Le Nom de la Rose – Tome 2
Album publié en 2026 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
Adapté du roman d’Umberto Eco publié le 6 octobre 1980.
Quand le maître italien du neuvième art revisite le chef-d’œuvre d’Umberto Eco. Et si le savoir était plus dangereux que le péché ?

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, plusieurs moines sont retrouvés morts.
Pour mettre un terme à ces inquiétantes disparitions avant l’arrivée d’une importante délégation de l’Église, le frère Guillaume de Baskerville tente de lever le voile sur ce mystère qui attise toutes les superstitions. Assisté par son jeune secrétaire Adso de Melk, Guillaume poursuit l’enquête dans les couloirs glacés de l’abbaye. Mais derrière les murs de la bibliothèque labyrinthique, les secrets s’épaississent. Et les morts s’accumulent…
Pendant qu’Adso succombe à une passion que même la foi ne peut contenir, Guillaume fait des découvertes troublantes : des empoisonnements, un miroir qui n’est pas qu’un miroir, un livre interdit et des symboles cabalistiques. Alors que l’Inquisition approche et que les flammes du bûcher menacent, la vérité semble se cacher dans les ombres. Entre hérésie, désir et savoir interdit, les deux hommes vont devoir percer à jour les secrets de la congrégation et les ténèbres de l’âme humaine…
Événement !
Milo Manara clôt son l’adaptation en deux tomes du chef d’œuvre d’Umberto Eco, vendu à plusieurs millions d’exemplaires et traduit en 43 langues. Après Jean-Jacques Annaud au cinéma (1986), et avant une comédie musicale et un opéra, c’est la bande dessinée qui propose, via l’un de ses artistes les plus prestigieux, une relecture du célébrissime polar philosophique médiéval.
À la demande des héritiers Eco, Manara a eu carte blanche pour donner sa vision de l’œuvre, et le succès a été au rendez-vous : plus de 100 000 ex. vendus en France pour le tome 1. En voici la conclusion, enrichie d’une préface de Jean-Jacques Annaud lui-même.
La bd « Le Nom de la Rose – Tome 2 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Nom de la Rose – Tome 2 »
Adapté du chef-d’œuvre d’Umberto Eco, traduit en 43 langues, ce second tome signé Milo Manara clôt une entreprise aussi ambitieuse que périlleuse : distiller en bande dessinée l’un des romans les plus denses du XXᵉ siècle.
En l’an 1327, Guillaume de Baskerville et son jeune secrétaire Adso de Melk poursuivent leur enquête dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, tandis que les morts s’accumulent et que l’Inquisition approche. Le récit monte en tension avec efficacité : empoisonnements, miroir trompeur, livre interdit, symboles cabalistiques, chaque indice renforce l’atmosphère d’un thriller philosophique où hérésie, désir et savoir interdit s’entremêlent.
Au niveau du scénario, Milo Manara réussit l’essentiel : préserver la profondeur psychologique des deux protagonistes. Guillaume incarne une raison froide et tenace face à l’obscurantisme, tandis qu’Adso, tiraillé entre foi et chair, offre le regard troublé d’une jeunesse confrontée à l’ambiguïté du monde.

Sur le plan graphique, le trait de Milo Manara n’a rien perdu de sa fraîcheur ni de sa précision. La colorisation assurée par sa fille Simona Manara a gagné en maîtrise : les ocres et les ombres de l’abbaye médiévale créent une atmosphère enveloppante, et la scène de l’incendie final se révèle grandiose et chatoyante.
Ce diptyque s’adresse autant aux amateurs de bande dessinée historique qu’aux lecteurs d’Umberto Eco désireux de retrouver par l’image ce roman.






