Catégorie : Ecologie en BD

Au cœur des solitudes

Album publié en 2023 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

1867. Une scierie tourne à plein régime dans un bruit effroyable quand soudain, des ouvriers courent secourir un homme à terre.

Il s’est blessé gravement aux yeux. John Muir a déjà vingt-neuf ans et il est confiné dans une chambre obscure : il est probable qu’il reste aveugle. Mais miraculeusement, après des mois d’une convalescence quasi mystique, il recouvre la vue.
C’est décidé, il va tout quitter et embrasser son rêve de toujours : partir plein Sud à la rencontre de la vie sauvage.
Armé de son seul courage, de sa jeunesse, d’une loupe et d’une presse botanique, il parcourra ainsi des centaines de kilomètres, à pied, de l’Indiana à la Floride.
Imaginez une nature sauvage presque inviolée, où seuls rôdent quelques dangereux soldats du Sud en déshérence et d’anciens esclaves jetés hors des anciennes plantations…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au cœur des solitudes »

Il y a des albums qu’on referme lentement, comme pour retenir encore un peu la lumière qu’ils dégagent. Au cœur des solitudes est de ceux-là. L’auteur rennais Lomig y retrace le destin de John Muir, pionnier de l’écologie moderne, dont la vie bascule en 1867 lorsqu’un accident en scierie le prive provisoirement de la vue.
De cette nuit intérieure naît une renaissance : John Muir abandonne tout pour parcourir à pied, de l’Indiana à la Floride, une Amérique encore sauvage et meurtrie par les cicatrices de la Guerre de Sécession.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la sobriété du scénario. Lomig n’explique pas, il montre. Les flash-back sur l’enfance écossaise de John Muir, fils d’un père autoritaire et rigoriste, s’intercalent avec discrétion. On comprend, sans qu’on nous le dise, d’où vient cette soif de liberté.

Le noir et blanc confère une puissance évocatrice rare. Les planches consacrées à la flore et aux oiseaux sont d’une précision naturaliste qui n’écrase jamais la poésie. L’immensité des paysages américains est restituée avec une économie de moyens remarquable : une page, un horizon, et le vertige est là.
Rarement une bande dessinée aura autant donné envie de lever les yeux de ses pages pour regarder dehors. Une BD essentielle, pour les amoureux de nature comme pour les lecteurs en quête de sens.

J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond

Album publié en 2026 aux éditions Paulsen.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Alexis Jenni publié le 16 janvier 2020.

couverture bd J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond

John Muir fut un écologiste révolutionnaire qui refusa une vie de labeur pour vivre en totale autonomie dans la nature. Clément Baloup a adapté en bande dessinée la biographie d’Alexis Jenni.

«  C’est l’homme le plus libre que j’ai jamais rencontré  », disait de lui Theodore Roosevelt.
Après plusieurs jours passés dans la forêt avec le président des États-Unis, John Muir parvient à convaincre ce dernier de l’importance de prendre des mesures pour protéger la nature sauvage.
Ainsi sont créés les premiers parcs nationaux, dont le célèbre Yosemite.
C’est le fil conducteur du scénario de Clément Baloup, qui nous mène à travers les grands chemins qu’emprunta ce pionnier de l’écologie aux allures de prophète.
Très tôt, ce génie autodidacte – inventeur de machines géniales dès l’adolescence, philosophe, brillant écrivain, mais aussi naturaliste, zoologue et glaciologue – a choisi de renoncer à la nouvelle société industrielle et industrieuse pour vivre en immersion et en autonomie dans la nature.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond »

Avec J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond, Clément Baloup signe une biographie graphique sensible consacrée à John Muir, figure fondatrice du mouvement de préservation de la nature aux États-Unis. Adapté de l’ouvrage d’Alexis Jenni, l’album retrace le parcours d’un homme qui renonça aux promesses de réussite matérielle pour se consacrer à l’exploration et à la défense des espaces sauvages.

Clément Baloup adopte une narration chronologique limpide, qui met en lumière les choix décisifs de John Muir sans céder à l’hagiographie. L’album insiste sur la tension entre modernité industrielle et spiritualité naturaliste, thème central de l’œuvre. La rencontre avec Theodore Roosevelt, déterminante pour la protection de Yosemite National Park, illustre avec justesse l’influence concrète de John Muir sur la politique environnementale américaine. Au-delà du portrait historique, c’est la cohérence intime d’un homme guidé par une conviction profonde qui retient l’attention.

extrait bd J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond

Graphiquement, le dessin souple et expressif de Clément Baloup, soutenu par des couleurs délicatement aquarellées, restitue la grandeur des paysages de la Sierra Nevada. Les panoramas respirent, les silences comptent, et l’espace devient un véritable acteur du récit. Cette approche visuelle accompagne la dimension contemplative du propos et renforce l’émotion sans emphase.

extrait bd J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond

L’album séduit autant par la stature de l’homme qu’il met en lumière que par la maîtrise de la BD qui le raconte. En restituant la détermination, les doutes et l’exigence morale de John Muir, Clément Baloup compose le portrait nuancé d’un idéaliste concret, dont les choix continuent de résonner aujourd’hui.

Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide)

Album publié en 2023 aux éditions De Boeck.


Résumé éditeur

Un voyage initiatique pour comprendre le rôle de l’économie dans les problématiques environnementales.

couverture bd bd Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide)

Élise possède un potager devenu inexploitable à cause de la pollution de l’air : que s’est-il passé ?

Son ami Martin, étudiant en économie, est convaincu que seuls les économistes peuvent sauver la planète (et le jardin d’Élise !).

Ils assistent à un cours d’économie de l’environnement à la Sorbonne, point de départ d’un voyage qui les conduira au ministère de l’Économie, à l’Assemblée nationale, à la Commission européenne et même à l’ONU.
Un roman graphique drôle et engagé pour tous publics intéressés par les questions actuelles d’écologie avec un angle économique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide) »

Publié en octobre 2023 aux éditions De Boeck Supérieur, ce roman graphique signé William Honvo et Julie Bouvot s’attaque à un défi redoutable : réconcilier l’économie et l’écologie aux yeux du grand public. Agrégé d’économie et enseignant en classe préparatoire, William Honvo choisit de porter son propos non par l’essai ou le manuel, mais par la fiction dessinée pari audacieux, pari réussi.

Tout commence à Chablis, en Bourgogne, où Élise découvre que son potager quasi autonome est pollué par une usine voisine rejetant des métaux lourds. De ce point de départ résolument concret, se déploie une quête qui emmène les personnages jusqu’aux institutions européennes et à l’ONU. Ce mouvement du local vers le global est la grande force narrative de la BD : il ancre les concepts abstraits dans une réalité palpable. Martin, l’ami économiste d’Élise, se forge un esprit critique au contact des grands penseurs de la discipline (Marx, Malthus) sans que cela n’alourdisse le récit.

extrait bd bd Les économistes sauveront la planète (avec un peu d’aide)

La taxe pigouvienne, les marchés de droits à polluer, l’économie du bien-être : des notions réputées rébarbatives traversent les pages avec une légèreté désarmante. Le ton, humoristique et parfois franchement satirique, rend l’ouvrage accessible aussi bien aux néophytes qu’aux économistes trop sûrs d’eux-mêmes. Le trait de Julie Bouvot, illustratrice lyonnaise traduit cette même intention : rendre lisible ce qui résiste, sans jamais sacrifier la rigueur à l’agrément.

Trois ans de réflexion ont nourri ce projet, et l’on perçoit dans chaque page cet équilibre difficile entre exigence intellectuelle et plaisir de lire. Une BD rare, à mettre entre toutes les mains à commencer par celles qui prétendent que l’économie et l’écologie n’ont rien à se dire.

Tara, à la découverte du microbiome marin – Sur les côtes d’Afrique de l’ouest

Album publié en 2025 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Avez-vous déjà songé à toutes ces créatures, parfois invisibles, qui peuplent l’océan ? On les appelle le microbiome marin. Cet ensemble de micro-organismes, de bactéries et de virus essentiels au maintien de la vie sur Terre est aujourd’hui au cœur de l’étude du dérèglement climatique.

Guillaume Tauran nous invite à embarquer à bord de la goélette Tara sur les côtes d’Afrique de l’Ouest, à la découverte de ce peuple invisible et méconnu.
De l’Angola jusqu’en Gambie, suivez toute l’équipe embarquée sur Tara, en mer et sur les fleuves africains, pour deux mois et demi d’une navigation unique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Tara, à la découverte du microbiome marin »

Avez-vous songé à toutes ces créatures invisibles qui peuplent l’océan ? C’est la question fondatrice de cette bande dessinée documentaire, publiée aux éditions Paquet dans la collection Cabestan. Auteur du scénario et du dessin, Guillaume Tauran signe ici une œuvre d’un seul tenant, à la fois récit de voyage et essai scientifique vulgarisé.
Guillaume Tauran embarque sur la goélette Tara pour deux mois au large des côtes d’Afrique de l’Ouest, auprès d’une équipe de chercheurs dont la mission est de mieux comprendre le rôle du microbiome marin et l’influence des upwellings sur sa répartition, tout en analysant l’impact de la pollution plastique. La goélette, équipée de laboratoires, est partie de Lorient en 2020 pour un long tour du monde dédié à l’étude de la vie unicellulaire de l’océan.

L’œuvre tisse habilement deux fils : la rigueur scientifique et la chaleur humaine. Dès les premières pages, Guillaume Tauran confie son émerveillement face aux découvertes et aux rencontres, annonçant un contenu riche sur le plan scientifique comme sur le plan humain. Le lecteur suit un témoin sincère, fasciné autant par les micro-organismes marins que par les équipages et communautés côtières rencontrés de l’Angola jusqu’en Gambie, en mer et sur les fleuves africains.

extrait bd Tara, à la découverte du microbiome marin

Les dessins très précis permettent de saisir les aspects techniques de la mission (instruments scientifiques, protocoles de prélèvement, anatomie du navire) sans alourdir la lecture. Le trait réaliste, conjugué à des aplats colorés évoquant les eaux tropicales, ancre le propos dans un environnement visuel cohérent et immersif. Les schémas pédagogiques intégrés aux planches fluidifient l’explication des concepts complexes, comme les mécanismes d’upwelling ou la taxonomie microbienne.
Ce peuple invisible et méconnu qu’est le microbiome marin (bactéries, virus, micro-organismes essentiels à la vie sur Terre) est aujourd’hui au cœur de l’étude du dérèglement climatique. En faisant de ce sujet aride la colonne vertébrale d’un récit vivant, Guillaume Tauran réussit un tour de force : rendre l’infiniment petit désirable.

Cahiers de la Mer de Chine – Tara Expédition

Album publié en 2018 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

couverture bd bd Cahiers de la Mer de Chine - Tara Expédition

Partie de France le 28 mai 2016, l’expédition « Tara Pacific » a pour objectif de réaliser une étude inédite de la capacité d’adaptation des récifs coralliens face au changement climatique.
Lors de cette onzième expédition de la Fondation Tara expéditions – première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à l’océan, la goélette Tara a traversé 30 pays, effectué 70 escales en 100 000 kilomètres de navigation et récolté plus de 40 000 échantillons.
À son bord, 70 scientifiques, dont 7 présents en permanence aux côtés des 6 membres d’équipage, ainsi que 8 artistes en résidence, entre 2016 et 2018, jusqu’à son retour en France.
Parmi ces derniers, le baroudeur Christian Cailleaux, marin et illustrateur, embarqué et dessinateur, en habitué des périples maritimes aux quatre coins de la planète. Au cours de son voyage au fil de la mer de Chine, il remplit ses carnets de peintures et de croquis pris sur le vif ou sur le pont de la goélette : quotidien des marins, paysages asiatiques, suivi des études scientifiques…
Cailleaux nous raconte l’expédition de l’intérieur, avec toute la richesse de ces rencontres et de cette ambition : rendre compte à quel point l’océan nous est précieux.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cahiers de la Mer de Chine – Tara Expédition »

Deuxième volume de la collection Les Cahiers Aire Libre, cet ouvrage nous embarque à bord de la goélette scientifique Tara, lors de sa onzième expédition Tara Pacific consacrée à l’étude des récifs coralliens face au changement climatique.
À la barre graphique : Christian Cailleaux, illustrateur et auteur né en 1967, marin par passion et dessinateur par vocation, habitué des périples aux quatre coins du monde.
L’œuvre ne cherche pas à narrer l’expédition dans son intégralité. Christian Cailleaux donne ici ses impressions de voyage face à la mer, aux paysages traversés, au contact de l’équipage, entraînant le lecteur dans un ensemble d’illustrations, d’ébauches et de petites scénettes absolument magnifiques. C’est le parti pris de l’instant saisi qui confère à l’album une authenticité de carnet de bord : on n’est pas spectateur d’une aventure, on en est le compagnon silencieux.
Sur le plan graphique, acryliques, pastels, crayons et encres se mêlent pour restituer les aléas et les joies d’une mission fondamentale pour l’avenir de la planète. Des gouaches s’entremêlent avec des aquarelles et des crayons, livrant l’atmosphère particulière d’une expédition maritime. Christian Cailleaux cherche la ligne « juste ». Tenter de saisir une vague mouvante sur le papier devient alors un vrai défi qu’il relève.
Thématiquement, l’œuvre articule beauté du monde marin et urgence écologique. La science est présente en filigrane, portée par des hommes et des femmes que Christian Cailleaux observe avec tendresse.
On referme cet ouvrage avec l’envie de mettre les voiles et avec une conscience accrue de la fragilité de ces écosystèmes.

SOS banquise – Mission Tara en Arctique 

Album publié en 2024 aux éditions Milan.


Résumé éditeur

« SOS banquise », une bande dessinée de la collection « Les Aventureurs », à partir de 8 ans !

Billy, neuf ans, connaît bien la mer et les problématiques liées au réchauffement climatique : sa maman est capitaine de la goélette « Tara », un petit bateau qui lui sert à étudier les évolutions de la banquise et la fonte des glaces.
Mais leur travail manque d’audience, et la situation empire année après année. Il est temps de faire bouger les consciences !
Et pour ça, rien de mieux que d’inviter des jeunes connectés pour venir les assister. C’est comme ça qu’embarquent le Sibérien Vadim, l’Ougandaise Josephyn et Moosa, venu des Maldives, trois adolescents qui vont suivre Billy et l’équipe, et communiquer auprès de leurs communautés.
Aux côtés des scientifiques, ils vont découvrir les effets concrets de la pollution et les solutions à mettre en place pour la freiner, mais aussi rencontrer des populations autochtones et même se retrouver nez à nez avec un ours polaire : une vraie aventure écologique !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « SOS banquise – Mission Tara en Arctique »

À l’heure où la fonte des glaces arctiques s’accélère à un rythme préoccupant, la collection « Les Aventureurs » des éditions Milan propose une bande dessinée destinée à partir de 8 ans, ancrée dans la réalité scientifique. L’album est soutenu par la Fondation Tara Océan, qui organise des expéditions pour comprendre et analyser l’impact du réchauffement climatique.
La scénariste Lucie Le Moine construit un dispositif habile : Billy, neuf ans, dont la mère est capitaine de la goélette Tara, embarque trois adolescents venus de Sibérie, d’Ouganda et des Maldives pour relayer auprès de leurs communautés les réalités de la banquise. Ce choix de personnages issus de continents directement menacés par la montée des eaux n’est pas anodin et ancre le propos dans une géopolitique climatique concrète.

extrait bd SOS banquise - Mission Tara en Arctique

Sur le plan graphique, Sylvain Dorange, diplômé des Arts décoratifs de Strasbourg, conserve une dose de poésie et de folie dans son trait. Son graphisme, à la fois précis et chaleureux, traduit l’immensité glacée de l’Arctique. Les palettes froides des paysages contrastent habilement avec la vitalité colorée des personnages, soulignant l’enjeu central : la vie face au silence blanc.
Une thématique d’actualité traitée avec nuance, réalisme et optimisme : voilà ce qui distingue cet album. SOS banquise s’impose comme une lecture pour les jeunes lecteurs dès 8 ans, leurs parents, et tout éducateur cherchant un outil pédagogique aussi engageant qu’exigeant.

L’Eau sous emprise – Enquête sur une ressource vitale menacée

Album publié en 2026 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd L'Eau sous emprise - Enquête sur une ressource vitale menacée

Cette enquête minutieuse dresse un constat alarmant de l’état des ressources en eau dans le monde et ses conséquences sur nos sociétés.

Sécheresse, pollution, détournement à des fins industrielles…
Le constat est le même partout dans le monde : l’eau est en danger et se raréfie.1,5 milliards d’individus en sont dépossédés.
Un bilan dramatique qui ne doit plus être ignoré.
Cette vaste enquête appelle aussi à la résilience climatique, à l’espoir et à la prise de conscience des nouvelles générations.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Eau sous emprise – Enquête sur une ressource vitale menacée »

La BD sortira en septembre 2026.

extrait bd L'Eau sous emprise - Enquête sur une ressource vitale menacée

Les abeilles se cachent pour mourir – Anatomie d’une crise écologique

Album publié en 2026 aux éditions Marabout.


Résumé éditeur

couverture bd Les abeilles se cachent pour mourir - Anatomie d'une crise écologique

Une enquête de terrain qui révèle le rôle indispensable de l’abeille dans l’écosystème.
Un récit qui dresse un panorama mondial de la situation des butineuses ; tout en esquissant des solutions pour éviter leur disparition. Et la nôtre…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les abeilles se cachent pour mourir – Anatomie d’une crise écologique »

La BD sortira en avril 2026.

extrait bd Les abeilles se cachent pour mourir - Anatomie d'une crise écologique

Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique

Album publié en 2021 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique

La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l’impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous.
Intelligent, limpide, non dénué d’humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient.
Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l’énergie et du changement climatique au cœur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux.
Ce témoignage éclairé s’avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique.

Christophe Blain se place dans le rôle du candide, à la façon de son livre « En cuisine avec Alain Passard » et de « Quai d’Orsay » signé avec l’expertise d’un coauteur : un pavé de 120 pages indispensable pour mieux comprendre notre monde, tout simplement !

Été 2018. Alors qu’une canicule s’abat sur la France, Christophe Blain roule en direction de la Normandie, tandis que sa compagne lui lit à voix haute un article sur le réchauffement climatique.

Pour l’auteur de Gus et de Quai d’Orsay, les conclusions de cette lecture sont un choc. En 2050, la température à Paris flirtera avec les 50 °C… De cette prise de conscience est né ce livre, réalisé en collaboration avec Jean-Marc Jancovici, spécialiste des énergies et du climat.

Le constat de celui-ci est simple et sans appel. Nous vivons dans une société qui a besoin de flux physiques titanesques. Ces flux ne peuvent exister que grâce à « quelque chose » qui joue un rôle essentiel et dont on ne mesure pas toute l’importance : l’énergie. Celle-ci nourrit des machines qui sont devenues le pilier de notre civilisation. Pour autant, l’énergie ne pourra augmenter indéfiniment.

Et par voie de conséquence, l’économie non plus. Que faire, comme disait Lénine ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique »

Le succès phénoménal du Monde sans fin (Dargaud) ne tient pas au hasard, mais à l’alchimie rare entre l’expertise technique de l’ingénieur Jean-Marc Jancovici et le génie narratif de Christophe Blain. Loin d’être une simple leçon de thermodynamique, cet ouvrage est un essai graphique d’une pertinence absolue sur notre addiction aux énergies fossiles.

La force de cette BD réside dans ce dialogue permanent entre un Jean-Marc Jancovici pédagogue, à la parole directe, et un Christophe Blain qui se met en scène en « candide » moderne. Cette dialectique humanise des concepts complexes : la croissance infinie et la dérive climatique ne sont plus des statistiques froides, mais deviennent le récit du vertige existentiel de l’homme face à ses limites.

Visuellement, Christophe Blain réalise un tour de force. Son trait nerveux et expressif parvient à rendre palpable l’invisible. La métaphore des « esclaves énergétiques » ou l’analogie avec le costume d’Iron Man ne sont pas de simples gadgets illustratifs, elles incarnent physiquement l’augmentation artificielle de nos capacités. Le dessin transfome des données arides en une épopée sensorielle, portée par une mise en couleur qui évite tout académisme.

Cet album dépasse la vulgarisation pour devenir une œuvre de réflexion citoyenne. C’est une lecture pour comprendre les rouages physiques de notre monde. C’est une véritable BD pédagogique, pas forcément facile à lire (196 pages tout de même) mais avec une note de 4,8/5 pour 3409 avis sur Amazon, elle fait l’unanimité.

Une reconversion verte – Parcours initiatique d’une trentenaire en quête de sens

Album publié en 2022 aux éditions Clair de Lune.


Résumé éditeur

couverture bd Une reconversion verte - Parcours initiatique d'une trentenaire en quête de sens

Natacha est une trentenaire passionnée d’écologie et de développement durable. Totalement novice du numérique, elle décroche, sans trop savoir comment, un nouvel emploi : chef de projet dans une start-up logiciel, à Strasbourg.
Avec Florent, son conjoint, elle quitte ainsi la banlieue parisienne et débarque en Alsace pour écrire un nouveau chapitre de sa vie. Néanmoins, malgré toute sa bonne volonté, Nat se sent incomprise et décalée.
Alors qu’elle a déjà passé plusieurs mois dans la start up, elle ne se sent toujours pas appartenir à ce monde, d’autant plus qu’elle est encore régulièrement larguée dans son travail quotidien.
Se sentant illégitime dans ses missions, elle remet constamment sa carrière en question. Dotée de convictions fortes, elle se sent également isolée philosophiquement. Ses collègues sont passionnés de hautes technologies, de jeux vidéos et de réalité virtuelle, et elle se fait souvent charrier quand elle parle de sa sensibilité au développement durable et de sa volonté de revenir à un mode de vie sobre et inspiré de la nature.

Nat se sent intérieurement écartelée entre ses convictions écologiques et son propre mode de vie. Suite à une grossesse interrompue à cause d’une anomalie génétique, elle comprend qu’elle ne peut pas tout planifier, tout maîtriser et réalise qu’elle doit prendre sa vie en main si elle ne veut pas avoir de regrets.
Elle veut donner du sens à sa vie, revenir dans l’Ouest, proche des siens et de ses racines et se reconvertir dans le maraîchage biologique.
Ce projet un peu fou l’enthousiasme et lui donne la force d’avancer, décision prise, elle met en œuvre son plan d’action…
Ce récit a pour ambition d’aborder des thèmes contemporains majeurs : alors que chaque élément de notre vie semble être parfaitement à sa place, comment prendre le recul nécessaire pour se poser les bonnes questions ? Comment trouver la force d’assumer ses convictions et sa volonté de changer de voie, dans un monde pétri de préjugés et de pressions sociales ? Comment remettre en cause l’ordre établi lorsqu’on n’arrive plus à vivre avec ses propres contradictions ? Sous la forme d’un roman graphique frais et plein d’humour, le lecteur est invité à suivre les différentes étapes qui mèneront finalement le personnage principal à quitter son emploi de cadre pour aller réaliser son rêve de reconversion verte.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une reconversion verte – Parcours initiatique d’une trentenaire en quête de sens »

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extrait bd Une reconversion verte - Parcours initiatique d'une trentenaire en quête de sens