Combien coûte une abeille ? – Economiser la Terre
Album publié en 2025 aux éditions Point Nemo.
Résumé éditeur

Repenser l’économie en harmonie avec la nature : une enquête illustrée sur le prix du vivant.
Les sciences nous apprennent que l’économie actuelle n’est pas compatible avec le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité et l’augmentation des inégalités.
Mais comprenons-nous bien les impacts qui résultent de nos choix de vie, d’habitat, de mobilité, de consommation, de loisirs ?
Savons-nous ce que nous devons à une abeille ?
Une petite abeille qui vole de fleur en fleur, c’est certes une image joyeuse et printanière, mais c’est surtout un service économique gratuit de pollinisation rendu à l’humanité.
C’est tout le propos : comprendre nos liens avec la nature pour construire un futur souhaitable.
Malia et ses amies, tout au long du livre, vont interroger les outils de l’écologie et de l’économie pour chercher des solutions.
Et puisqu’on ne peut changer ni la planète, ni les gens, alors peut-être faut-il changer d’économie ?
La bd « Combien coûte une abeille ? – Economiser la Terre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Combien coûte une abeille ? – Economiser la Terre »
Il faut un certain culot pour aborder l’économie mondiale par le vol silencieux d’un insecte. Régis Marodon, spécialiste du financement du développement durable, et Ruedi Baur, graphiste franco-suisse dont la signature orne le Centre Pompidou, le musée Picasso ou encore la signalétique du Grand Paris Express, relèvent ce pari avec une aisance déconcertante.
Bande dessinée ? Roman graphique ? Documentaire ? Un peu tout ça à la fois et c’est précisément là sa force. Malia et ses amies traversent l’ouvrage en interrogeant patiemment les outils de l’écologie et de l’économie, posant des questions que l’on n’ose plus formuler tant elles semblent évidentes : que vaut vraiment une pollinisation ? Qui paie quand la biodiversité s’effondre ? On y apprend, chemin faisant, la différence fondamentale entre le coût et la valeur d’une chose une leçon que nos PIB n’ont toujours pas intégrée.

Côté visuel, Ruedi Baur impose un traitement quasi infographique, étonnant et lumineux, qui emprunte autant au design de signalétique qu’à la bande dessinée. Schémas, flux, typographies habitées : chaque page pense autant qu’elle donne à voir. Loin de l’illustration décorative, le dessin ici argumente.
Des solutions concrètes sont proposées pour renverser le système et remettre l’économie au service de la planète. Le ton reste celui de l’enquête, jamais du sermon.
À mettre entre les mains des curieux de tout âge, et surtout de ceux qui pensaient que l’écologie et l’économie ne parlaient pas la même langue.




