Moby Dick (Will Eisner)
Albums publiés en 1998 aux éditions USA.
Résumé éditeur
Le roman d’Herman Melville publié pour la première fois le 18 octobre 1851.

Moby Dick est l’histoire de la dangereuse obsession d’un homme. Pour se venger d’une ancienne blessure, un vieux capitaine traque une baleine blanche à travers les océans, en faisant face aux pires dangers et en y amenant tout l’équipage contre son gré.
Cet album raconte l’histoire classique d’aventures de Herman Melville, revue et simplifiée par le maître incontesté de la bande dessinée moderne, Will Eisner.
La bd « Moby Dick » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moby Dick »
Will Eisner a su faire preuve de humilité face au monument littéraire de Herman Melville. Son adaptation de 1998, réduite à une trentaine de pages, ne cherche pas à capturer l’intégralité du roman, mais plutôt à en extraire le cœur battant : l’obsession du Capitaine Achab et sa chasse impitoyable à Moby Dick.
Le trait minimaliste de Will Eisner joue un rôle primordial. Les décors épurés, les cases dépouillées, tout concourt à placer l’accent sur le drame psychologique des personnages. Rien ne vient parasiter le récit. Cette austérité visuelle renforce le sentiment d’isolement des marins du Pequod et l’étrangeté de leur quête obsessive.

La couleur constitue un atout majeur. Là où les adaptations antérieures proposaient une approche plate et conventionnelle, Will Eisner crée une atmosphère. Les mers, les ciels variant graduellement, les teintes sombres qui s’intensifient : tout cela soutient la progression dramatique du voyage vers l’inéluctable.
Cette version courte abandonne les digressions philosophiques du roman, ses chapitres techniques sur la chasse à la baleine, la profondeur des portraits de personnages. Mais c’est un choix assumé. Will Eisner ne prétend pas rivaliser avec l’original, il le distille.
Le résultat ? Une lecture captivante qui restitue l’émotion d’ Herman Melville. Une BD pour découvrir ou redécouvrir ce mythe intemporel. C’est une belle porte d’entrée vers le roman complet.




