Catégorie : Ecologie en BD

L’eau dans tous ses états

Album publié en 2024 aux éditions Sciences pour tous.


Résumé éditeur

couverture bd L'eau dans tous ses états

À la fois ressource, milieu et élément vital, l’eau est au cœur de nombreux enjeux auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui.
D’où vient l’eau qui coule sur notre planète ? Que nous racontent les mille et une nuances de couleur de l’océan ?
Quels liens tissons-nous depuis des siècles avec le littoral ?
Comment réduire l’impact de nos activités en mer ?
Quels services nous rendent les zones humides ?
Nos différents usages de l’eau sont-ils soutenables face au changement climatique ?
Et quelles solutions la nature nous souffle-t-elle pour mieux traiter nos eaux usées ?

Sept jeunes chercheuses et chercheurs vous invitent à découvrir leurs sujets de thèse en BD !
Alors, prenez palmes, masque et tuba, et jetez-vous à l’eau pour une aventure qui vous transportera des côtes italiennes jusqu’aux mangroves de Nouvelle-Calédonie, après un détour par les pentes enneigées du Vercors…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L eau dans tous ses états »

Faire tenir sept thèses de doctorat dans un même album de bande dessinée sans perdre le lecteur : le défi méritait d’être relevé. C’est la vocation de ce sixième volume de la collection Sciences en Bulles, publié pour la Fête de la science 2024 et illustré d’un bout à l’autre par Héloïse Chochois. Autour du thème de l’eau, sept jeunes chercheuses et chercheurs racontent leur sujet, de la reconstitution du littoral d’une cité étrusque à la réutilisation des eaux usées par des filtres plantés, en passant par les conflits d’usage nés de la neige artificielle en montagne ou le bruit sous-marin qui perturbe la baleine à bosse.

Le principe de l’ouvrage, offert en librairie pendant la manifestation, tient sa réussite de la diversité des angles. Chaque chapitre adopte le point de vue d’un doctorant et transforme une recherche pointue en petit récit autonome. L’eau y devient le fil qui relie l’archéologie, l’écologie, l’acoustique et la climatologie, montrant qu’un même élément se lit de mille façons selon la discipline.

Le dessin d’Héloïse Chochois, familière de la bande dessinée scientifique, unifie l’ensemble. Son trait clair et ses couleurs douces posent sur des sujets ardus une simplicité rassurante, où le schéma explicatif se glisse dans la case sans casser le récit.

À conseiller aux collégiens et lycéens curieux de sciences, aux enseignants en quête d’un support sur le thème actuel de l’eau et de sa préservation. L’ouvrage est disponible gratuitement en ligne ici.

Pesticides – Leurs ravages sur la santé des enfants

Album publié en 2026 aux éditions Les Printanières.


Résumé éditeur

couverture bd Pesticides - Leurs ravages sur la santé des enfants

L’enquête choc qui dénonce l’attitude des politiques, entre inertie, omerta et déni !

Entre 2015 et 2021, dans un coin de campagne près de Nantes, 25 enfants développent un cancer. 7 meurent.

Les autorités concluent à l’absence de cause identifiable. Les familles, elles, refusent de croire au hasard.
Ailleurs, d’autres enfants sont touchés par des maladies rares, inexpliquées…
Pendant des années, les familles et leurs proches enquêtent. Elles découvrent un labyrinthe de procédures, d’expertises contradictoires, de silences institutionnels et d’intérêts économiques.
À chaque nouvelle piste, la même question revient : qui protège réellement la santé publique ?

Chercheuse en toxicologie, Laurence Huc raconte de l’intérieur ce que deviennent les alertes sanitaires lorsqu’elles dérangent.
Son enquête dessine le portrait d’une société confrontée à ses propres pollutions et d’un système qui peine à regarder leurs conséquences en face.

Une histoire vraie. Un combat pour la vérité. Et une question qui nous concerne toutes et tous : combien d’enfants faudra-t-il encore avant d’agir ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pesticides – Leurs ravages sur la santé des enfants »

La BD sortira en septembre 2026.

La bataille du Glyphosate – Au coeur de la machine à influencer

Album publié en 2026 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

couverture bd La bataille du Glyphosate - Au coeur de la machine à influencer

Le glyphosate, principe actif du célèbre Roundup de Monsanto, est devenu en quelques décennies le désherbant le plus utilisé au monde, un pilier de l’agriculture productiviste moderne.
Pourtant, en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer le classe «cancérogène probable» pour l’homme.
Les études s’accumulent, alertant également sur ses ravages pour la biodiversité. En 2017, l’Europe envisage de l’interdire.
Et puis… rien. En 2023, son autorisation est renouvelée pour dix ans.

Aurore Gorius et David Lopez mènent une enquête au coeur d’un système d’influence redoutable.
Des Monsanto Papers aux coulisses des institutions européennes, ils révèlent les mécanismes d’une machine bien huilée : pression sur les scientifiques, fabrication du doute, lobbying intensif des géants de l’agro-industrie.
Car si les solutions alternatives existent et que les victimes du monde agricole se font entendre, tous se heurtent à des intérêts économiques qui ont su, année après année, peser sur les décideurs politiques.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La bataille du Glyphosate – Au coeur de la machine à influencer »

La BD sortira en septembre 2026.

Le Piège de Sainte-Soline – Mégabassines : la lutte pour l’eau

Album publié en 2026 aux éditions Massot.


Résumé éditeur

couverture bd Le Piège de Sainte-Soline - Mégabassines : la lutte pour l'eau

J’ai rencontré des manifestant·es de Sainte-Soline, j’ai écouté leurs récits, leurs émotions, ressentileurs traumatismes de survivant·es :
« N’importe qui là-bas aurait pu se faire tuer. »

J’ai voulu, par cette BD, leur donner la parole : à de simples participant·es, une dizaine parmi les 30 000 présent·es là-bas.
Transmettre cette émotion pour qu’on les écoute.
L’écoute est la base de la démocratie.
Dans Le Piège de Sainte-Soline, Stéphane Pichot nous propose, trois ans après la manifestation et la répression sanglante du 25 mars 2023 contre la méga-bassine de Sainte-Soline, un recueil de témoignages dessinés.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Piège de Sainte-Soline – Mégabassines : la lutte pour l’eau »

La BD sortira en octobre 2026.

Le climat en procès – Les juges face aux actions climatiques

Album publié en 2026 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

Comment juger la lutte contre le dérèglement climatique ?
Dans les affaires climatiques, le rôle du juge est central : il doit se prononcer sur les accusations (qui vont parfois jusqu’à celle d' »écoterrorisme ») formulées contre les activistes d’une part, mais aussi pour donner suite aux grandes « actions-climat » visant des États ou de grandes entreprises.
La voie légale est-elle inutile ou insuffisante, ou est-ce un puissant levier de combat ?
Le livre fait le point sur de grands jugements qui ont déjà été rendus sur ces questions afin d’explorer cette voie du juge, que ce soit contre des activistes, ou dans le cas où des initiatives citoyennes ont mené à des procédures judiciaires internationales. Les auteurs, professeurs de droit international en Belgique, sont allés à la rencontre de spécialistes, juges, mais aussi des activistes pour saisir leurs motivations, leurs interrogations et les conséquences dans leurs vies quotidiennes.

Le récit débute par une action de désobéissance civile de type « code rouge » (à l’instar de celle du 16 décembre 2023, qui a entravé les activités d’aéroports belges utilisés par des jets privés), au cours de laquelle un groupe de 8 adolescents mobilisés pour la cause du climat sont arrêtés puis poursuivis en justice.
En attendant leur procès, ils vont apprendre les risques qu’ils encourent pour ce type d’actions, en rencontrant des spécialistes du droit.
Parallèlement, le récit revient sur de multiples « affaires du siècle » dans lesquelles des États ou des entreprises sont poursuivis et parfois condamnés pour inaction climatique : affaires Urgenda et Shell aux Pays-Bas ; instances engagées par de jeunes portugais et des aînés suisses devant la Cour européenne des droits de l’homme ; procédures consultatives engagées devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme, le Tribunal international du droit de la mer et la Cour internationale de Justice…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le climat en procès – Les juges face aux actions climatiques »

La BD sortira en aout 2026.

Au cœur des solitudes

Album publié en 2023 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

1867. Une scierie tourne à plein régime dans un bruit effroyable quand soudain, des ouvriers courent secourir un homme à terre.

Il s’est blessé gravement aux yeux. John Muir a déjà vingt-neuf ans et il est confiné dans une chambre obscure : il est probable qu’il reste aveugle. Mais miraculeusement, après des mois d’une convalescence quasi mystique, il recouvre la vue.
C’est décidé, il va tout quitter et embrasser son rêve de toujours : partir plein Sud à la rencontre de la vie sauvage.
Armé de son seul courage, de sa jeunesse, d’une loupe et d’une presse botanique, il parcourra ainsi des centaines de kilomètres, à pied, de l’Indiana à la Floride.
Imaginez une nature sauvage presque inviolée, où seuls rôdent quelques dangereux soldats du Sud en déshérence et d’anciens esclaves jetés hors des anciennes plantations…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au cœur des solitudes »

Il y a des albums qu’on referme lentement, comme pour retenir encore un peu la lumière qu’ils dégagent. Au cœur des solitudes est de ceux-là. L’auteur rennais Lomig y retrace le destin de John Muir, pionnier de l’écologie moderne, dont la vie bascule en 1867 lorsqu’un accident en scierie le prive provisoirement de la vue.
De cette nuit intérieure naît une renaissance : John Muir abandonne tout pour parcourir à pied, de l’Indiana à la Floride, une Amérique encore sauvage et meurtrie par les cicatrices de la Guerre de Sécession.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la sobriété du scénario. Lomig n’explique pas, il montre. Les flash-back sur l’enfance écossaise de John Muir, fils d’un père autoritaire et rigoriste, s’intercalent avec discrétion. On comprend, sans qu’on nous le dise, d’où vient cette soif de liberté.

Le noir et blanc confère une puissance évocatrice rare. Les planches consacrées à la flore et aux oiseaux sont d’une précision naturaliste qui n’écrase jamais la poésie. L’immensité des paysages américains est restituée avec une économie de moyens remarquable : une page, un horizon, et le vertige est là.
Rarement une bande dessinée aura autant donné envie de lever les yeux de ses pages pour regarder dehors. Une BD essentielle, pour les amoureux de nature comme pour les lecteurs en quête de sens.

J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond

Album publié en 2026 aux éditions Paulsen.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Alexis Jenni publié le 16 janvier 2020.

couverture bd J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond

John Muir fut un écologiste révolutionnaire qui refusa une vie de labeur pour vivre en totale autonomie dans la nature. Clément Baloup a adapté en bande dessinée la biographie d’Alexis Jenni.

«  C’est l’homme le plus libre que j’ai jamais rencontré  », disait de lui Theodore Roosevelt.
Après plusieurs jours passés dans la forêt avec le président des États-Unis, John Muir parvient à convaincre ce dernier de l’importance de prendre des mesures pour protéger la nature sauvage.
Ainsi sont créés les premiers parcs nationaux, dont le célèbre Yosemite.
C’est le fil conducteur du scénario de Clément Baloup, qui nous mène à travers les grands chemins qu’emprunta ce pionnier de l’écologie aux allures de prophète.
Très tôt, ce génie autodidacte – inventeur de machines géniales dès l’adolescence, philosophe, brillant écrivain, mais aussi naturaliste, zoologue et glaciologue – a choisi de renoncer à la nouvelle société industrielle et industrieuse pour vivre en immersion et en autonomie dans la nature.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond »

Avec J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond, Clément Baloup signe une biographie graphique sensible consacrée à John Muir, figure fondatrice du mouvement de préservation de la nature aux États-Unis. Adapté de l’ouvrage d’Alexis Jenni, l’album retrace le parcours d’un homme qui renonça aux promesses de réussite matérielle pour se consacrer à l’exploration et à la défense des espaces sauvages.

Clément Baloup adopte une narration chronologique limpide, qui met en lumière les choix décisifs de John Muir sans céder à l’hagiographie. L’album insiste sur la tension entre modernité industrielle et spiritualité naturaliste, thème central de l’œuvre. La rencontre avec Theodore Roosevelt, déterminante pour la protection de Yosemite National Park, illustre avec justesse l’influence concrète de John Muir sur la politique environnementale américaine. Au-delà du portrait historique, c’est la cohérence intime d’un homme guidé par une conviction profonde qui retient l’attention.

extrait bd J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond

Graphiquement, le dessin souple et expressif de Clément Baloup, soutenu par des couleurs délicatement aquarellées, restitue la grandeur des paysages de la Sierra Nevada. Les panoramas respirent, les silences comptent, et l’espace devient un véritable acteur du récit. Cette approche visuelle accompagne la dimension contemplative du propos et renforce l’émotion sans emphase.

extrait bd J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond

L’album séduit autant par la stature de l’homme qu’il met en lumière que par la maîtrise de la BD qui le raconte. En restituant la détermination, les doutes et l’exigence morale de John Muir, Clément Baloup compose le portrait nuancé d’un idéaliste concret, dont les choix continuent de résonner aujourd’hui.

Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide)

Album publié en 2023 aux éditions De Boeck.


Résumé éditeur

Un voyage initiatique pour comprendre le rôle de l’économie dans les problématiques environnementales.

couverture bd bd Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide)

Élise possède un potager devenu inexploitable à cause de la pollution de l’air : que s’est-il passé ?

Son ami Martin, étudiant en économie, est convaincu que seuls les économistes peuvent sauver la planète (et le jardin d’Élise !).

Ils assistent à un cours d’économie de l’environnement à la Sorbonne, point de départ d’un voyage qui les conduira au ministère de l’Économie, à l’Assemblée nationale, à la Commission européenne et même à l’ONU.
Un roman graphique drôle et engagé pour tous publics intéressés par les questions actuelles d’écologie avec un angle économique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide) »

Publié en octobre 2023 aux éditions De Boeck Supérieur, ce roman graphique signé William Honvo et Julie Bouvot s’attaque à un défi redoutable : réconcilier l’économie et l’écologie aux yeux du grand public. Agrégé d’économie et enseignant en classe préparatoire, William Honvo choisit de porter son propos non par l’essai ou le manuel, mais par la fiction dessinée pari audacieux, pari réussi.

Tout commence à Chablis, en Bourgogne, où Élise découvre que son potager quasi autonome est pollué par une usine voisine rejetant des métaux lourds. De ce point de départ résolument concret, se déploie une quête qui emmène les personnages jusqu’aux institutions européennes et à l’ONU. Ce mouvement du local vers le global est la grande force narrative de la BD : il ancre les concepts abstraits dans une réalité palpable. Martin, l’ami économiste d’Élise, se forge un esprit critique au contact des grands penseurs de la discipline (Marx, Malthus) sans que cela n’alourdisse le récit.

extrait bd bd Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide)

La taxe pigouvienne, les marchés de droits à polluer, l’économie du bien-être : des notions réputées rébarbatives traversent les pages avec une légèreté désarmante. Le ton, humoristique et parfois franchement satirique, rend l’ouvrage accessible aussi bien aux néophytes qu’aux économistes trop sûrs d’eux-mêmes. Le trait de Julie Bouvot, illustratrice lyonnaise traduit cette même intention : rendre lisible ce qui résiste, sans jamais sacrifier la rigueur à l’agrément.

Trois ans de réflexion ont nourri ce projet, et l’on perçoit dans chaque page cet équilibre difficile entre exigence intellectuelle et plaisir de lire. Une BD rare, à mettre entre toutes les mains à commencer par celles qui prétendent que l’économie et l’écologie n’ont rien à se dire.

Tara, à la découverte du microbiome marin – Sur les côtes d’Afrique de l’ouest

Album publié en 2025 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Avez-vous déjà songé à toutes ces créatures, parfois invisibles, qui peuplent l’océan ? On les appelle le microbiome marin. Cet ensemble de micro-organismes, de bactéries et de virus essentiels au maintien de la vie sur Terre est aujourd’hui au cœur de l’étude du dérèglement climatique.

Guillaume Tauran nous invite à embarquer à bord de la goélette Tara sur les côtes d’Afrique de l’Ouest, à la découverte de ce peuple invisible et méconnu.
De l’Angola jusqu’en Gambie, suivez toute l’équipe embarquée sur Tara, en mer et sur les fleuves africains, pour deux mois et demi d’une navigation unique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Tara, à la découverte du microbiome marin »

Avez-vous songé à toutes ces créatures invisibles qui peuplent l’océan ? C’est la question fondatrice de cette bande dessinée documentaire, publiée aux éditions Paquet dans la collection Cabestan. Auteur du scénario et du dessin, Guillaume Tauran signe ici une œuvre d’un seul tenant, à la fois récit de voyage et essai scientifique vulgarisé.
Guillaume Tauran embarque sur la goélette Tara pour deux mois au large des côtes d’Afrique de l’Ouest, auprès d’une équipe de chercheurs dont la mission est de mieux comprendre le rôle du microbiome marin et l’influence des upwellings sur sa répartition, tout en analysant l’impact de la pollution plastique. La goélette, équipée de laboratoires, est partie de Lorient en 2020 pour un long tour du monde dédié à l’étude de la vie unicellulaire de l’océan.

L’œuvre tisse habilement deux fils : la rigueur scientifique et la chaleur humaine. Dès les premières pages, Guillaume Tauran confie son émerveillement face aux découvertes et aux rencontres, annonçant un contenu riche sur le plan scientifique comme sur le plan humain. Le lecteur suit un témoin sincère, fasciné autant par les micro-organismes marins que par les équipages et communautés côtières rencontrés de l’Angola jusqu’en Gambie, en mer et sur les fleuves africains.

extrait bd Tara, à la découverte du microbiome marin

Les dessins très précis permettent de saisir les aspects techniques de la mission (instruments scientifiques, protocoles de prélèvement, anatomie du navire) sans alourdir la lecture. Le trait réaliste, conjugué à des aplats colorés évoquant les eaux tropicales, ancre le propos dans un environnement visuel cohérent et immersif. Les schémas pédagogiques intégrés aux planches fluidifient l’explication des concepts complexes, comme les mécanismes d’upwelling ou la taxonomie microbienne.
Ce peuple invisible et méconnu qu’est le microbiome marin (bactéries, virus, micro-organismes essentiels à la vie sur Terre) est aujourd’hui au cœur de l’étude du dérèglement climatique. En faisant de ce sujet aride la colonne vertébrale d’un récit vivant, Guillaume Tauran réussit un tour de force : rendre l’infiniment petit désirable.

Cahiers de la Mer de Chine – Tara Expédition

Album publié en 2018 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

couverture bd bd Cahiers de la Mer de Chine - Tara Expédition

Partie de France le 28 mai 2016, l’expédition « Tara Pacific » a pour objectif de réaliser une étude inédite de la capacité d’adaptation des récifs coralliens face au changement climatique.
Lors de cette onzième expédition de la Fondation Tara expéditions – première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à l’océan, la goélette Tara a traversé 30 pays, effectué 70 escales en 100 000 kilomètres de navigation et récolté plus de 40 000 échantillons.
À son bord, 70 scientifiques, dont 7 présents en permanence aux côtés des 6 membres d’équipage, ainsi que 8 artistes en résidence, entre 2016 et 2018, jusqu’à son retour en France.
Parmi ces derniers, le baroudeur Christian Cailleaux, marin et illustrateur, embarqué et dessinateur, en habitué des périples maritimes aux quatre coins de la planète. Au cours de son voyage au fil de la mer de Chine, il remplit ses carnets de peintures et de croquis pris sur le vif ou sur le pont de la goélette : quotidien des marins, paysages asiatiques, suivi des études scientifiques…
Cailleaux nous raconte l’expédition de l’intérieur, avec toute la richesse de ces rencontres et de cette ambition : rendre compte à quel point l’océan nous est précieux.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cahiers de la Mer de Chine – Tara Expédition »

Deuxième volume de la collection Les Cahiers Aire Libre, cet ouvrage nous embarque à bord de la goélette scientifique Tara, lors de sa onzième expédition Tara Pacific consacrée à l’étude des récifs coralliens face au changement climatique.
À la barre graphique : Christian Cailleaux, illustrateur et auteur né en 1967, marin par passion et dessinateur par vocation, habitué des périples aux quatre coins du monde.
L’œuvre ne cherche pas à narrer l’expédition dans son intégralité. Christian Cailleaux donne ici ses impressions de voyage face à la mer, aux paysages traversés, au contact de l’équipage, entraînant le lecteur dans un ensemble d’illustrations, d’ébauches et de petites scénettes absolument magnifiques. C’est le parti pris de l’instant saisi qui confère à l’album une authenticité de carnet de bord : on n’est pas spectateur d’une aventure, on en est le compagnon silencieux.
Sur le plan graphique, acryliques, pastels, crayons et encres se mêlent pour restituer les aléas et les joies d’une mission fondamentale pour l’avenir de la planète. Des gouaches s’entremêlent avec des aquarelles et des crayons, livrant l’atmosphère particulière d’une expédition maritime. Christian Cailleaux cherche la ligne « juste ». Tenter de saisir une vague mouvante sur le papier devient alors un vrai défi qu’il relève.
Thématiquement, l’œuvre articule beauté du monde marin et urgence écologique. La science est présente en filigrane, portée par des hommes et des femmes que Christian Cailleaux observe avec tendresse.
On referme cet ouvrage avec l’envie de mettre les voiles et avec une conscience accrue de la fragilité de ces écosystèmes.