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L’histoire de Bonifacio racontée aux enfants

Album publié en 2025 aux éditions Clémentine.


Résumé éditeur

couverture bd L’histoire de Bonifacio racontée aux enfants

Partez à l’aventure en compagnie de Natale et Serena et découvrez la passionnante histoire de Bonifacio en Corse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’histoire de Bonifacio racontée aux enfants »

Frédéric Bertocchini et Lisa d’Orazio poursuivent avec Michel Espinosa leur collection consacrée à l’histoire racontée aux plus jeunes. Après plusieurs volumes sur la Corse, ils s’arrêtent cette fois sur Bonifacio, la cité perchée à la pointe sud de l’île. Le principe reste le même : deux enfants, Natale et Serena, trouvent un livre magique qui les fait voyager dans le temps, guidés par la petite abeille Abbabella.

Ce fil est bien pensé pour capter l’attention d’un jeune lecteur. Plutôt que d’aligner des dates, les auteurs font vivre le passé de la ville à hauteur d’enfant, en suivant deux personnages auxquels on s’identifie facilement. Frédéric Bertocchini et Lisa d’Orazio ménagent une double lecture : l’aventure de Natale et Serena d’un côté, des repères historiques plus précis de l’autre, glissés au fil des pages pour ceux qui veulent aller plus loin. Bonifacio se prête bien à l’exercice, entre ses falaises calcaires, sa citadelle et sa longue mémoire maritime.

Le dessin de Michel Espinosa mise sur de grandes images en aquarelle, aux teintes douces, lisibles même pour un enfant qui ne lit pas encore couramment. Les décors de la vieille ville et des remparts donnent à voir le lieu autant qu’ils racontent son histoire. Le trait reste fidèle au ton chaleureux de la collection.

Des falaises calcaires aux remparts de la citadelle, l’aquarelle de Michel Espinosa donne à voir Bonifacio autant qu’elle en raconte l’histoire. Un support d’éveil à l’histoire locale pour tous les enfants curieux de découvrir ce qui se cache derrière les remparts de Bonifacio.


Lieu visité par la bd en Corse

Ye Olde Pub

Album publié en 2025 aux Editions Clair de lune.


Le 20 décembre 1943, le Bombardier B-17 « YE OLDE PUB » de l’Air Force décolle de la base de Kimbolton en Angleterre, avec pour mission de bombarder des usines de fabrication du Focke-Wulf 190 à Brême.
Mais avant de pouvoir larguer ses bombes, il est touché à plusieurs reprises par la défense anti-aérienne allemande.
S’enssuie une attaque de chasseurs Messerschmitt Bf 109 et Focke-Wulf Fw 190 de la JG-11, qui lui infligent encore plus de dégâts. Avec quelques rares mitrailleuses encore fonctionnelles, un équipage dont les membres sont soit blessés, soit morts, il reste peu d’espoir, surtout que le pilote Charlie Brown perd soudainement connaissance. Le bombardier menace de s’écraser au sol. Les pilotes allemand estimant le bombardier perdu, s’éloignent.

À peu d’intervalle, Franz Stigler, un As allemand, rejoint la zone de combats avec son Messerschmitt Bf 109 G-6. Il croise le « Ye Olde Pub » toujours en vol. L’impensable va alors se produire…

Et c’est seulement en 1986, soit 43 ans après cet épisode classifié Top secret par l’armée américaine, que le dénouement final se mettra en place au travers d’une petite annonce dans le journal « Jäger Blatt »…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ye Olde Pub »

B17 : Ye Olde Pub d’Antonio Gil s’inscrit dans la veine du récit historique centré sur l’incident réel du 20 décembre 1943, lorsque le B-17 de Charlie Brown, gravement endommagé après une mission sur Brême, croisa le chasseur allemand de Franz Stigler. L’album transforme cet épisode de guerre en drame humain, en privilégiant moins l’exploit militaire que la fragilité des hommes pris dans la mécanique du conflit.

Le cœur du récit repose sur une tension morale puissante : la survie, l’honneur et l’humanité surgissent au milieu de la violence. Antonio Gil met en scène des personnages blessés, éprouvés, mais jamais réduits à des fonctions héroïques simplistes. Cette approche donne au face-à-face entre adversaires une profondeur psychologique, en faisant émerger le respect, la responsabilité et la compassion comme thèmes majeurs.

Graphiquement, le dessin soutient efficacement cette intensité par un traitement visuel réaliste et lisible, adapté au cadre aérien de la Seconde Guerre mondiale.

Ye Olde Pub est une bande dessinée de guerre qui dépasse largement le simple récit d’aviation. Un vrai album historique et ambitieux où l’éthique compte autant que l’action.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Le Bureau des affaires occultes – Bas les masques

Album publié en 2025 aux éditions Albin-Michel.


Résumé éditeur

Inspiré des romans d’ Éric Fouassier Le Bureau des affaires occultes (premier tome publié le 3 mai 2021).

1832.
Suite à l’absence inattendue de l’inspecteur Verne, chef du Bureau des affaires occultes au sein de la Préfecture de police de Paris, son adjointe, Aglaé Marceau, reçoit pour mission d’enquêter sur un meurtre sans précédent.
Enquêtrice inexpérimentée devant faire ses preuves dans un monde d’hommes, assistée de Tafik et l’Entourloupe, Aglaé doit très vite faire face à une découverte bouleversante…

Bas les masques est une histoire originale centrée sur le personnage d’Aglaé Marceau, un spin-off inspiré de la série de romans d’Éric Fouassier, Le Bureau des affaires occultes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Bureau des affaires occultes »

Dans Le Bureau des affaires occultes – Bas les masques, Thomas Mosdi et Olivier Brazao prolongent l’univers imaginé par Éric Fouassier avec un spin-off original centré sur Aglaé Marceau, en 1832, dans le Paris fiévreux de la préfecture de police. L’album s’inscrit dans une veine de polar historique, mais joue surtout sur l’ambiance, le mystère et la tension d’une enquête où le monde masculin des institutions est bousculé par une héroïne encore en apprentissage.

Le récit s’appuie sur une intrigue maîtrisée, qui mêle série de meurtres, faux-semblants et retour de secrets enfouis. Aglaé n’est pas seulement une enquêtrice en devenir : sa trajectoire donne au livre une vraie densité psychologique, car l’affaire la confronte autant à la violence du crime qu’à sa place dans un univers codifié par les hommes. Les seconds rôles, Tafik et L’Entourloupe, apportent à la fois relief, énergie et contraste, sans diluer le sérieux du propos.

Graphiquement, l’album privilégie un dessin soigné et une narration fluide, au service d’un Paris sombre et vivant, où les décors, les visages et les silhouettes renforcent le climat d’inquiétude. L’image n’illustre pas seulement l’action, elle installe une atmosphère de dissimulation, fidèle au titre même de l’album.

Au final, Le Bureau des affaires occultes – Bas les masques réussit une adaptation autonome et élégante, suffisamment accessible pour les nouveaux lecteurs, tout en restant fidèle à l’esprit de la saga.

Sofia Kovalevskaïa – Vie et révolutions d’une mathématicienne géniale

Album publié aux éditions Cambourakis en 2023.


couverture bd Sofia Kovalevskaïa - Vie et révolutions d’une mathématicienne géniale

Née dans la Russie tsariste, où les femmes n’étaient pas autorisées à effectuer des études supérieures, Sofia Kovalevskaïa fut la première femme à obtenir un doctorat en mathématiques dans une université allemande, puis la première femme à se voir attribuer un poste de professeur d’université en Europe, en Suède.
Dans cette bande dessinée aussi délicate qu’incisive, Alice Milani retrace la trajectoire hors du commun de cette jeune femme à la détermination sans faille, aussi féministe que sa sœur ainée engagée dans la Commune de Paris, qui dut affronter les réticences de ses proches et combattre les préjugés de la communauté scientifique alors exclusivement masculine pour parvenir à s’imposer dans le milieu universitaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sofia Kovalevskaïa – Vie et révolutions d’une mathématicienne géniale »

Alice Milani, déjà remarquée pour « Marie Curie », couche sur le papier le destin de Sofia Kovalevskaïa dans une bande dessinée de 219 pages, traduite de l’italien par Laura Brignon et publiée chez Cambourakis en octobre 2023.

Alice Milani excelle à faire découvrir le parcours scientifique de la première femme docteure en mathématiques d’une université allemande et ses engagements révolutionnaires. Les chapitres consacrés à sa collaboration avec les nihilistes russes et à la Commune de Paris sont traités avec un équilibre historique, illustrant comment la mathématicienne repoussa les frontières académiques et politiques.

Sur le plan graphique, le style d’Alice Milani confère une texture organique, traduisant tantôt la rigueur des équations différentielles, tantôt l’effervescence des débats révolutionnaires. Les choix chromatiques, réduits à une palette sobre, soulignent l’opposition entre la froideur universitaire et l’ardeur des idées. Parfois rugueux, parfois délicat, le dessin sert un récit fluide où chaque case devient le témoin d’une lutte pour l’émancipation scientifique et féminine.

Recommandée à tout lecteur intéressé par l’histoire des sciences et les combats féministes, cette œuvre restitue l’héritage d’une pionnière des mathématiques dont l’influence résonne encore aujourd’hui.

Vinifera – Le Vin dans l’antiquité

Album publié en 2025 aux Editions Glénat.


Le nectar d’un roi. Le fruit d’une promesse

Depuis sa création, la collection Vinifera n’a cessé d’explorer l’histoire du vin, de l’Antiquité à nos jours.
Chaque album nous plonge dans les secrets et les traditions viticoles, allant des amphores de Pompéi à la viticulture biologique.
Découvrez les secrets des vins de l’Antiquité à travers des intrigues mêlant habilement Histoire, fiction et vulgarisation érudite sur le vin.
Deux récits passionnants qui mettent à l’honneur un breuvage millénaire.  
 
 


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vinifera – Le Vin dans l’antiquité »

Ce coffret réunit les deux volets antiques de la collection Vinifera, tous deux scénarisés par Éric Corbeyran : Les Amphores de Pompéi, dessiné par Alexis Robin, et Les Vins d’Orient, de Babylone aux pharaons, dessiné par Marco Bianchini. Le rapprochement a du sens, car les deux récits racontent la même chose sous deux latitudes : le vin comme objet de convoitise et comme secret que l’on protège.

À Pompéi, Valerius refuse de livrer ce qui fait la qualité de ses amphores, et cette rétention suffit à déclencher jalousies et manœuvres autour d’Ursina, riche veuve dont la villa ne désemplit pas. En Arménie, un vigneron mourant arrache à son fils Abban la promesse que son vin sera bu par une tête couronnée, et le garçon s’embarque pour Emar avec ce serment pour tout bagage. D’un côté un secret que l’on garde, de l’autre une parole que l’on tient.
Éric Corbeyran travaille en vulgarisateur assumé : ses personnages sont taillés pour porter une information technique, et le procédé fonctionne mieux dans le récit oriental, où la promesse filiale donne au voyage commercial une tension que le huis clos pompéien atteint moins souvent.

Alexis Robin traite Pompéi en péplum clair, banquets et architectures reconnaissables au premier regard. Marco Bianchini adopte un registre plus rugueux pour les palais mésopotamiens et les routes caravanières. La mise en couleurs du Studio Minte, commune à toute la collection, unifie ces deux mains et évite au coffret l’effet patchwork.

Les dossiers documentaires qui prolongent chaque récit font le reste du travail. D’un côté un secret que Valerius refuse de livrer, de l’autre un serment qu’Abban s’est engagé à tenir : deux façons de raconter que le vin, dans l’Antiquité, n’a jamais été qu’une boisson. À conseiller aux amateurs de vin curieux d’archéologie, et aux lecteurs de bande dessinée historique qui acceptent qu’une fiction serve d’abord de fil conducteur pédagogique.

La double mort de Frédéric Bellot

Album publié en 2025 aux éditions Reste du jour.


Résumé éditeur

D’après le roman de Claude Aveline  publié le 15 mars 1932.

couverture bd La double mort de Frédéric Bellot

Numéro 2 de la Police judiciaire, Frédéric Belot, réputé pour sa rigueur, est retrouvé mort dans son appartement, revolver à la main.
Un suicide ? Une mise en scène ? Lorsque l’inspecteur Rivière se rend sur les lieux, il découvre avec stupeur… un second cadavre.
Même visage, même nom. Deux Belot, deux morts : une seule vérité à dénouer.

Face à ce mystère vertigineux, l’inspecteur Rivière tente de démêler le vrai du faux, le réel du reflet. À mesure que les indices s’accumulent, une figure surgit de l’ombre et révèle un drame intime, noué dans le silence, la jalousie, et le trouble des identités.

Roman policier aux allures de tragédie, La Double Mort de Frédéric Belot (1932) fascina jusqu’à Jean Vigo, qui en rêva pour le cinéma.
Près d’un siècle plus tard, cette adaptation graphique signée Jérôme Presti, en restitue toute la tension, la finesse psychologique et l’élégance noire.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La double mort de Frédéric Bellot »

Le roman graphique sortira en septembre 2025.

Souvenirs d’enfance – Marcel Pagnol en BD

Album publié en 2025 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

D’après les romans de Marcel Pagnol publiés entre 1957 et 1977.

Plongez dans la Provence de Marcel Pagnol avec ses plus beaux souvenirs d’enfance. 

Quatre récits inoubliables :
La Gloire de mon père,
Le Château de ma mère,
Le Temps des secrets
et Le Temps des amours.

Entre les collines d’Aubagne et la garrigue sauvage, suivez le jeune Marcel dans ses explorations, ses chasses merveilleuses et sa complicité avec Lili de Bellons, l’ami qui lui révèle tous les secrets de la nature.
Chaque été devient une parenthèse enchantée, ponctuée des premiers émois amoureux et d’aventures inoubliables. Un hymne lumineux à l’innocence et à la joie de grandir.


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Souvenirs d’enfance – Marcel Pagnol en BD »

Adapter Marcel Pagnol relève du défi : comment traduire en images une prose aussi musicale, portée par la voix d’un homme se retournant sur son enfance ? Serge Scotto et Éric Stoffel s’y attellent en réunissant les quatre volets des souvenirs de l’écrivain, de « La Gloire de mon père » au « Temps des amours », dans une intégrale qui suit le jeune Marcel des collines d’Aubagne aux bancs du lycée Thiers.

Le scénario de Serge Scotto et Éric Stoffel fait le choix de la fidélité, conservant le fil autobiographique et la tendresse rétrospective du texte original. On y retrouve la figure du père instituteur, dont la fameuse chasse aux bartavelles cristallise l’admiration filiale, et surtout Lili des Bellons, l’ami paysan qui initie Marcel aux secrets de la garrigue. Cette amitié, plus que les péripéties, donne à l’ensemble sa profondeur : elle dit le passage de l’insouciance estivale aux premières mélancolies, quand la rentrée éloigne peu à peu les deux enfants.

extrait bd Souvenirs d'enfance - Marcel Pagnol en BD

Le dessin de Morgann Tanco porte cette nostalgie. Son trait accorde une place centrale au paysage, aux étendues rocheuses et aux sources vives, si bien que la Provence devient un personnage à part entière. Les couleurs chaudes de Sandrine Cordurié baignent les collines d’une lumière estivale qui épouse le ton solaire du récit, avant de s’assombrir lorsque l’ombre du drame affleure, notamment dans les pages consacrées à la mère.

Cette intégrale conviendra aussi bien aux lecteurs nostalgiques des films d’Yves Robert qu’aux plus jeunes découvrant Marcel Pagnol. En privilégiant l’émotion à l’exhaustivité, Serge Scotto, Éric Stoffel et Morgann Tanco réussissent une transposition sensible, fidèle à la Provence rêvée de l’écrivain et à sa manière de faire de l’enfance un territoire perdu.


Pinocchio (adapté par Jérémie Almanza)

Album publié en 2015 aux Editions Soleil.


Adapté du roman de Carlo Collodi (publié pour la première fois en février 1883).

couverture bd Pinocchio (adapté par Jérémie Almanza)

Un monument de la littérature italienne, illustré entre légèreté et noirceur par Jérémie Almanza.
Deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle après La Divine Comédie de Dante Alighieri, Pinocchio est un monument de la littérature italienne.
« Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s’imagine pas en effet un monde sans Pinocchio. »
Cette très belle édition inédite traduite par Nathalie Castagné propose une immersion dans un imaginaire où la dualité est mise à l’honneur par l’illustrateur, Jérémie Almanza : personnages cartoonesques et véritables monstres, décors enchanteurs et environnements délétères…
Son souhait, faire se côtoyer légèreté et noirceur.Au coeur de l’Italie, Geppetto vieillard solitaire fabrique accidentellement dans un morceau de bois un pantin extraordinaire capable de parler, et dont le nez s’allonge à chaque mensonge…Il l’appelle Pinocchio.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pinocchio »

Publié le 14 octobre 2015, cet album est la transposition fidèle du roman pour enfant de Carlo Collodi, revisitée par Jérémie Almanza pour la collection Métamorphose des Éditions Soleil. Geppetto façonne un pantin de bois capable de parole, qui, sous des apparences espiègles, incarne l’initiation à la vie et ses rigueurs.

Jérémie Almanza conserve la trame originale tout en soulignant la dualité entre innocence et tentation. Les mésaventures de Pinocchio (mensonges, exils, créatures fantastiques) illustrent la condition humaine et la quête d’identité. Le personnage gagne en densité psychologique lorsqu’il oscille entre ses impulsions enfantines et le désir sincère d’être digne de la confiance de son père et de la Fée.

Le trait de Jérémie Almanza puise son inspiration dans l’illustration jeunesse fin XIXᵉ–début XXᵉ, évoquant Enrico Mazzanti tout en modernisant les décors par des pleines pages spectaculaires et des enluminures végétales encadrant chaque chapitre. Le contraste entre planches lumineuses et séquences plus obscures renforce l’intensité dramatique et émotionnelle du récit.

Avec un équilibre subtil entre respect du texte originel et audace picturale, Pinocchio de Jérémie Almanza est une une édition remarquable, idéale pour les amateurs de beaux albums désireux de redécouvrir un classique sous un jour inédit.

La chèvre de Monsieur Seguin

Album publié en 2010 aux éditions La Joie de Lire.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle d’Alphonse Daudet publiée le 14 septembre 1866 (dans le quotidien L’évènement et publié en 1869 dans les Lettres de mon moulin ) .

Faites découvrir à votre enfant un classique de la littérature française, adaptée en une bande dessinée humoristique et colorée!


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La chèvre de Monsieur Seguin »

Publié en 2010 aux éditions La Joie de Lire dans la collection Somnambule, cette adaptation en bande dessinée revisite le célèbre conte d’Alphonse Daudet issu des Lettres de mon moulin (1869). Adrienne Barman, illustratrice et graphiste suisse née en 1979, transpose avec fidélité cette histoire populaire de Provence tout en y apportant sa signature graphique contemporaine.

La BD se distingue par sa fidélité au texte original d’Alphonse Daudet. Contrairement à de nombreuses adaptations, Adrienne Barman conserve la structure narrative originale, incluant l’introduction où le narrateur raconte l’histoire à son ami Pierre Gringoire pour l’inciter à accepter un poste de chroniqueur plutôt que de rester poète. 

Le trait d’Adrienne Barman se caractérise par des personnages aux visages expressifs, tordus, brinquebalant. Cette technique graphique confère une humanité touchante aux protagonistes, particulièrement à Monsieur Seguin, représenté « tout dégingandé, toujours en mouvement et tout tordu ». La mise en page varie intelligemment entre cases resserrées et illustrations pleine page, créant un rythme qui souligne les moments clés : l’ennui de Blanquette seule dans sa prairie, sa découverte émerveillée de la montagne luxuriante. 

Cette adaptation est faite pour les jeunes lecteurs dès 5 ans et constitue une introduction idéale aux classiques de la littérature française.

Le Comité

Album publié en 2016 aux éditions Cambourakis.


Résumé éditeur

Librement adapté du roman de Sonallah Ibrahim publié en 1981.

« Le Comité » est une organisation mystérieuse et insaisissable, qui agit dans l’ombre du pouvoir. Déterminé à le détruire, le narrateur choisit d’incarner sans retenue divers rôles (boulanger, couturier, etc.) qui lui permettent de se rapprocher de ce groupuscule.
Fasciné par le Docteur, figure emblématique du Comité, il choisit d’aller jusqu’au bout de sa démarche en prenant sa place et dénoncer ainsi la mascarade des jeux de pouvoir.
Tiraillé entre soumission et émancipation, opportunisme individuel et conscience collective, l’homme prend consciemment le chemin de l’autodestruction.
Inspiré du roman Le Comité de Sonallah Ibrahim, l’adaptation libre de Thomas Azuélos est fidèle à son sens profond et offre un écho très actuel au propos du romancier égyptien après le soulèvement de la place Tahrir en 2011 et les bouleversements qui s’en sont suivis.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Comité »

Le Comité, librement adapté du roman de Sonallah Ibrahim, plonge le lecteur dans l’Égypte post-Sadate (1981) jusqu’à la révolution de la place Tahrir (2011), offrant une fable kafkaïenne sur les rouages du pouvoir.

L’intrigue suit Saïd, simple fonctionnaire zélé, qui accepte l’absurde invitation d’une organisation mystérieuse chargée de « valider » la réussite sociale. Par son personnage, Thomas Azuélos explore les thèmes de la soumission, de l’émancipation et de l’autodestruction, illustrant l’influence insidieuse et silencieuse des hiérarchies invisibles. Chaque séance auprès du Comité se révèle autant un rite initiatique qu’une mascarade, posant un regard critique et universel sur la manipulation des masses et la quête illusoire de reconnaissance.

Sur le plan graphique, le noir et blanc ciselé, rythmé de trames délicates et de contrastes puissants, confère à l’atmosphère une tension palpable. Les visages austères et les décors épurés soulignent la dimension théâtrale et claustrophobe de l’entretien, renforçant l’émotion par une économie de traits maîtrisée.

Le Comité se distingue par son propos engagé et son style visuel sobre et percutant. Cette fable politique, à la fois universelle et profondément ancrée dans l’histoire égyptienne, s’adresse à tout lecteur en quête d’une bande dessinée à la fois intellectuelle et sensorielle.