Alice Au Pays Des Merveilles
Album publié en 2014 aux éditions Rue de Sèvres.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre de Lewis Carroll publiée le 26 novembre 1865.

Guillaume Sorel aborde un autre classique incontournable de la littérature fantastique, sous la forme de l’illustration du texte intégral.
Il nous propose une interprétation d’Alice loin de la sage petite fille de Walt Disney, avec une trogne de chipie fidèle au texte de Lewis Caroll.
30 illustrations originales, où l’on retrouve toutes les scènes attendues : la chute dans le terrier, la montée des eaux, les conseils de la chenille, et bien sûr le lapin blanc en retard.
La bd « Alice au pays des merveilles » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Alice au pays des merveilles »
Alice’s Adventures in Wonderland n’a cessé d’inspirer illustrateurs et adaptateurs. Après Le Horla, Guillaume Sorel aborde ce classique incontournable de la littérature fantastique en illustrant le texte intégral, proposant une interprétation bien éloignée de la petite fille de Walt Disney.
Guillaume Sorel s’est approprié Alice tout en restant fidèle à Carroll et à l’esprit de ce conte fantastique universel. L’œuvre de Lewis Carroll repose sur un paradoxe fondamental : derrière l’apparent nonsense se cache une satire acérée de la société victorienne et une réflexion sur l’identité en mutation. Alice grandit, rapetisse, perd ses repères, autant de métaphores de l’enfance confrontée au monde adulte dans toute son absurdité. On bascule sans cesse du rêve au cauchemar, de l’angoisse à l’émerveillement, et Guillaume Sorel restitue cette instabilité fondamentale avec une précision remarquable.

Graphiquement, les trente illustrations sont de différents formats, du quart de page à la double page. Les dessins sont très réalistes, parfois sombres, et fourmillent de détails. Alice a une robe froissée, des taches de rousseur, elle n’est pas toujours bien coiffée, loin des représentations lisses et édulcorées.
Avec le talent et l’humour qu’on lui connaît, Guillaume Sorel a ajouté une couche réaliste, voire grognon et superbe à cette Alice qui a l’air d’une petite peste dans un monde un brin tourmenté. Son univers gothique et fantastique, déjà présent dans Le Horla, trouve ici un terrain d’expression parfaitement accordé à la noirceur sous-jacente du texte original.
Destiné aux lecteurs dès 9 ans et aux amateurs de littérature illustrée, cet album s’adresse surtout à ceux qui souhaitent retrouver le Lewis Carroll d’origine, celui que Disney avait joliment, mais inexorablement, assagi.




