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Au revoir les enfants

Album publié en 2019 aux éditions Plein Vent


Résumé éditeur

La véritable histoire du père Jacques

Lucien Bunel, en religion père Jacques, est né en 1900.

Il devient prêtre puis religieux carme et fonde avant guerre un collège à Avon.

Pendant l’occupation, il entre dans la résistance et cache des adultes et des enfants juifs.

En 1944, il est arrêté et déporté d’abord à Sarrebrück puis à Mauthausen.

Il se consacre jour et nuit aux autres prisonniers. Il meurt d’épuisement en Autriche un mois après la libération du camp.

Louis Malle, élève au collège d’Avon à l’époque (il a alors 12 ans), a été marqué par cette arrestation qu’il raconte dans son film Au revoir les enfants.

Voici donc l’incroyable histoire du père Jacques, prêtre, déporté et Juste parmi les nations.

La bd « Au revoir les enfants » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Au revoir les enfants»

Le roman graphique « Au revoir les enfants » de Camille W. de Prévaux et Jean Trolley nous plonge dans la vie extraordinaire de Lucien Bunel , rebaptisé Père Jacques, qui consacra sa vie à aider les autres.

L’enquête journalistique menée par un personnage fictif nous permet de rencontrer les témoins de sa vie, de son enfance en Normandie à sa déportation à Mauthausen.

extrait Au revoir les enfants

La sobriété artistique en noir et blanc souligne parfaitement la profondeur du récit.

Ce livre hommage réussit avec brio à rendre hommage à cet homme remarquable, véritable symbole de courage et d’abnégation.


Quelques mots sur Lucien Bunel / père Jacques

Lucien Louis Bunel, connu sous les noms de Jacques de Jésus ou le père Jacques, était un prêtre catholique français et un moine carme.

Né le 29 janvier 1900 à Barentin (Seine-Maritime) et décédé le 2 juin 1945 à Linz (Autriche). Il est reconnu à Yad Vashem comme l’un des Justes parmi les nations.

Dès son plus jeune âge, Lucien Bunel nourrissait le désir de devenir prêtre.

Il a fréquenté le petit séminaire de Rouen. On le considérait comme déterminé, bien que ses professeurs n’appréciaient pas particulièrement son caractère.

Il a été ordonné prêtre le 1er juillet 1925.

Père Jacques a souhaité rejoindre l’Ordre du Carmel, mais l’archevêque de Rouen a refusé son consentement.

En 1934, il a fondé et dirigé le Petit Collège Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus à Avon. Il y enseignait les lettres classiques et était un pédagogue remarquable, privilégiant une approche pratique de l’éducation.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, tout en poursuivant ses activités au collège d’Avon, le père Jacques s’est rapidement engagé dans la Résistance.

Il a protégé des réfractaires du STO et a accueilli des enfants juifs sous de fausses identités. Son arrestation en janvier 1944, suite à une dénonciation, était principalement liée à son implication dans la Résistance.

Déporté dans plusieurs camps, le père Jacques est resté un homme de compassion et de solidarité, prenant soin des malades et des plus faibles. Il était aimé de ses camarades prisonniers et même des Allemands. Son comportement exemplaire dans les pires conditions inspirait respect et admiration.

Après la libération du camp, malgré sa maladie, le père Jacques a représenté les Français lors des réunions du Comité international des déportés. Il est décédé à l’hôpital Sainte-Élisabeth de Linz le 2 juin 1945.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AvonCamp de RoyallieuMauthasen

Le Photographe de Mauthausen

Album publié aux éditions Le Lombard en 2017.


Comme beaucoup de ses camarades déportés dans le camp de Mauthausen, Francisco Boix ne pensait qu’à survivre à ce cauchemar éveillé.

Mais lorsqu’il croise le chemin du commandant Ricken, esthète nazi des plus pervers, qui prend plaisir à photographier l’horreur, le jeune homme comprend qu’il tient là un témoignage unique.

A condition de parvenir à faire sortir les photos du camp…

L’histoire vraie d’un témoin à charge du procès de Nuremberg, et de son combat pour la vérité et le souvenir.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Photographe de Mauthausen »


Dans « Le Photographe de Mauthausen« , Salva Rubio et Pedro Colombo déploient un récit graphique aussi poignant qu’instructif, offrant un prisme rarement exploré des camps nazis.

Cette œuvre honore la mémoire de Francisco Boix, qui a audacieusement préservé la vérité au péril de sa vie.

Les auteurs, appuyés par des recherches scrupuleuses, dépeignent avec une précision douloureuse la brutalité du quotidien à Mauthausen, tout en révélant les facettes occultées de la guerre.

Le livre s’immisce dans la complexité des choix moraux et de la survie, capturant l’essence de la résistance par l’image.

Le périple de Boix, témoin et acteur, démontre le poids de la photographie comme arme contre l’oubli. Malgré des libertés narratives prises pour fluidifier le récit, cette bande dessinée reste un document historique de premier ordre, éducative et émouvante.


Francisco Boix était un photographe espagnol qui a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est né le 31 août 1920 à Barcelone et est décédé le 7 juillet 1951 à Paris.

Boix était un prisonnier espagnol interné dans le camp de concentration de Mauthausen, en Autriche, pendant la guerre.

En tant que photographe, il a été contraint de travailler pour les nazis, documentant la vie quotidienne et les atrocités commises dans le camp.

Cependant, Boix a secrètement réussi à sauver des milliers de négatifs photographiques, notamment des preuves de crimes de guerre commis par les nazis.

Après la libération du camp en 1945, il a témoigné lors des procès de Nuremberg, fournissant des preuves visuelles essentielles.

L’histoire de Francisco Boix est un exemple important de courage et de résistance face à l’oppression. Ses photographies ont été cruciales pour la documentation et la compréhension de l’Holocauste.

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Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Mauthasen