de la gageure : Fabrizio Lo Bianco (scénario) et Andres Mossa (dessin) s’y attellent avec respect et efficacité, livrant une version condensée mais fidèle à l’esprit du roman. 
L’album, publié chez Glénat, restitue avec brio l’atmosphère du XVIIe siècle, entre complots, duels et passions, sous le règne de Louis XIII et l’ombre du cardinal de Richelieu.

L’intrigue, centrée sur l’ascension du jeune D’Artagnan et la fraternité indéfectible qui l’unit à Athos, Porthos et Aramis, préserve l’essentiel des thèmes chers à Alexandre Dumas : l’amitié, l’honneur, la loyauté et le panache. 
Si la pagination contrainte impose des ellipses et quelques raccourcis, le récit conserve la dynamique des grandes aventures de cape et d’épée, tout en effleurant la complexité psychologique des personnages : Athos, noble tourmenté ; Aramis, intellectuel tiraillé ; Porthos, force généreuse ; et D’Artagnan, jeune fougueux en quête d’identité.

extrait bd Les Trois Mousquetaires

Le trait précis et soigné d’Andres Mossa sert admirablement l’ambiance : décors détaillés, costumes fidèles, scènes de duel énergiques et cadrages dynamiques immergent le lecteur dans une France de complots et de passions. La colorisation accentue le réalisme historique et la tension dramatique qui traversent l’album.

Cette adaptation, bien que contrainte par son format, offre une porte d’entrée vivante et accessible à l’univers des Mousquetaires. Elle séduira les amateurs de récits d’aventure, les passionnés d’histoire et tous ceux qui souhaitent redécouvrir, en images, la fougue et la fraternité d’ Alexandre Dumas . Un bel hommage graphique, à recommander aux lecteurs dès l’adolescence.