Léon – Les écrits retrouvés de Pépé

Album publié en 2026 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

couverture bd Léon - Les écrits retrouvés de Pépé

En 2023, Frédéric Bihel hérite de deux boites d’archives contenant les écrits de son grand-père, Léon, qu’il avait conservé toute sa vie.
Dans sa famille, personne ne connait la nature des « écrits de pépé ».
Comment transmettre les écrits biographiques de son grand-père ?
En ordonnant l’œuvre de son aïeul, Frédéric Bihel raconte son émotion à la lecture de ces archives familiales et sa volonté de la mettre en forme pour réaliser le rêve de son grand-père.
Son récit entremêle des extraits, sa correspondance, et des documents historiques. Durant toute sa vie Léon Bihel a écrit. Pas des romans ou des épopées, mais le compte rendu minutieux de ses navigations…
Né en 1917, il intègre l’école des Apprentis-Marins à Brest à treize ans. Timonier dans la marine française en 1940, Léon commence la guerre par un naufrage au large de l’Écosse et est fait prisonnier des Anglais.
Présent à Toulon lors de l’invasion allemande de la zone libre en novembre 1942, il assiste au sabordage de la flotte.
En 1944, il sera en Normandie au débarquement allié le 6 juin 1944.
Témoin privilégié de cette période, il nous relate les pérégrinations d’un marin à terre.

S’il a commencé sa carrière par des séries historiques très classiques, Frédéric Bihel continue avec Léon une facette plus intime qu’il a entamé en 2024 avec Les Crayons.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Léon – Les écrits retrouvés de Pépé »

Il arrive que la bande dessinée soit le vecteur le plus juste pour honorer une mémoire intime. Avec Léon, Frédéric Bihel signe un récit de transmission d’une singularité remarquable, né d’une transmission familiale aussi inattendue qu’émouvante.
En avril 2023, la tante Annick de l’auteur lui remet, peu avant sa mort, les mémoires écrites de son père : Léon Bihel, maître principal timonier devenu commandant de marine civile. Ce legs constitue le point de départ d’une enquête. Né en 1917, Léon intègre l’école des Apprentis-Marins à Brest à treize ans ; timonier en 1940, il traverse la Seconde Guerre mondiale de naufrage en internement, assiste au sabordage de la flotte à Toulon en novembre 1942, puis se retrouve en Normandie au Débarquement.


Ce qui frappe avant tout, c’est la nature hybride de la BD. Le récit n’est pas une bande dessinée au sens strict : on n’y trouve ni dialogues, ni construction séquentielle classique. Frédéric Bihel orchestre plutôt une polyphonie documentaire, entremêlant extraits des carnets de Léon, correspondances et documents historiques, avec le dessin comme liant. Cette forme confère au récit une authenticité : on ne reconstitue pas, on déchiffre.
Sur le plan graphique, les dessins aux crayons de couleur et aux pastels, dans des tons majoritairement noirs, bleus et gris, accompagnent les découvertes de l’auteur, illustrant les documents tout en comblant les silences du récit et en donnant un visage aux protagonistes. Cette palette retenue traduit la mélancolie d’une époque et la pudeur d’un homme qui écrivait pour ne pas être oublié.
À l’heure où les derniers témoins de la Seconde Guerre Mondiale disparaissent, Frédéric Bihel nous rappelle que les archives familiales sont aussi de la grande Histoire et que la bande dessinée peut en être le sanctuaire le plus vivant.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale